Soupçonné de génocide, un médecin rwandais suspendu de ses fonctions à Maubeuge

Maubeuge, le 19 octobre. L’affaire est peu banale, tout comme son personnage principal : un médecin du travail exerçant à l’hôpital de Maubeuge (Nord) depuis 2008 et recherché par Interpol depuis 2006 pour génocide et crimes de guerre au Rwanda.

Le Rwandais Eugène Rwamucyo est l'ancien médecin-chef du centre universitaire de santé publique de Butare (sud du Rwanda). Il vit aujourd’hui en Belgique et travaille en France après avoir obtenu un permis de séjour grâce à l’appui de politiques du département, comme le député UMP Thierry Lazaro, et du Ministère de l’Intérieur. Qui précisément ? Mystères.

Il se dit victime d’un complot

Interrogé par le quotidien Le Monde, le médecin ne paraît pas ébranlé par l’affaire et campe même sur ses positions. Il confirme ainsi avoir participé à des « réunions de planifications du régime rwandais » : « je n’étais pas le seul à y assister, tous les professeurs y étaient ». Il réfute, en revanche, avoir participé au génocide : « je n’ai jamais tué personne », dit-il. Selon le quotidien, il prépare un ouvrage où il dit apporter « les preuves du complot ».

En attendant, il est toujours recherché par Interpol, qui l’a fiché en « notice rouge », soit la catégorie de gravité la plus élevée. Paradoxalement, ni la France, ni la Belgique n’ont l’obligation de l’arrêter.

L’homme, qui fait l’objet d’une information judiciaire ouverte le 5 février 2008 n’a jamais été mis en examen. En attendant d’y voir plus clair, la direction de l’hôpital de Maubeuge l’a relevé de ses fonctions « à titre conservatoire ».

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