Keytruda® dans le CBNPC (1L) et le cancer du rein (1L) : la success story se poursuit

Le groupe pharmaceutique MSD vient d’annoncer deux extensions d’indication en France du pembrolizumab (Keytruda®) validées par le Comité économique des produits de santé (CEPS) et portant à 9 les indications approuvées et remboursées de cet anticorps monoclonal anti-PDL1.

En association à une chimiothérapie, Keytruda® était déjà approuvé et remboursé dans le traitement en 1ère ligne du Cancer Bronchique Non à Petites Cellules (CBNPC) métastatique non épidermoïde dont les tumeurs ne présentent pas de mutations d'EGFR ou d'ALK. Il sera désormais possible, après publication au Journal Officiel, de le prescrire en association à une chimiothérapie (carboplatine + paclitaxel) en 1ère ligne de traitement du CBNPC métastatique épidermoïde, quel que soit le niveau d’expression de PD-L1.

« Les résultats de l’étude KEYNOTE-407 modifient profondément la prise en charge de ces patients avec une diminution du risque de décès de 36 %. Cette molécule va devenir désormais le standard de traitement en 1ère ligne pour les patients atteints de CNBPC métastatique (NDLR non-épidermoïde et épidermoïde) » a souligné le Pr Denis Moro-Sibilot, oncologue pneumologue au CHU de Grenoble.

L’autre indication concernée par cet accord avec le CEPS est l’utilisation en première ligne de traitement du carcinome rénal métastatique à cellules claires, en association à l’axitinib. L’étude KEYNOTE-426 (phase 3, randomisée, multicentrique, en ouvert) a permis de démontrer que cette association permettait une réduction du risque de décès de 47 % pour les patients ayant reçu pembrolizumab + axitinib. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans cet essai sont ceux d’origine immunologique (hypo ou hyperthyroïdie pour les plus fréquents) et les réactions lors de la perfusion. Quatre décès liés au traitement sont survenus dans le groupe pembrolizumab + axitinib versus 7 décès dans le groupe contrôle (sutinib).

« Avec plus de 1 000 essais cliniques effectués ou en cours, le programme de développement du pembrolizumab est aujourd’hui l’un des plus larges pour une immunothérapie. Nous explorons son potentiel dans de nouvelles indications en monothérapie, en association avec d’autres traitements dans des stades avancés ou de plus en plus précoces de la maladie », a souligné le Dr. Mehdi Mouri, directeur médical Oncologie de MSD France.

Cet accord permettra, selon le groupe pharmaceutique, de traiter par Keytruda® 7000 nouveaux patients.

Dr Dounia Hamdi

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