Quel petit-déjeuner avant l’école ?

Dans les études consacrées aux effets du petit-déjeuner sur les performances cognitives, explique une équipe de Milan (Italie), les comparaisons portent le plus souvent entre des sujets ayant pris ou non un petit-déjeuner. Mais les caractéristiques propres du petit déjeuner (en particulier ses apports en sucres) peuvent aussi influencer les facultés mentales.

Pour préciser cette question, les auteurs ont donc procédé à une revue de la littérature médicale sur ce thème, disponible sur la base de données PUBMED. Leur recherche visait aussi à compléter des travaux antérieurs explorant « le rôle des éléments nutritifs et celui de l’apport énergétique au petit-déjeuner sur l’accomplissement des tâches » en milieu scolaire.

Premier constat : ce sujet demeure encore peu étudié, puisque les auteurs n’ont pu recenser que 39 articles, et seulement deux correspondant aux critères d’inclusion dans leur analyse. D’où un second constat : devant l’insuffisance quantitative des études concernant l’influence du petit-déjeuner sur les capacités cognitives, il est difficile d’en tirer des « conclusions solides. »

Privilégier les sucres lents

 Les deux articles retenus sont des « études croisées randomisées sur l’effet aigu du petit-déjeuner », effectuées en établissement scolaire au Royaume-Uni. Ces deux études ont comparé les effets de petits déjeuners (différant « en termes d’indice ou de charge glycémique ») sur la mémoire, sur les facultés d’attention, et sur le traitement de l’information. Bien que cette étude ne permette pas d’appuyer l’hypothèse de « meilleures performances mentales avec un petit-déjeuner apportant plus de 20 % des besoins énergétiques quotidiens », elle fournit toutefois un « indice supplémentaire » suggérant « le bénéfice d’une réponse glycémique postprandiale plus faible pour les performances mentales. »


Rappelons qu’on entend par « réponse glycémique » le niveau d’augmentation de la glycémie, après l’apport de sucres par la consommation d’un aliment. En d’autres termes, malgré sa limitation liée à la rareté des études sur le sujet, cette recherche tend à confirmer une notion classique : l’intérêt des sucres lents pour les performances cognitives, comparativemenr aux sucres rapides.

Dr Alain Cohen

Référence
Edefonti V et coll.: Breakfast and behavior in morning tasks: Facts or fads? Journal of Affective Disorders 2016 ; publication avancée en ligne le 24 décembre. doi.org/10.1016/j.jad.2016.12.028

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions (1)

  • Sucres lents

    Le 16 septembre 2017

    Donc exit le pain blanc et son IG élevé et bienvenue au pumpernickel?
    Pourquoi pas les backed beans anglais?
    et définitivement non aux céréales industrielles...

    Dr Eve Beratto

Réagir à cet article