Autisme et génétique : le lien se précise

Interview du Pr Arnold Munnich, Président de l'institut des maladies génétiques Imagine, membre de l'Académie des sciences


Chapitres


Encore en partie mystérieuses, les causes de l’autisme se précisent ces dernières années notamment grâce au progrès de la génétique.

Dans ce contexte, le Pr Arnold Munnich, pionnier de cette discipline en France a mené pendant 20 ans une étude qui met en évidence l’intérêt de faire bénéficier les patients souffrant de trouble du spectre autistique (TSA) de consultations et de dépistage génétiques.

Ce médecin-chercheur qui a mis au jour de nombreux gènes responsables de maladies rares, notamment ceux en jeu dans l'amyotrophie spinale ou l’achondroplasie,  livre ici les résultats de ses travaux dans les TSA ainsi que ses réflexions sur l’incrédulité de certains de ses confrères…

Réagir

Vos réactions (6)

  • Remerciements

    Le 28 septembre 2019

    Merci à Arnold Munnich de la précision et de l'humilité de ses propos, qui ouvrent à une réflexion non polémique sur les causes multiples de l'autisme et à la mise en évidence d'une grande hétérogénéité clinique dans l'autisme qui devrait nous remettre au travail pour penser des prises en charge différenciées pour nos patients selon les causes repérables et l'expression clinique des troubles.

    Dr Luc Faucher

  • Bûcher (des vanités ?)

    Le 28 septembre 2019

    En adoptant une posture modeste et mesurée, A. Munnich s'oppose au maximalisme de l'autisme tout génétique, qui est une représentation actuelle assez courante, allant souvent de pair avec une promotion de la vision neurologique de l'affection.
    Il court de la part des plus acharnés propagateurs de cette vision simpliste un procès en sorcellerie.
    Bon courage donc…

    Dr Gilles Bouquerel

  • Polémiques stériles

    Le 29 septembre 2019

    Merci à A Munnich de nous rappeler que déblatérer sur le "tout acquis" et le "tout génétique" ne peut être que le fait d'ignares.
    Dans l'autisme, comme ailleurs, il n'y a de phénotype que par l'interaction d'un génome et d'un environnement.
    Quant au rôle des traits génétiques dans la pathogénie, il faut évidemment savoir qu'ils sont de très diverses natures, selon qu'ils touchent l'ADN codant ou non, les gènes fonctionnels ou du développement, l'epigénétique et ses nombreux facteurs. On peut ajouter que les centaines de milliers de gènes de nos symbiotes y participent.
    Parler d'un "gène de..." serait réduire ces innombrables phénomènes aux quelques exceptions que sont les maladies monogéniques dominantes.
    Pour illustrer ces questions, on peut conseiller aux amateurs la lecture de "Singe toi-même" d'Alain Prochiantz.

    Dr Pierre Rimbaud

Voir toutes les réactions (6)

Réagir à cet article