Accompagnement du grand âge : ce qui doit changer

Interview de Romain Gizolme, directeur de l'AD-PA (Association des Directeurs au service des Personnes Agées)


Chapitres


Début 2018, les EHPAD (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) connaissaient un mouvement social sans précédent. Le gouvernement ne pouvait plus rester sourd à la grave crise traversée par ce secteur.

Aussi, pour tenter d’y répondre, le Président de la République a lancé une concertation « grand âge et autonomie » en vue de l’élaboration d’une loi qui devrait être votée cette année.

Parmi les voix qui se sont exprimées, celle de l’intersyndicale EHPAD soutenue, chose rare, par l’AD-PA (Association des Directeurs au service des Personnes Agées). Aussi, pour comprendre ce qui devrait changer dans l’accompagnement des personnes âgées, le JIM a interrogé Romain Gizlome, directeur de l’AD-PA.

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Vos réactions (1)

  • Assez de pertes de temps en palabres redondants !

    Le 24 février 2019

    Qui sait que, dans tous les EHPAD, même ceux à but lucratifs (qualificatif honteux pour ce type d’établissement !), il n’y a pas d’infirmier en poste de nuit et qu’un binôme composé le plus souvent d’un(e) aide-soignant et d’un(e) ASL , doit prendre en charge l’ensemble des résidents dont la majorité souffrent de troubles cognitifs et comportementaux ?

    La charge de travail imposée les oblige à travailler seul. Les soignants de nuit sont les plus exposés aux situations d’échec dans leurs interventions et à l’émergence de comportements déviants et maltraitants. Ils se rendent coupables de maltraitance, mais en sont-ils responsables?

    Qui sait que, des quotas de personnels sont imposés par l’Administration et que dans chaque EHPAD de France, de jour comme de nuit, on fait appel aux travailleurs temporaires pour compléter les équipes, partout insuffisantes ?

    Dans leur « lieu de vie », leur « maison », les vieillards, déjà privés de repères, souffrent d’un défilé constant de têtes nouvelles, moins impliquées à leur tâche ponctuelle que des soignants sous contrat.

    Qui sait que l’omerta règne en maître dans ces établissements et que, si, un médecin coordonnateur, un infirmier ou un aide soignant s’indigne trop ouvertement auprès de sa direction, des conditions de prise en charge, il n’a qu’à démissionner s’il ne veut pas être renvoyé pour insubordination ?

    Qui sait que plus de la moitié des EHPAD de France fonctionne sans médecin coordonnateur et sans parfois direction attitrée, ce qui est contraire aux textes de loi?
    On fait des économies sur les salaires, les résidents et leurs familles en pâtissent en silence.

    Qui sait qu’un EHPAD est un hébergement qui devrait laisser aux familles la liberté d’intervenir à leur guise auprès de leur parent, comme dans un domicile privé.

    « Pas de vagues, il faut que rien ne bouge ! », Tel est, à l'évidence, le mot d’ordre des Agences Régionales de Santé.

    Se taire, ne pas participer à l’indignation, c’est collaborer à l’indigne, c’est entretenir la pérennité du laxisme délétère, c’est tromper la confiance des personnes âgées dépendantes et fragilisées, c’est compromettre également la sérénité de nos vieux jours.
    De la même façons que « nous étions tous Charlie », nous sommes tous concernés !

    Dr Alain Tarate




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