Malaise des infirmiers hospitaliers : quelles causes, quelles solutions ?

Interview de Nathalie Dépoire, présidente de la Coordination Nationale Infirmière

Depuis 2016 les établissements hospitaliers sont endeuillés par une vague de suicides chez les infirmiers. Certaines de ces autolyses ont parfois été perpétrées sur le lieu de travail ou se sont accompagnées de messages mettant en cause la dégradation des conditions d’exercice.

Ces drames ont mis en lumière ce que l’on nomme désormais le « malaise infirmier ». La médiatisation de ce phénomène aura également mis en exergue l’impuissance et une certaine indifférence  des pouvoirs publics (notamment de Marisol Touraine) en la matière.

Pour évoquer cette problématique le JIM s’est entretenu avec Nathalie Dépoire, présidente du CNI (Coordination Nationale Infirmière) et infirmière hospitalière elle-même. Une entrevue, sur le même thème, mais concernant les infirmiers libéraux sera également diffusée sur JIM TV dans les prochaines semaines.

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Vos réactions (11)

  • Merci...

    Le 31 août 2017

    ...d'avoir clairement posé des mots sur le malaise qui touche notre profession. Il est urgent que nos dirigeants proposent des solutions à une situation qui maltraite des soignants et qui nuit gravement à la qualité des soins

    F. Cadoux, infirmier

  • Quelques questions

    Le 01 septembre 2017

    Et pourquoi les infirmières du Privé sont elles moins absentes ? Ne parlent pas d'épuisement ? Et ne se suicident pas plus ? Alors qu'elles sont issues des mêmes formations et sélections que les IDEs du Public ? Et qu'elles sont dans des services d'urgences ? Et qu'elles gagnent moins que le Public ? Cela parait incomprehensible ? Avez vous des réponses?

    Dr Lucien Duclaud

  • Les IDE du privé aussi

    Le 02 septembre 2017

    Les infirmiers du privé ne sont pas mieux loties, je ne sais pas pourquoi vous pensez le contraire.
    Elles sont également épuisées, rappelées sur leurs jours de récupération, des congés écourtés, une charge de travail de plus en plus importante et aucune considération de la hiérarchie. Nous sommes toutes et tous dans la même galère et ce n'est pas près de s'arranger. Les malades ne sont pas remplacées, pendant les congés c'est service minimum (pas pour le travail en tout cas). La profession devient une galère, les accidents du travail se multiplient, les erreurs sont monnaie courante et on est poussé à la faute professionnelle.

    Patrice, IDE

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