AVC cardioembolique : comment débuter le traitement anticoagulant ?

Une revue de tous les dossiers de patients admis dans un seul centre pour AVC cardioembolique de 2004 à 2006, n’ayant pas reçu de thrombolyse (soit 204 cas), a été réalisée en séparant les patients en fonction du traitement administré : pas de traitement, aspirine seulement, aspirine puis antivitamine K, héparine IV en aigu suivie d’antivitamine K, HBPM + AVK. Les critères de jugement sont la transformation hémorragique, la progression de l’AVC et le score de Rankin modifié à la sortie.

Une récidive est survenue chez 2 patients, une progression chez 11 patients ; deux types de transformation hémorragique ont été observés, soit une hémorragie précoce et bénigne, soit une forme tardive symptomatique.

Toutes les transformations hémorragiques symptomatiques sont survenues chez les patients ayant reçu une HBPM, en plus du traitement AVK. Pour les auteurs, le traitement le plus sûr paraît donc être d’administrer directement un anticoagulant sans héparine non fractionnée ou de bas poids moléculaire, qui sont associées à des complications hémorragiques systémiques et cérébrales, respectivement.

Dr M.Deker

Référence
Martin-Schild S et coll. : Aggressive blood pressure-lowering treatment before intravenous tissue plasminogen activator therapy in acute ischemic stroke.Arch Neurol 2008 ; 65(9).

Copyright © Len medical, Neurologie pratique, septembre 2008

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Réagir à cet article

Les réactions sont réservées aux professionnels de santé inscrits et identifiés sur le site.
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.


Lorsque cela est nécessaire et possible, les réactions doivent être référencées (notamment si les données ou les affirmations présentées ne proviennent pas de l’expérience de l’auteur).

JIM se réserve le droit de ne pas mettre en ligne une réaction, en particulier si il juge qu’elle présente un caractère injurieux, diffamatoire ou discriminatoire ou qu’elle peut porter atteinte à l’image du site.