Levothyrox : une ambassadrice « formidable » pour les patients en souffrance

Paris, le mercredi 6 septembre 2017 - Contrairement à ce que laissait supposer la diminution du nombre d’appels au numéro vert mis en place fin août par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour répondre aux inquiétudes des patients traités par Levothyrox, la polémique autour de la nouvelle formulation du médicament ne faiblit pas.

D’abord, les accusations contre la mauvaise gestion de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) se multiplient. Le Figaro, qui assure que 1 500 effets indésirables graves ont été rapportés, note que la crise met en lumière le débordement des centres de pharmacovigilance, notamment depuis la mise en place d’un site internet permettant aux patients de déclarer directement des effets indésirables et inattendus qui a contribué à faire exploser le nombre de signalements. « C’est clair, avec cette affaire, il va falloir retravailler le portail » remarque un responsable de centre de pharmacovigilance, pourtant initialement favorable au dispositif.

Le hic est que le site n’offre aucune possibilité de tri de la gravité des signalements et de leur probabilité d’imputation. Parallèlement à ce débordement des centres de pharmacovigilance (également évoqué par le patron de l’ANSM, Dominique Martin dans un article du Monde à la fin de la semaine dernière), les patients qui affirment être les victimes des effets indésirables voient désormais leur parole portée par la populaire actrice Annie Duperey. Traitée par Levothyrox depuis plus de dix ans, la comédienne adresse une lettre au ministre de la Santé pour évoquer les effets qu’elle a ressentis, dont elle refuse de considérer qu’ils puissent relever de l’effet nocebo. Il est probable que cette nouvelle publicité accordée à l’affaire contribuera à maintenir l’alerte et obligera l’ANSM à de nouvelles actions (éventuellement la publication précoce des résultats de son enquête de pharmacovigilance lancée en mars).

M.P.

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