Quelle réforme pour les études de médecine ?

Interview du Pr Jean-Luc Dubois-Randé, doyen de la faculté de médecine de Créteil, président de la Conférence des doyens de médecine

A la demande des ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur, le président de la conférence des doyens de médecine le Pr Jean-Luc Dubois-Randé et Quentin Hennion-Imbault, ancien représentant de l'Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) mènent une concertation sur le 2ème cycle des études médicales qui doit aboutir à un rapport avant la fin de l’année. 

Le gouvernement souhaite notamment qu’ils présentent « des options possibles pour renforcer l'acquisition et l'évaluation des compétences cliniques, personnaliser davantage les parcours, favoriser les doubles parcours pour un nombre significatif d'étudiants, valoriser l'entreprenariat, les initiatives étudiantes, l'initiative à la recherche ».

Ce duo planchera également sur les critères d'accès au 3ème cycle et sur l'avenir des épreuves classantes nationales (ECN)…dont Jean-Luc Dubois-Randé a récemment annoncé la fin prochaine !

Pour éclairer les lecteurs du JIM nous nous sommes entretenus avec le Pr Dubois-Randé.

Reste à savoir si ses propositions seront retenues par les pouvoirs publics…

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Vos réactions (4)

  • Bravo !

    Le 11 novembre 2017

    On ne peut qu'applaudir à une telle réforme qui va introduire l’évaluation des compétences aux cotés des seules connaissances, supprimer les QCM appris par cœur dans un bachotage stérilisant, ouvrir à toutes les formes d'exercice de la médecine dès le premier cycle et diversifier les stages hors CHU pour mieux armer les étudiants aux pratiques quotidiennes qu'elles soient de ville ou hospitalière non universitaire.

    On pourrait suggérer aux doyens de veiller à des compétences psychologiques indispensables pour les disciplines cliniques mais aussi pour les disciplines techniques.

    J Lefoll

  • Quelques suggestions

    Le 11 novembre 2017

    Quelques progrès. Mais certains à titre personnel. Le corps professoral peut mieux faire. Par exemple :
    - Ajouter aux épreuves d'admission un peu de Philosophie ? Nos médecins auront besoin d'Humanité, pas seulement de technique!
    - Ajouter l'utilisation d'échelles de diagnostic de "fragilité psychique" ? C'est un métier "dur".
    - Assurer un compagnonnage tout au long du cursus ?
    -Enseigner vraiment les maladies mentales, de façon théorique et pratique pour tous. Tous rencontreront quotidienement la souffrance mentale et ses présentations multiples ?

    Dr Lucien Duclaud

  • Former les formés

    Le 11 novembre 2017

    Former des médecins déjà formés et silence sur le désert annoncé de pédopsychiatres et de psychiatres.

    Dr Isabelle Gautier

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