Comment accoucher sans douleur et sans péridurale

De nombreux facteurs affectent le vécu de la naissance, en particulier la réaction face à la douleur. D’où l’importance du choix du mode d’analgésie. Des chercheurs d’Australie, pays où le recours à la péridurale est bien moins fréquent qu’en France, ont profité d’une large étude randomisée pour interroger des patientes quant à leurs impressions vis-à-vis de différentes méthodes d’analgésie utilisées lors de l’accouchement. A la sixième semaine du post-partum,  41 femmes ayant reçu du fentanyl administré en nasal, 37 du fentanyl en sous-cutané et 38 de la péthidine en intramusculaire, ont été interrogées par téléphone.

Le fentanyl, en particulier intra nasal, est plébiscité puisque plus de 80 % des femmes seraient prêtes à le réutiliser tandis que seules 44 % seraient de nouveau tentées par la péthidine (p < 0,01). Les contractions leur sont apparues plus courtes et plus faciles à gérer, elles se sentaient plus détendues tandis que celles qui ont reçu la péthidine rendaient à mettre en avant les effets désagréables du type sédation sans effet sur la douleur et l’impossibilité de se mouvoir.

Bien que cette étude ne soit en rien une analyse scientifique de l’efficacité réelle des deux molécules, elle est l’occasion de rappeler qu’il existe des alternatives pharmacologiques à la péridurale. Certaines d’entre elles semblent satisfaire pleinement les femmes, à défaut d’être d’un usage simple pour les équipes, du fait des effets secondaires potentiels sur la mère et le fœtus qui impliquent une surveillance rapprochée.

Marie Gélébart

Référence
Fleet JA, Jones M, Belan I : Taking the alternative route : Women'sexperience of intranasal fentanyl, subcutaneous fentanyl or intramuscular pethidine for labour analgesia. Midwifery 2017 ; 53 : e15-19.

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