Le tropisme folliculaire du mycosis fongoïde est probablement un facteur de mauvais pronostic

Le mycosis fongoïde est le plus fréquent des lymphomes T cutanés. Depuis une dizaine d’années, on a individualisé une forme caractérisée, sur le plan histologique, par un tropisme folliculaire important de l’infiltrat tumoral.

Cette particularité histologique se traduit par l’apparition de plaques ou papules avec un renforcement folliculaire. Les lésions peuvent être alopéciantes au niveau des zones pileuses et on décrit également des formes comédoniennes, acnéiformes ou kystiques. Le prurit est fréquent puisqu’il est observé chez près de 70 % des patients. Les traitements topiques, habituellement efficaces dans les formes précoces de mycosis fongoïde, sont pris en défaut dans ces mycosis fongoïdes dits folliculotropes et on est fréquemment amené à avoir recours à des agents systémiques comme des rétinoïdes ou le béxarotène.

 


Le pronostic est incertain et, dans les formes les moins sévères, on note que la survie à 15 ans n’est que de 41 %. Dans les formes tumorales évoluées, le pronostic est comparable que le mycosis fongoïde soit ou non  folliculotrope.

Ces formes de mycosis fongoïde, cliniquement trompeuses, doivent donc être reconnues et considérées comme des formes sévères de la maladie.

Dr Patrice Plantin

Références
Gerami P et coll. : Folliculotropic mycosis fungoides: an aggressive variant of cutaneous T-cell lymphoma. Arch Dermatol 2008;144:738-6

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