La contraception au défi de la défiance

Interview du Dr Pia de Reilhac, présidente de la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale (FNCGM)

Synonyme de progrès et de libération , la contraception, sous toutes ses formes, est cependant de plus en plus l’objet de défiance de la part des patientes et même, dans une certaine mesure,  des professionnels de santé.

Pour mieux comprendre ce phénomène, qui trouve notamment sa source dans des "scandales sanitaires" anciens ou plus récents et approfondir la perception d’un médecin de terrain qui dirige également une société savante, le JIM s’est entretenu avec le Dr Pia de Reilhac, gynécologue-obstétricien à Nantes et présidente de la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale (FNCGM).

Nous nous sommes également intéressés avec le Dr de Reilhac, à des questions parallèles, concernant l'accès à l'IVG.

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Vos réactions (3)

  • A voir absolument

    Le 20 juin 2017

    Enfin un message clair non statisticien qui doit s'adapter à la patiente. La contraception mérite une prise en charge unique de chaque profil féminin dans son ensemble.
    Tous les médecins doivent voir ce film !

    Dr Marielle Delbarre

  • Négationniste ambiant

    Le 22 juin 2017

    Je trouve déplorable que certains gynécologues prennent de haut le problème Essure sans aucune remise en questions des milliers de femmes à travers le monde qui subissent de grandes souffrances avec une symptomatologie quasi similaire. Et aucune instance médicale en France n'étudie réellement le problème, car ce n'est pas le simulacre de commission d'experts réuni par l'ANSM qui aurait pu en si peu de temps faire une étude digne de ce nom !

    Une étude médicale et scientifique devrait être ordonnée avec un questionnaire de santé précis envoyé à chaque patiente Essure afin de connaître la réalité du nombre de patientes pouvant présenter des effets secondaires, et non le négationniste ambiant du corps médical face aux souffrances de leurs patientes!

    Oui, je suis une victime et j'ose dire que les médecins qui ne sont pas à l'écoute des symptômes "essures" sont des meurtriers car nous savons que certaines par souffrance et désespoir de ne pas être entendu vont aller jusqu'à l'autolyse. Au vu du nombres de victimes présentant les mêmes symptômes "all over the world" ne trouvez vous pas normal qu'une recherche médicale soit ordonnée et le retrait pour principe de précaution imposé!

    Bayer a choisi de ne plus distribuer ce dispositif en Finlande, Au Pays bas, au Royaume uni, au Canada pour raison économique, cela ne soulève donc rien dans votre esprit, Bayer aurait il des choses à cacher?

    Petit rappel, le Brésil en a interdit la pose car les autorités là bas ont préféré appliquer le principe de précaution , et" Non" comme le prétendent certains gynécologues à leurs patientes par "idéologie religieuse"! J'espère que certains ouvrirons les yeux face à la réalité des faits!

    Delphine Manoury (Pédicure podologue)

  • Contraception: et les sages-femmes ?

    Le 01 août 2017

    Simple petit rappel au Dr de Reilhac: depuis la loi HSPT du 21 juillet 2009, les sages-femmes peuvent assurer des consultations en matière de gynécologie préventive et de contraception auprès des femmes en bonne santé tout au long de leur vie.
    Elles peuvent réaliser un frottis cervico-vaginal de dépistage et prescrire tous les examens complémentaires utiles au bon suivi de la patiente.
    Elles peuvent prescrire l’ensemble des moyens contraceptifs, à savoir : les contraceptifs locaux et hormonaux, les contraceptifs intra- utérins, les diaphragmes et les capes, les contraceptifs d’urgence.
    Elles peuvent aussi effectuer : la pose, la surveillance et le retrait du diaphragme ou de la cape, l’insertion, la surveillance et le retrait de contraceptifs intra-utérins, la pose et le retrait de l’implant.
    Sachant qu'en cas de pathologie, elles sont tenues d’adresser la patiente à un médecin.

    Valérie Le Go, sage-femme

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