Libre accès : quand les pharmaciens choisissent de repasser par la case formation

Paris, le mardi 31 mars 2009 – L’entrée en vigueur en juillet 2008 d’un décret autorisant les pharmaciens à proposer au sein de leurs officines un certain nombre de médicaments OTC en libre accès n’a pas provoqué d’engouement spectaculaire. Selon une nouvelle enquête menée du 2 au 18 février 2009 auprès de 350 pharmacies, il apparaît que 38 % s’y sont converties. Les pharmacies qui ont l’intention de franchir le pas (21 %, soit une baisse de 12 points par rapport à octobre 2008 !) et celles qui ne projettent nullement de se lancer dans cette aventure (34 %, soit une hausse de quatre points) présentent certains traits communs : elles mettent en avant le manque de place pour expliquer leur retard ou leur réticence (invoqué respectivement par 33 et 24 % de ces officines). Dans les officines où l’on envisage de créer un espace de libre accès, l’aménagement n’a également souvent pas encore eu lieu en raison du manque de temps (cité par 27 % des officinaux).

La préparation du dispositif suppose en effet de s’interroger sur un certain nombre de points et pour beaucoup de pharmaciens de bénéficier d’une formation spécifique. Les groupements d’officine, les grossistes, les organismes de formation dont l’UTIP Formation pharmaceutique continue et les centres de gestions agréés nationaux des pharmaciens d’officine (CGA) proposent en effet depuis plusieurs mois des sessions d’information spécialement dédiées à la question du libre accès.

C’est ainsi que l’UTIP propose un stage de deux jours baptisé « Libre accès : rupture ou évolution » et qui promet d’aider les officinaux à acquérir « les bases indispensables pour maîtriser le libre accès et valoriser ses connaissances pharmacologiques sur les médicaments dispensés ». De même, le groupement Forum Santé programme au sein des officines, mais également en dehors d’elles des ateliers centrés autour des nouveaux modes de vente des médicaments OTC. Mais ces formations initiales, déjà suivies par 29 % des pharmaciens selon une enquête réalisée par Celtipharm du 10 au 17 mars, ne doivent pas restées isolées. Le président de l’UTIP, Thierry Barthelmé, cité par Impact Pharmacie insiste en effet : « L’entraînement doit être permanent. Le piège serait vraiment de mésestimer le libre accès. Le pharmacien doit saisir cette opportunité pour développer une image de compétence ».

A.H.

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