Téléphone mobile : un nouvel appel à la prudence malgré des preuves limitées

Paris, le lundi 21 octobre 2019 - Suite à une étude de l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) qui mettait en évidence que lorsqu’ils sont placés trop près du corps les téléphones mobiles pouvait entraîner un DAS (débit d’absorption spécifique) supérieur à 2 W/kg, et après des changements dans la réglementation européenne, l’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire) s’est penchée sur les dangers d’un tel niveau d’exposition.

DAS : un rappel

Rappelons que le DAS, qui est mesuré sur des mannequins reproduisant les propriétés animales d’absorption de rayonnements électromagnétiques est un indicateur pour les fréquences situées entre 100 kHz et 10 GHz.

Lorsque le DAS associé à une exposition à un champ électromagnétique est moyenné pour l’ensemble du corps, on parle de « DAS corps entier ». Dans le cadre de la mesure de l’exposition à un téléphone mobile, compte tenu de la proximité de l’appareil avec le corps humain, il convient de mesurer le DAS en des localisations précises. Trois types de DAS sont ainsi définis : le « DAS tête » le « DAS tronc » et le « DAS membre ».

Aussi, les valeurs limites de DAS proposées par l’ICNIRP (International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection) sont de 2 W/kg pour la tête et le tronc, 4 W/kg pour les membres et 0,08 W/kg pour le corps entier.

Des preuves limitées

Après étude de la littérature, l’ANSES évoque l’existence avec « des éléments de preuve limités d’effets biologiques sur l’activité cérébrale liés à des expositions supérieures à 2 W/kg, mais ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets sur d’autres fonctions biologiques spécifiquement associées à de telles expositions au niveau du tronc ».

Ainsi, on ne dispose que de rares éléments, dont le niveau de preuve est restreint, « pour conclure à l’existence d’un effet de l’exposition à des radiofréquences de DAS supérieurs à 2 W/kg sur l’induction de processus d’autophagie dans le cerveau (3 études sur 3 souris) » note l’agence. 

Elle souligne par ailleurs que, dans le cadre des mesures de DAS réalisées pour l’ANFR, les émissions de rayonnement électromagnétique des téléphones mobiles correspondent à une situation où l’appareil émet à puissance maximale pendant toute la durée du test, ce qui n’arrive a priori pas en conditions réelles.

Néanmoins, l’Anses recommande que des mesures soient prises afin que les utilisateurs ne soient plus exposés à des DAS supérieurs à 2 W/kg, par le biais de mises à jour des logiciels des téléphones ou le rappel de téléphones.

X.B.

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Vos réactions (3)

  • Preuves concordantes

    Le 21 octobre 2019

    On appelle "preuves limitées" des preuves scientifiques (dans les cas présents par centaines, et même par milliers, provenant d'équipes scientifiques du monde entier) démontrées, concordantes, recoupées, non admises officiellement pour des raisons de conflits d'intérêt.

    L'ANSES, qui a elle-même réalisée des études démonstratives, commence à ouvrir le parapluie.
    Nous ne pourrons plus dire que nous n'étions pas prévenus...

    Dr Jean-Jacques Perret

  • On nous cache tout (au Dr Perret)

    Le 24 octobre 2019

    Des millions de preuves de la toxicité des ondes téléphoniques, de l'efficacité de l'homéopathie, de la toxicité des vaccins, des chinois partout, des gens sans mémoire de l'eau qu'ils boivent.
    Pitié, M Perret ! Pitié ! Même plus drôle ! Tous les mauvais combats vous intéressent, curieux, non?
    Au plaisir de ne plus vous lire

    Dr P.Eck

  • La recherche de la vérité (au Dr Eck)

    Le 24 octobre 2019

    Docteur Eck, vous aurais-je mis dans l'inconfort?
    Je peux vous envoyer une dizaine de pages de références d'études concernant les problèmes liés à la téléphonie mobile, accepteriez-vous d'en prendre connaissance?

    Concernant la toxicité des vaccins, il y a erreur sur la personne, mais peut-être pensez-vous qu'un homéopathe ne peut qu'être opposé aux vaccins ?

    Un "mauvais combat", la recherche de la vérité et de l'honnêteté scientifique? Nous n'avons pas les mêmes valeurs, vous avez le droit de garder les vôtres, mais pas celui de censurer toute controverse scientifique.

    Dr Jean-Jacques Perret

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