Soins palliatifs : la solution au « mal mourir » ?

Interview du Dr Claire Fourcade, vice-présidente de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (SFAP)

De nombreux professionnels de santé et d’associations de patients partagent le constat du « mal mourir » en France.

Parmi les réponses qui peuvent y être apportées, les soins palliatifs tiennent une place de choix.

Pour connaître la réalité des soins palliatifs dans notre pays et savoir si  une légalisation de l’euthanasie serait compatible avec leur développement, le JIM s’est entretenu avec le Dr Claire Fourcade, vice-présidente de la société française des soins palliatifs.

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Vos réactions (7)

  • Vivent les soins palliatifs mais pas l'obstination

    Le 11 décembre 2018

    Les soins palliatifs sont sous utilisés et, pourtant, ils devraient être envisagés souvent plus tôt : un cancer bronchique métastatique a une espérance de vie de l'ordre de 8 à 12 mois dans la majorité des cas et, malheureusement, les patients finissent souvent leur vie avec une aiguille de chimio dans le bras ou la CIP. On est dans une situation palliative dès le diagnostic et il faut en convaincre nos jeunes et fougueux médecins. Toutefois, finir sa vie dans une unité de soins palliatifs puis avec une "sédation profonde" parfois pendant plusieurs semaines ne semble pas être une solution à laquelle j'adhèrerais en pleine conscience. Je pense qu'il est de notre devoir d'aider le patient alors à en finir. En revanche, comme le dit très bien notre consoeur, la "liberté de partir quand je veux" ou le suicide assisté plus ou moins médicalement est une affaire de société et non une affaire médicale.

    Dr Claude Krzisch

  • Rien n'est figé en matière de soins palliatifs

    Le 16 décembre 2018

    Oui les patients terminent très souvent leur vie avec une chambre implantable ... et c'est une vraie chance puisque les antalgiques, la sédation légère avant d'être profonde vont emprunter cette voie. Quant à la chimio elle est parfois (souvent?) là aussi une vraie chance de par son effet antalgique et c'est à l'équipe de calculer, avec le patient, le bénéficie/risque. Rien n'est figé en matière de soins palliatifs... C'est en tout cas mon avis de soignante.


    Nicole Zacharie (IDE)

  • Le coeur de métier: prendre soin

    Le 17 décembre 2018

    Infirmière libérale depuis plus de 30 ans et titulaire d'un DIU il me tient à coeur d'accompagner les patients et leurs proches à leur domicile comme ils le demandent, avec un réseau bienveillant de proximité.
    Je lutte depuis plus de 20 ans pour que ces soins et ce temps soient reconnus et soutenus par l'Assurance Maladie avec laquelle j'ai encore discuté il y a 8 jours. Je suis écoutée (ce qui est déjà un progrès) mais pas entendue car il faudrait au cas pas cas autoriser officiellement une prise en charge hors nomenclature pour ces patients. Les retours sur le terrain sont plus que positifs mais le contexte administratif nous barre la route. L'énergie de l'equipe est gaspillée au lieu d'être concentrée uniquement sur le coeur de métier: prendre soin.

    Nathalie Laugery

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