« Bien vieillir – Vivre ensemble »

Paris, le 17 juillet 2009. La Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, accompagnée de la Secrétaire d’Etat chargée des aînés Nora Berra, a lancé hier officiellement le label « Bien vieillir – Vivre ensemble » en présence du directeur du département « vieillissement et cycle de vie » de l’organisation mondiale de la santé (OMS), John Beard.

Il consiste à accompagner les aînés pour un vieillissement réussi et épanoui.

3 grandes orientations prévues 

- promouvoir les comportements favorables à la santé en matière d’alimentation, d’activité physique en lien étroit avec le Programme National Nutrition Santé (PNNS)
- organiser une prévention ciblée et efficace pour empêcher ou retarder l’apparition de pathologies ou d’incapacités (hypertension artérielle, cancer, Alzheimer…)
- maintenir ou favoriser l’investissement de nos aînés dans la vie sociale, notamment en consolidant le lien intergénérationnel.

Certaines de ces mesures sont déjà en œuvre comme par exemple la généralisation des programmes de dépistage organisé du cancer du sein et du cancer colorectal, ou le remboursement de l’ostéodensitométrie pour les femmes ménopausées. Mais la ministre de la Santé souhaite qu’elles soient « poursuivies et renforcées ».

Dans cette perspective, un groupe de travail est en train d’élaborer la consultation dite « de longévité », qui propose une consultation de dépistage et de prévention pour les personnes entre 50 et 60 ans, en particulier pour la préparation à la retraite.

Une population vieillissante

L’espérance de vie en France s’accroît d’un trimestre par an. Aujourd’hui, elle est de 77,6 ans pour l’homme et de 84,5 ans pour la femme (chiffres de l’Insee de 2007). En 2010, plus de dix millions de personnes auront plus de 65 ans, soit 14 % de la population. Elles seront 28 % dans 40 ans. De plus, il y a 6 000 centenaires aujourd’hui en France. Ils seront 150 000 en 2050. Cette évolution ne peut s’affranchir d’un tel label crée par le Ministère de la Santé pour le « bien vieillir ».

« Un projet qui ne serait pas celui de trouver une illusoire fontaine de jouvence, mais, au contraire, de vivre pleinement un âge dense et riche, une nouvelle étape de la vie, dans les meilleures conditions, physiques et psychologiques », a rappelé Roselyne Bachelot en guise de conclusion.

F.B.

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Vos réactions (1)

  • Aller au devant de ces être qui ne peuvent plus venir à nous

    Le 18 juillet 2009

    Infirmière en gériatrie (900 lits), je m'interroge sur ces textes. Que fait-on des personnes hospitalisées, en perte d'autonomie, et qui ont besoin d'aide pour tous les actes de la vie quotidienne? Quand il n'y a pas une personne mais tout un service regroupant ces malades âgés et dépendants, avec en réponse si peu de soignants pour prendre soin d'eux. Bien vieillir, vivre ensemble, n'est-ce pas aussi pouvoir s'adapter à leur vie, à leurs attentes, en respectant leurs pertes, leurs défaillances. Actuellement être très âgé se termine trop fréquemment par une mort sociale qui précède la mort tout court. Alors est-il bien nécessaire de tirer vers une longévité ? La société vient-elle dans les centres de gériatrie, les maisons de retraite pour honorer encore nos anciens, pour leur rendre leur humanité ? Ces personnes qui ont soif de contact, de liens, de tendresse sont notre patrimoine d'humanité. Bien vieillir, vivre ensemble, c'est aller au devant de ces être qui ne peuvent plus venir à nous.

    Brigitte Herisson

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