Nouvelles données sur l’efficacité du nilotinib à 800 mg/j dans la LMC en phase avancée avec résistance ou intolérance à l’imatinib

Ces 2 communications présentent les résultats réactualisés de l’efficacité du nilotinib à 800 mg/j dans la leucémie myéloïde chronique (LMC) en phases avancées avec résistance ou intolérance à l’imatinib.

En phase accélérée, 80 % des 136 patients inclus sont résistants à l’imatinib. La durée médiane de traitement est de 7 mois. Le taux de réponse hématologique complète (RHC) est de 26 % chez les résistants et de 56 % chez les intolérants. Les taux de réponse cytogénétique majeure (RCMaj) sont de 29 % chez les résistants et de 40 % chez les intolérants. Quant à la stabilité de la RCMaj chez les patients avec un suivi d’au moins 6 mois, elle est de 81 % à 1 an et de 69 % à 18 mois. Le taux de progression est de 56 % à 12 mois et le délai médian avant progression de 16 mois ; tous patients confondus avec un suivi d’au moins 6 mois. La survie à 1 an est de 81 %. Lors de la mise à jour de l’étude, seulement 42 % des patients sont toujours traités par nilotinib.

En phase blastique, 82 % des 136 patients inclus (transformation myéloblastique n=105, lymphoblastique n=31) sont résistants à l’imatinib. Le taux de réponses hématologiques est de 21 %, et de réponses hématologiques complètes de 11 %. Environ 10 % des patients retournent en phase chronique ou sont en NEL (no evidence of leukemia). Les taux de RCMaj et de RCC sont respectivement de 40 % et 29 %. A noter que l’on a du mal à comprendre comment les taux de réponses cytogénétiques peuvent être supérieurs aux taux de réponses hématologiques. Les réponses sont comparables en phases myéloblastique et lymphoblastique. La durée médiane de traitement est de 84 jours et 52 % des patients ont arrêté le traitement pour progression. La survie globale à 1 an est de 42 %.

Il existe certes une efficacité indéniable du nilotinib en phase avancée, mais une efficacité insuffisante, nécessitant la recherche d’un donneur et la réalisation d’une allogreffe si possible. Il ne faut pas oublier que la majorité des patients ont une longue histoire hématologique derrière eux. Il est dommage que le nilotinib n’ait pas l’AMM en phase blastique et il faudrait le tester en combinaison à la chimiothérapie.

Dr Delphine Rea

Références
Le Coutre P et coll. : Nilotinib in imatinib resistant or intolerant patients with chronic myelogenous leukemia in accelerated phase : update of a phase 2 study.

Giles FJ et coll. : Nilotinib in chronic myelogenous leukemia in blast crisis patients with imatinib resistance or intolerance: updated phase 2 results.

13 th Congress of European Hematology Association (Copenhague) : 12-15 juin 2008.


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