L’efficacité du liraglutide confirmée à un an

Un des enjeux des nouveaux traitements du diabète de type 2 consiste à prévenir la détérioration de l’équilibre glycémique qui s’observe au cours du temps.
La durabilité de l’effet hypoglycémiant des analogues du GLP-1 est attendue en raison des caractéristiques physiologiques du GLP-1 qui augmente la masse cellulaire ß pancréatique par inhibition de l’apoptose, stimulation de la néogenése et de la prolifération.

LEAD-3 Mono est le plus long des essais randomisés ayant étudié un analogue du GLP-1, le liraglutide. Cette molécule s’administre par voie sous-cutanée et sa demi-vie de 13 heures permet un contrôle glycémique sur 24 heures grâce à une seule injection par jour. Il s’agit d’un essai en double aveugle ayant inclus 746 sujets atteints d’un diabète de type 2 de diagnostic récent n’ayant jamais reçu d’antidiabétiques oraux (n = 272) ou en échec d’une monothérapie orale. Deux traitements ont été comparés en monothérapie :

- le liraglutide à la posologie de 1,2 mg (n = 251) ou de 1,8 mg (n = 247)
- le glimépiride (sulfamide hypoglycémiant) à la posologie de 8 mg (n = 248)

L’analyse a été réalisée après 52 semaines de traitement.

La diminution du taux d’HbA1c était dose dépendante pour le liraglutide (baisse de 1,14 % sous 1,8 mg et de 0,84 % sous 1,2 mg) et était supérieure à celle obtenue sous glimépiride (baisse de 0,51 %) (p < 0,0001). L’effet du liraglutide sur l’HbA1c s’est maintenu entre les semaines 12 à 52 pour la posologie la plus forte. La tolérance du traitement par liraglutide a été bonne puisque seuls 6 patients ont dû interrompre ce traitement en raison de vomissements. L’incidence des hypoglycémies a été plus importante sous sulfamide hypoglycémiant que sous liraglutide. A la fin de l’étude, les patients traités par liraglutide avaient perdu de 2 à 2,5 kg de poids alors que les patients sous glimépiride avaient grossi de 1,1 kg. Enfin la pression artérielle systolique en fin d’étude était significativement plus basse dans le groupe traité par liraglutide que dans le groupe traité par glimépiride. 

Le liraglutide est sûr et efficace en traitement pharmacologique précoce du diabète de type 2. Par rapport au glimépiride, un sulfamide hypoglycémiant, on observe une meilleure efficacité sur le taux d’HbA1c, l’évolution pondérale et tensionnelle ainsi qu’une réduction du risque d’hypoglycémies, avec un maintien des résultats à un an.

Dr Laurence Du Pasquier

Références
Garber A : Liraglutide versus glimepiride monotherapy for type 2 diabetes (LEAD-3 Mono) :a randomised, 52-week, phase III, double-blind, parallel-treatment trial. Lancet, 2008 ; Publication avancée en ligne le 24 septembre. DOI:10.1016/S0140-6736(08)61246-5
Madsbad S : Treatment of type 2 diabetes with incretin-based therapies. Lancet, 2008 ; Publication avancée en ligne le 24 septembre. DOI:10.1016/S0140-6736(08)61247-7

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