Reste à charge zéro : « un conte de fées qui finira mal »

Interview de Frédéric Bizard, professeur d'économie (ESCP Europe, Sciences Po Paris), président de l'Institut Santé

Présenté comme la panacée contre le renoncement aux soins, le reste à charge zéro apparaît de plus en plus ambigu.

Il est ainsi désormais évident, notamment, que les primes des mutuelles vont fortement augmenter dans les prochains mois en raison de cette réforme.

Frédéric Bizard*, qui s’exprime ici, avait dénoncé, dès l’origine les nombreux effets pervers de cette mesure…

*Professeur d’économie spécialisé dans les questions de santé, ESC Europe, Sciences po Paris

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Vos réactions (3)

  • Privilégier la prévention

    Le 09 mars 2019

    Beaucoup de vérités dans l'interview de Frédéric Bizard !
    J'ai cinquante ans de pratique et je pense que le gouvernement aurait du privilégier la prévention dans le domaine de la santé bucco-dentaire.
    Les personnes qui vont tous les six mois chez un praticien pour détartrage, vérifications ou soins,n'ont quasiment jamais besoin de prothèses dentaires. Il devrait y avoir, comme cela a été le cas aux Pays Bas il y a quelques années, une obligation de visite bi-annuelle chez le dentiste.


    Dr Philippe Levy

  • 12 000 actes de prévention par an !

    Le 09 mars 2019

    Je suis en accord avec mon confrère Philippe Levy, j'y ajouterai la nécessité d'une hygiène alimentaire et une hygiène buccale rigoureuses...ce qui est loin d'être le cas dans nos campagnes.
    De plus, étant en zone sous dotée, je me vois "affligée" d'une clientèle de plus de 6 000 patients. S'ils viennent chacun deux fois par an cela me fait 12 000 actes "détartrage ou consultation" hors actes de soins, en seulement 2 000 heures de travail annuelles, ça fait 6 à l'heure...rien que d'y penser j'ai le tournis.

    Dr Eve Beratto

  • Astuce

    Le 03 mai 2019

    Le zéro n'existe pas ! C'est une astuce mathématique...

    BC

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