L’organisation des soins de ville et hospitaliers

Urgences hospitalières régulièrement engorgées, difficultés d’accès aux soins dans certaines zones désertifiées, professionnels de santé submergés dans tous les secteurs par les impératifs administratifs : l’organisation des soins de ville et hospitaliers peine à répondre aux besoins de la population et nuit à l’épanouissement des soignants. Il est temps selon ces derniers de les consulter en priorité pour mettre en place des dispositifs efficaces. Mais lesquels ?



Des MEDIBUS contre les déserts médicaux

Pourquoi pas des MEDIBUS comme en Allemagne, un cabinet médical itinérant. On peut faire aussi la même chose avec le scanner et l'IRM comme cela est réalisé aux USA. Déserts médicaux, ce n'est pas le manque de médecin mais des médecins qui veulent de moins en mois s'installer en libéral. Étant enseignant au CHU de Montpellier et côtoyant beaucoup d'étudiants. C'est mon ressenti.

Dr JP Laroche
@Echoraljpangio


La santé en milieu rural

Je crois que tous les intervenants médicaux ont surtout en milieu rural un peu le même problème

On lutte contre les déserts médicaux uniquement par les maisons médicales alors que certaines restent vides et d'autre sont fuies par les médecins et que les quelques jeunes médecins qui s'installent en milieu rural dénoncent la part administrative qui envahit leur vie.

La baisse de marge sur le médicament va être létale pour les pharmacies rurales et de banlieue organisant les futurs déserts pharmaceutiques. Leur travail administratif est
depuis longtemps énorme.

Quant aux infirmiers c'est en milieu rural où les distances sont plus grandes que leur travail est le moins rentable; la paperasse à eux aussi les attend après leurs longues tournées.

A votre avis ou vont s'installer nos jeunes diplômés et qui va avoir le plus de mal à se soigner. Il faudrait revoir la rémunération de ces professionnels et leur alléger la part administrative qui n'est pas liée à leur longue formation initiale.

C'est très urgent.

Jean Luc Rey (pharmacien)


Reconnaissance de tous les métiers de la santé

Souligner l'importance de connaitre et de reconnaître le métier de tous les professionnels de santé, infirmière, médecins, kiné, pharmaciens, sage-femme, etc. Nous avons tous des compétences, tous une raison d'être et une plus-value autant en ce qui concerne la prise en charge, que la sécurité et la qualité des soins. Nous ne faisons pas le même métier mais des métiers complémentaires.

Soyons tous rémunérés à notre juste valeur (salarié et libéral), et arrêtons de croire que l'autre "ne sait pas" ! Arrêtons de penser que le pré du voisin est plus vert, arrêtons de vouloir ce que les autres font, arrêtons de vouloir le beurre, l'argent, le pré, la vache et la crémière, arrêtons de créer des nouveaux métiers car nous dépeçons, nous dévalorisons la profession du copain avec comme dommage collatéral, la fragilisation de la nôtre...

Dans nos professions, nous sommes tous indispensables, et ensemble nous pouvons recentrer nos actions autour de celui que nous aussi, nous serons un jour : le patient.

Rien de nouveau, même si "I have a dream".

L. Claustres IDEL



La médecine libérale (MG et spécialiste) doit effectuer des tours de garde

Les généralistes doivent se regrouper et soit avoir des honoraires plus élevés soit avoir un salaire conséquent. La médecine libérale généraliste ou spécialiste doit effectuer impérativement, avec un honoraire particulier, des tours de garde. L'hôpital doit avoir uniquement des médecins salariés avec disparition du secteur privé mais les salaires doivent donc être augmentés.

Dr Jean-René Hannequin



Équipe volante pour les attentions de confort

Je parle des attentions de confort : rasage shampooing, soins des pieds et des mains brossage des dents et cheveux que les équipes actuelles n'ont pas le temps d'assurer. Pourquoi pas des équipes volantes dans les centres de soins ?

Dr MF Godefroid



Sources d'économies

Tout simplement, demander, enfin, à chaque médecin généraliste exerçant en libéral ses idées et ses moyens permettant de faire des économies "sur le terrain "et ne plus s'adresser aux "penseurs" de la sécu ou autre administration de réfléchir pour nous ...et de pondre des textes et avis qui compliquent tout et aboutissent à des dépenses supplémentaires…
Par ailleurs,enfin, mettre sérieusement en route le DMP sans contrainte supplémentaires pour les médecins ; que d'économies à faire !

Dr Bertrand Haushalter



Assurance maladie universelle et prévention

1) Supprimer les mutuelles qui sont des intermédiaires coûteux, qui favorisent l'inflation et revenir à une Assurance Maladie universelle.

2) Consultations de prévention spécifique obligatoires orientées en fonction de l'âge minimum tous les 3 ans pour tous, en particulier le risque suicidaire chez les agriculteurs.

3) Renforcer la médecine scolaire et du travail

4) Sur-tarification pour tous les praticiens exerçant en zone de désert médical quelque soit la profession- indemnités kilométriques attractives.

5) Rouvrir les services d'urgences des cliniques privées avec appel au volontariat des spécialistes libéraux de ville.

6) Renforcer la sécurité des médecins avec des sanctions effectives-caméra dans les lieux à risque.

Dr Anne-Yvonne Pasquier (Centre-Bretagne)



Sortir de l’hospitalocentrisme

Une coordination est nécessaire tant sur le plan qualité qu’économique. Mais il faut sortir de l’hospitalocentrisme d’ailleurs en crise économique et devenu éreintant pour ses soignants faute de moyens décents (on administre et formalise donc si çà ne marche pas c'est forcément la faute des exécutants) et laisser les libéraux qui sont les soignants de ville , s’organiser en les aidant ; faire confiance aux médecins qui savent gérer mais auxquels on ne fait pas confiance et les associer à l’organisation des soins !

Anonyme



Propositions pour une grande réforme

Au syndicat SML qui demande : « Dans le cadre du grand débat, quelles propositions souhaiteriez-vous que nous portions afin d'améliorer votre exercice ? », je réponds :

1 - Dissoudre, par ordonnances du gouvernement, l’Assurance Maladie dans toutes ses activités ainsi que toutes les Mutuelles. Recaser les personnels de ces deux institutions dans les hôpitaux en manque. Recaser les médecins dans les déserts médicaux après recertification.

2 - Demander un audit des dépenses internes cachées de ces organismes à LA COUR DES COMPTES afin de trouver les innombrables termites qui ruinent de l’intérieur ces organismes créés par les communistes en 1945 au profit des syndicats.

Comme les allemands le demandent dans la CEE et vont bientôt l’exiger dans la cadre de la CEE, recopier le système public allemand d’assurance maladie qui, depuis 1880, n’a jamais été en déficit une seule fois.

Quelles sont les innovations que nous pourrions attendre de cette copie dans notre pays ?

Le cumul de tous les actes médicaux réalisés dans la journée pour accélérer le parcours du diagnostic et ainsi réduire les frais des diagnostics retardés. La consultation à tarif français unique serait remplacée par la somme des valeurs des actes, chaque spécialité ayant ses nomenclatures d’actes et chacun étant libre d’investir pour les actes qu’il veut réaliser.

Le tiers payant intégral trimestriel sans aucune restriction autre que les Regress pour excès d’actes ou de prescriptions à la marge sur des courbes de Gauss. Pas de médecin contrôle des caisses, ni aucun contrôle par des administrations qui garrottent nos libertés.

Une réévaluation annuelle des actes sur des critères de dépenses en matériel et en personnel. Ouvrir les blocs opératoires des petits hôpitaux communaux aux libéraux du voisinage avec un paiement à l'acte intact, matériel payé. Rémunération variable des hospitaliers en libre concurrence avec un recrutement organisé par les conseils municipaux, etc.)

Mon épouse allemande travaillait en Allemagne, moi en France. Je crois être un de ceux qui connaissent le mieux la comparaison après 45 ans de double vie : recettes 4* plus, dépenses 2* plus, revenus 4* plus, Retraite allemande 2* plus que la CARMF pour deux moins de travail. La seule journée difficile ce sont les 24 heures de la garde libérale tous les 28 jours.

Dr Jean Doremieux


Disparition programmée des infirmiers libéraux

A l'heure ou les assistants médicaux sous la houlette des médecins et en concertation avec la cpam,deviennent des "dispensseurs" de soins à domicile pour mieux remplacer les infirmiers libéraux....drôle de paradoxe: pour exercer en libéral, les infirmiers après leur étude de 3 ans doivent encore travailler un certain temps à l'hôpital mais pas les assistants médicaux avec leur super formation ultra courte...et que dire du piétinement de notre rôle propre? Nous constatons ici toute la considération faite à notre profession. Panse et tais toi! Et comment avoir de la reconnaissance au vu de nos honoraires :2,50 € le déplacement et encore l'infirmier paie son stationnement: c'est la seule profession qui devrait être exemptée. 7€ une injection en fournissant aiguille et seringue,cela s'appelle payer un droit de travail…

Trente ans de libéral pour en arriver là… quel gâchis.

Catherine Fayolle (IDE)



Propositions sur l'organisation des soins

  • Développer les centres de santé mutualistes,
  • favoriser l'emploi de vrais génériques,
  • empêcher le lobbying des laboratoires et leur mainmise sur la recherche,
  • favoriser les échanges entre médecine "de ville" et médecine hospitalière,
  • développer la médecine scolaire, les PMI, la pédopsychiatrie.
  • Ouvrir le numerus clausus.
Dr Fanny Cohen


S'appuyer sur les médecins retraités contre les déserts médicaux

Pourquoi ne pas utiliser les retraités qui pourraient travailler quelques demi-journées par semaine dans des endroits mal desservis ?

Les spécialistes pourraient aussi faire des consultations avancées organisées soit chez un confrère généraliste, soit dans une maison médicale avec une fréquence adaptée à la demande locale.

En urologie par exemple on pourrait imaginer une consultation qui s'appuierait quand la nécessité s'en fait sentir sur une équipe et un plateau technique correspondant. Économie de transports, souvent difficiles dans nos campagnes pour les personnes âgées ou handicapées, maintien d'une activité modérée pour les anciens qui pourraient encore quelques années faire profiter les populations de leur expérience.

Dr PO Cadi



L'exemple des systèmes allemand et néerlandais

Bonne idée le Médibus.

Le système Allemand (et Alsacien !) fonctionne bien, médicalement et financièrement pour tout le monde. Le recul de notre confrère est un éclairage indispensable qui manque beaucoup chez nous qui pensons toujours avoir de grandes idées (nous avons de grands "penseurs" mais pas de bons acteurs). Marié à une Hollandaise, parlant le hollandais, la bas aussi il y aurait de bonnes idées à prendre.

Par exemple une maison de garde à l’Hôpital local pour le généraliste de garde qui n'est plus seul et sans technologie. C'est la vocation du médecin de prendre des gardes !

Quand aux honoraires...X2 ou X3 ! Mais pas seulement le paiement à l'acte.

JPB, Gynécologue



Autoriser la médecine itinérante

Oui pour des bus de santé qui sillonnent les déserts médicaux.

Mais pour cela il faudra renverser notre sacro-saint Ordre des médecins qui interdit la médecine itinérante = foraine.

Mais bon, on n’est pas plus couards que les gilets jaunes, non !

Dr P Erbibou



Remplacer les mutuelles par la Sécurité Sociale

Le ticket modérateur, annulé par les complémentaires...ne modère donc plus rien, et ne sert qu'à justifier des structures "profiteuses" de son existence. Et la Secu elle même a mis en place (partiellement) sa propre complémentaire, c'est la CMU-C.Il suffit donc maintenant d'autoriser ceux qui n'y ont pas droit à y adhérer, en payant bien entendu une cotisation, qui sera égale à ce que demande les complémentaires actuelles.Donc pas de hausse des cotisations. Mais l’écart entre les frais de gestion (3,5% pour la Secu et 18% pour les complémentaires) permettra à la Secu d'avoir de confortables excédents, bien utiles pour financer le remboursement de la dette sociale, ou la baisse de charges,ou...etc,etc. Et on aura généralisé le niveau de l'Alsace. Halte a la Secu à 2 vitesses ! (et même plus).

Maignan, Pharmacien



Installation obligatoire et politique commerciale des labos

Les jeunes médecins ne veulent plus s'installer en libéral, mettons en place leur installation obligatoire, au moins pour un temps limité (5, 10 ans ?), installation codifiée pour un maillage uniforme du territoire comme les pharmacies !

Leurs études sont financées en grande partie par les impôts, il est juste qu'ils aient une contre partie à rendre ! Et sélectionnons des étudiants motivés par le métier, pas par le statut...

Interdisons aux laboratoires pharmaceutiques des remises grotesques pouvant aller jusqu'à des 70% pour les gros acheteurs et obligeons une politique de prix uniformes et justes !

V-J Garret (pharmacien)



Changer de paradigme à l’hôpital

On a cru bon de proposer une vision productiviste à l'hôpital publique, c'était un essai à faire, il faut tirer le constat : échec sur tous les plans. Les médecins ont pourtant parfaitement joué leur rôle : coder le maximum de pathologies dans un minimum de temps.

Il faut maintenant s'esclaffer de rire quand "quelqu'un" parle de produire du soin, et de valoriser un séjour : c'est stupide, tout séjour coûte de l'argent et n'en rapporte pas.

Il faut revenir à la base, au patient, à l'individu et abandonner les Groupes Homogènes de Malades : ceci n'est pas de la médecine, ceci n'existe pas pour un médecin.

Individualiser le soin signifie s'adapter à l'autre, qui comme chacun sait est différent, comme tout le monde.

Seul le médecin peut le faire avec simplement l'idée de rendre service (soigner) son semblable. Il faut donc lui en redonner les moyens, car rien ne peut être décidé d'avance.

Le retour rapide après chirurgie par exemple est un jeu de la patate chaude, que l'on jette sans même s'assurer que quelqu'un va la rattraper.

Dr Nicolas Rulliere



Une grande réforme vaut mieux que de multiples réformettes

Si l'on veut véritablement diminuer les dépenses de l'Assurance Maladie, il faudrait, tout le monde en convient, diminuer les consultations et les prescriptions inutiles : faire dans la sobriété, là où nous sommes justement dispendieux.

Pour aboutir à un tel résultat, les conseils sont bien rares. Cependant il est certain qu’une maladie vite connue, et que moins grandes seront les dépenses prescrites en début des affections.

Une idée ? Que chacun de nous puisse aboutir bien plus rapidement que de nos jours au diagnostic des affections importantes. Surtout parvenir aux diagnostics très précoces de celles qui conduisent à de lourdes dépenses se multipliant de façon géométrique au fur et à mesure du temps qui passe.

En France c’est, de nos jours, un accordéon étiré. Un étalement pouvant se compter en semaines voire en mois chez nous dans certains cas que comporte les multiples étapes des diagnostics complexes.

Comment resserrer ce parcours de diagnostic en un ou deux jours ou en une semaine au pire ? Il faudrait abandonner le paiement de notre activité payée en consultations répétitives C pour une addition d’actes tous réalisés dans une séance : un jour, deux jours ?

C'est là que se trouve la véritable source de la multiplication des actes (inutiles), mais aussi l'origine de dépenses d'Assurance plus importantes que chez nos voisins.

Et remplacer le C ou le CS par le paiement de tous les actes techniques réalisés lors de la séance. Et ceci sans ce ticket modérateur qui reporte la première consultation, sans interdiction de cumuler la somme des actes même si tous ces actes sont réalisés le même jour.

Nos voisins d'outre-Rhin établissent des diagnostics en général dans la journée ou en deux jours. Voilà l’explication la plus importante du fait que les cotisations de leurs assurances sociales sont de 20 % plus faibles que les nôtres par habitant. Ils n'ont jamais été en déficit depuis BISMARCK. Pourquoi ?

La réponse n’est pas dans la dépense en actes ou en prescriptions. Mais dans la rapidité de l’exercice.

En Allemagne les revenus des praticiens sont au moins de 50 % (voire plus élevés) que les nôtres. Et pourtant, pour les assurés, tout ce qui est fait et prescrit est payé en tiers payant trimestriel aussi bien aux praticiens qu'aux pharmaciens, sans aucun abattement ni aucune restriction.

Si une restriction existe ! Il existe quelques cas de 'Regress' pour hyperactivités notoires ou pour hyperprescritions évidentes décelées à la marge droite des courbes de Gauss trimestrielles par les associations de praticiens. Et pourtant il n'y a pas de médecins conseils.

Comment faire chez nous plus vite pour moins cher ? Solution : Madame la Caisse propose des assistantes. Oui je suis pour des assistantes qui sachent tout faire dans le cabinet. Non pas de réduire la seule paperasserie, une idée de la Sécu pourtant la grande responsable.

Mais que chacune des assistantes connaisse tous les actes de secrétariat, tous les petits actes techniques, tous les actes de comptabilités établie sur des feuilles de soins trimestrielles.

Prenons un exemple, un cabinet d'ophtalmologie allemand. D'abord, au contraire de notre pays, il n'est pas besoin de prendre un rendez-vous. Vous êtes pris dans la journée. Heureux strasbourgeois qui ont cassé leurs lunettes. Ils les ont dans la journée à Kehl !

Ensuite, il n'y a ni dépassements, ni mutuelles complémentaires qui ne les remboursent d'ailleurs qu'en partie. Tous les actes techniques, sans exception, sont pris en charge au tiers payant trimestriel par les Kassen et revalorisés chaque année automatiquement sans qu'il soit besoin de ces conventions laborieuses qui nous ont privé de nos libertés.

En une matinée, un ophtalmologue bien équipé en matériels et personnels peut voir 40 patients en 5 heures et demi. Cela ne veut pas du tout dire 8 minutes par patient. Avec le secours de quatre assistantes aidant le praticien en tout, chaque patient est, en réalité en examen complet, pendant 30 minutes au moins. La recette des quatre actes techniques réalisés chez presque tous les patients est de trois fois supérieure au prix de notre consultation CS.

Le revenu, du fait des équipements importants en matériels et personnels, n'est que deux fois supérieur au nôtre. Mais comme le diagnostic est immédiat, les dépenses de soins immédiats des Kassen y sont bien moins moindres.

En fait, rien n'est identique, d'un patient à l'autre, ni non plus d'un spécialiste à l'autre. C'est selon ce qu'il réalise en actes. Pourquoi chez nous le CS est-il identique pour chaque spécialité chez nous alors que les responsabilités, les années passées à se former, le temps consacré à l'exercice sont totalement différentes ?

Dr Jean Doremieux


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Vos réactions (1)

  • Aucune écoute

    Le 31 mars 2019

    Comment peut-on encore faire des propositions pour améliorer les prises en charge sans aucune écoute ?
    Les médibus ont été proposés à l’ARS Corse en 2010 et alors ? Rien.
    L’augmentation des prix des Consult médicales n’ont été suivie que de 1 ou 2 euro ! Quid de l’attractivité .. zéro.
    Une consultation à 50€ oui
    Une liberté de prise en charge des patients lourds par les infirmiers habituels du patient avec une cotation correcte... oui et ben non !
    L’uncam ne se soucie que des économies et pourtant préfère que les patients sortent en HAD : 400€ par jour pour le passage d’un infirmier matin et soir quand nous peinons à dépasser 70€ par jour ! Alors M.
    On fait des propositions pour la prévention... distribution et bilan des risques oncologiques du patient par les idel ?... non il faut être IPA ? Aller 3 ans de plus d’études quand on le fait gratis depuis 30 ans !
    Nos collègues médecins ont du mal à déléguer simplement des actes qu’ils n’ont plus le temps de faire (prévention, ETP, suivie médicaments,..) et tout ça parce que l’on attend tout de l'informatique.
    Mais qui va voir les armoires à pharmacie à domicile remplies des anciens médicaments de papy mamy maman papa etc ?

    La coordination serait tellement plus fluide si médecins et infirmiers et pharmaciens pouvaient exercer et paix avec une reconnaissance réelle du rôle de chacun !
    Mais les gouvernements successifs savent mieux que les professionnels de terrain !?
    Exemple : on nous a refusé le rôle d’infimier Referent du patient ?
    Pourquoi ? Seul le médecin peut-être médecin traitant ?
    Les nouveaux médecins veulent plus de qualité de vie ? Je l’entends mais que fait-on de notre PA qui décompense les autres jours ? Recours à SOS médecin ? urgences engorgées ?
    On est souvent obligé de bidouiller par texto avec nos copains médecins pour éviter des hospitalisations délétères pour les plus de 75 ans.
    Ça fait 20 ans que l’on parle DMP, logiciel de coordination, plateforme de coordination, .. et alors...les informaticiens désignés sont-ils efficients ? mal payés ? Mal choisis ?
    Je n’en sais rien mais en tout cas on nous demande à nous professionnels aux travers des urps de travailler sur tout ces dossiers dont très peu sont suivis de financement et de mises en place.
    On piétine notre temps alors que les propositions sont faites par le terrain depuis bientôt 30 ans
    Et surtout l’état piétine les professionnels de santé depuis trop longtemps. En France on détruit ce qui marche le mieux santé, éducation..
    sans santé on ne peut rien faire !
    Ni sécurité, ni travail,ni économie,ni ..
    Alors comment la grande concertation a-t-elle pu oublier ce sujet primordial : la santé

    Mc infirmière, depuis 40 ans et guerrière pour toujours.. mais épuisée par tant de pertes de temps en réunionnite et super pouvoir médical hospitalo centré.
    Ensemble avec respect des compétences on aurait tant de pouvoir et d’avancées.
    Va t-on nous aussi devoir arrêter de travailler pour être entendus ?
    Combien de morts faut-il ?

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