Psychiatrie hospitalière : la crise !

Interview du Dr Claire Gekiere, psychiatre, CHS de la Savoie, membre de Union syndicale de la psychiatrie

Soignants, psychiatres, patients et même autorités publiques s’inquiètent d’une crise de la psychiatrie hospitalière.

Parmi ces voix, celle de l’USP (Union syndicale de la psychiatrie) se fait parfois tonitruante. Ainsi, alors que de nombreux acteurs ont pu saluer les dernières propositions d’Agnès Buzyn, qui a souhaité que la psychiatrie ne soit plus un « parent pauvre », l’USP a dénoncé, entre autres, « un discours (…) négligeant la spécificité » de cette discipline et un plan inadapté.

Pour connaître le point de vue de cette organisation, proche de l’intersyndicale Avenir Hospitalier, le JIM est allé à la rencontre de l’une de ses représentants, le Dr Claire Gekiere, alors qu’elle participait au congrès annuel du syndicat.

Il est possible que sa parole, bien que franche, ne fasse pas l’unanimité auprès de ses confrères !

Réagir

Vos réactions (2)

  • Discours d'une profession dépassée

    Le 11 avril 2018

    Ah ! La nostalgie de la psychanalyse qui ne tente surtout pas de justifier son inefficacité totale. Les modèles développementaux et les thérapies comportementales ont au moins montré leur efficacité.

    La dissociation de la neuro psychiatrie dans les années 70 a séparé les psychiatres des autres médecins et, de ce fait, leurs patients des autres malades. Avec les conséquences qu'on constate. Il est temps aussi que la neurobiologie entre aussi dans la danse et il est trop facile de désigner un grand Satan (les Laboratoires Pharmaceutiques) pour refuser le progrès que cette science peut apporter. Mis à part la camisole chimique des neuroleptiques et la contemplation singulière du psychanalyste, quel service rend-t-on aux patients. C'est là la question et les psychiatres français n'ont pas finir de souffrir. Je pense aux membres de l'Académie de Médecine qui réfutaient les théories de Pasteur pour les théories de l'éther. On sait qu'il a fallu que Napoléon III intervienne...

    Dr Claude Krzisch

  • Pas plus lin que le bout de son nez

    Le 06 mai 2018

    Les ratés de la thérapie comportementale alimentent la psychanalyse et inversement. La balle au centre. Personne en psy n'a le monopole de la réussite.

    Dr Isabelle Gautier

Réagir à cet article