La crise du Lévothyrox vue de l’hémicycle

Interview du Dr Jean-Pierre Door, cardiologue, député du Loiret, rapporteur de la mission flash sur le Lévothyrox

La « crise » du nouveau Lévothyrox agite le milieu médical et des associations de patients depuis le début de l’été. De l’effet nocebo à la toxicité des nouveaux excipients, de problème de fabrication à l’emballement médiatique…De nombreuses hypothèses ont été émises pour expliquer la recrudescence d’effets secondaires déclarés chez les patients recevant ce traitement.

Face à l’ampleur de la polémique, l’Assemblée nationale a diligenté une mission flash, dont elle a confié la direction à Jean-Pierre Door, député Les républicains du Loiret et cardiologue de formation. Il a, à ce titre, auditionné experts mais aussi patients pour tenter de démêler le vrai du faux dans cette ténébreuse affaire. Il revient, ici, pour nos lecteurs sur ses conclusions.

Réagir

Vos réactions (2)

  • Un peu simpliste

    Le 19 novembre 2017

    Il est extraordinaire de voir les savants académiciens trancher une question par le sempiternel manque d'information et de pédagogie comme pour mieux caractériser le fossé qui sépare ceux qui savent tout ou croient tout savoir et ceux qui souffrent et donc ne savent rien.

    Les grands savants doivent pouvoir expliquer pourquoi il existe des signes d'hyperthyroïdie associés a des signes d'hypothyroidie chez des patients qui équilibrés jusqu'ici depuis des années se retrouvent avec des TSH démontrant soit un sous dosage dans deux tiers des cas soit un surdosage soit aucune variation.

    Est ce que ces savants se sont demandés quelles étaient les dates de péremptions des deux médicaments et pourquoi le nouveau avait systématiquement une date de péremption plus rapprochée que les précédents qui auraient pu théoriquement aller plus loin.

    Est ce que les grands savants endocrinologues se sont demandés pourquoi ils avaient affirmé à grand renfort de publicité que le levothyrox ne devait pas être generiqué car la pathologie réclamait une précision thérapeutique compte tenu de la marge étroite alors meme que ce vieux médicament etait des plus instables dans le temps !

    Pourquoi ces savants ont ils laissé croire que les exigences de variations de dose administrée etaient strictement les mêmes qu'avec le princeps c'est à dire 5%.

    Or ici le nouveau generique est censé être plus stable or nous constatons nous cliniciens l'inverse, autrement dit l'effet pharmacologique est plus aléatoire que précédemment.

    Et si tout simplement c'était une question d'âge des boites administrées avec une dégradation paradoxale de la T4 en T3 dans le comprimé et dans le corps et donc un effet hyperthyroïdien par l'effet de la T3 indésirable et hypo par l'absence relative de T4 en pleine période de canicule précoce les changements eurent lieu en fin de printemps et été et des boites bêtement en attente dans des entrepôts surchauffés.

    Je ne formule naturellement que des hypothèses comme tout clinicien à la recherche de la cause des troubles constatés sans prendre les malades pour des porteurs de maladie dont le nom honore les savants qui se sont succédés à les décrire le premier. Combien de ceux là sont ils académiciens si proches trop proches des politiciens qui influent à leur nomination.

    L'occasion pour l'académie de se faire toute petite et laisser les chercheurs agir et s'honorer un jour de les rejoindre mais de grace que ces doctes cacochymes attendent l'issue des enquêtes pour expliquer savamment les choses au lieu de se prêter à des amalgames trop faciles

    Autant il est abusif de porter plainte pour défaut de comportement des autorités, autant il est difficile de défendre l'académie se ridiculisant derrière la mise en avant d'un effet nocebo.

    Le poumon vous dis je le poumon se moquait déjà Molière. Que diable laissons passer les enquêteurs avant de dire la justice dans cette affaire.

    Dr François Roche

  • Levothyrox, generique du levothytrox !

    Le 20 novembre 2017

    Le changement de formule du Léevothyrox a été une erreur bien coûteuse pour notre système de santé: consultations d’endocrinologie à répétition et nombreux dosages hormonaux inutiles et même des arrêts de travail. Qui a estimé ce surcoût ?

    Les patients qui supportent mal cette nouvelle formule ne sont pas des mythomanes: chacun avait son point de réglage et le profil d'absorption différent l'a déréglé. On savait déjà que les génériques du Lévothyrox avaient causé des problèmes reconnus par l'Ansm qui avait publié des mises en garde (retrait de fait de certains génériques) , alors pourquoi avoir introduit ce nouveau Lévothyrox qui n'est qu'un générique de l'ancien. On ne change pas un médicament qui ne pose aucun problème même s'il est ancien: il ne date pas de 1930 !
    La seule solution raisonnable : Revenir à l'ancienne formule !

    Dr Jean Lumbroso

Réagir à cet article