Réagir

Vos réactions (1)

  • Comment mieux lutter contre les parasites et les virus ?

    Le 20 mai 2019

    Comment mieux lutter contre les parasites et les virus transmis par les moustiques à la Réunion ?

    La bataille contre les moustiques tigre n'est pas inutile, loin de là. Il n'est pas question de trouver des solutions.

    Mais elle est largement insuffisante. La propagation est certes plus lente qu’en 2006 avec le Chikungunya, et c'est une preuve qu’il y a déjà moins de moustiques.

    En réalité depuis 60 ans, nous avons combattu ces mêmes moustiques. Dans les années 50 et 60 avec le DDT avec deux victoires.

    Deux victoires non expliquées puisqu'il ce moustique n’a pas du tout disparu. Mais par contre des éradications du paludisme et de l’amibiase sans explication sauf une meilleure hygiène.

    Dans les années 60-70, la filariose de Bancroft était transmise par ce même moustique, déjà. Attaqué aux insecticides, ce moustiques n'a pas du tout disparu.

    Par contre l'épidémie de la filariose a cessé grâce à la notézine. C’est le traitement officiel recommandé des filarioses à Wüchereria bancrofti, Brugia malayi, Brugia timori, Loa Loa, Onchocerca volvulus.

    Et pourtant la notézine n’est pas remboursée par madame la Caisse. Aujourd’hui c’est l’ivermectine qui est remboursée en cas de filariose ou de gale, deux situations alors que bien d'autres parasites pourraient disparaître avec l'ivermectine.

    L’ivermectine est un antiparasitaire à large spectre connu depuis 1999 dans divers pays pour traiter avec l’onchocercose, la rosacée aux acariens, la filariose de Bancroft, la filariose africaine, l’anguillulose, l’ascaridiose, l’oxyurose, la mouche pondeuse, la gale et le paludisme.

    En 2006, le Chikungunya a explosé à la Réunion, toujours à cause de ce moustique, pourtant combattu avec des insecticides qui tuent les mouches, tant mieux, les poux et les puces, tant mieux, mais aussi plein d'insectes endémiques et surtout les abeilles un insecte utile. La perméthrine de nos jours détruit des ruches entières.

    Que faire ? Demander aux vétérinaires dits ruraux comment ils combattent depuis des années les parasites invertébrés qui infestent des animaux domestiques vertébrés. Depuis 1999 ?

    Avec de l'ivermectine ! IVOMEC injectable 500 mg pour 50 ml! Je viens de traiter ma poule atteinte de la syngamose(poule baille bec) avec 1 mg 10 jours en suivant de cet antiparasitaire.

    Mais des comprimés existent également pour le monde médical : STROMECTOL MSD. Nous devrions déjà prescrire cette molécule à toutes les personnes atteintes des parasites humains.

    Malheur administratif : son AMM ne désigne que la filariose et la gale. Les pharmaciens sont réticents. Ils ne savent pas ce qu’ils doivent faire. Ils attendent des ordres de l'ARS.

    C'est en effet un problème de santé publique. Les généralistes attendent des consignes qui ne viennent pas pas même pour traiter non pas la dengue, mais son épidémie.

    Bien qu’ayant une structure semblable à celle des récepteurs à glycine des canaux ioniques des vertébrés, les canaux chlorures glutamate-dépendants sont spécifiques des invertébrés.

    L'absence de canaux chlorures glutamate-dépendants chez les mammifères semble rendre compte en partie de la spécificité de l’action de l'ivermectine sur les parasites invertébrés et son manque relatif d'effets secondaires sur leurs hôtes mammifères.

    En l'absence d'effets secondaires chez les vertébrés nous devrions la prescrire, à toutes ces parasitoses, mais aux personnes atteintes de la dengue et des autres affections des arbovirus.

    Le but serait non pas de guérir la dengue (nous n’avons rien contre elle), mais de casser l'épidémie de la dengue comme d'ailleurs toute épidémie transmise par les moustiques et autres insectes hématophages comme les poux rouges des poules, les punaises de lit, etc.

    C’est Le Lancet qui a lancé l'idée nouvelle (financée par BILL GATES). Ce traitement pourrait également prévenir le paludisme africain. Donner de l’ivermectine aux parents paludéens pour éviter que leur enfants leurs voisinages leurs visites ne tombent malades du paludisme.

    Il lui a semblé à BILL GATES et son équipe de médecins plus que probable que les moustiques, ingérant de l’ivermectine dans le sang des personnes paludéennes traitées ne survivront pas à cette prise, réduisant ainsi le risque de transmission dans la communauté.

    A la différence des anciennes stratégies obsolètes peut-t-on reprendre l’idée du Lancet et préconiser, chez nous comme en Afrique, l'usage, inédit, de l'ivermectine un antiparasitaire pour lutter contre le moustique vecteur de l'épidémie de la dengue qui sévit à la Réunion?

    Ce serait une bombe dans ces affections : parasites, moustiques, épidémies pourraient disparaître !

    Comment est-ce possible. Et est-ce dangereux ? Le principe est très simple : les personnes traitées par de l'ivermectine porteraient en elles le poison qui provoque la mort des moustiques qui les piqueraient.

    Est-ce dangereux ? Non ! L’ivermectine possède une action toxique sur la seule neurotransmission des seuls invertébrés dont les moustiques, ainsi d'ailleurs que sur tous les autres parasites invertébrés.

    Elle est, par contre, sans aucune action (effets secondaires peu nombreux) chez les mammifères. Les vertébrés dont nous sommes ne possèdent pas la même neurotransmission que les invertébrés.

    L'idée est tellement simple. Cependant les médecins généralistes sont tellement imprégnés des diktats administratifs attendent des ordres pour le prescrire hors AMM.

    Sans un ordre de l'ARS, ils n'osent pas même ceux qui sont bien convaincus de l'efficacité.

    Dr Jean Doremieux, urologue en retraite

Réagir à cet article