DASTRI : il est temps d’une piqûre de rappel

Paris, le mercredi 13 novembre 2019 – Comme chaque année, DASTRI, l’éco-organisme national agréé par l’état qui collecte et traite les déchets d’activités de soins à risque infectieux (DASRI) a enquêté sur la pénétration de son dispositif chez les officinaux.

L’étude de cette année met en évidence que ces derniers sont moins impliqués dans la délivrance systématique d’une boîte DASTRI aux patients concernés : selon le sondage réalisé par l’IFOP, ils seraient moins nombreux à s’acquitter de cette mission importante pour la santé publique.

Une évolution inquiétante dans un contexte de relâchement des efforts des patients en matière de gestion de leurs DASRI perforants, mais contre laquelle l’institution entend lutter fermement. 

Relâchement

Dans le détail, 62 % des pharmaciens pensent à délivrer systématiquement une boîte DASTRI lorsque cela est nécessaire, contre 67 % en 2018 et 69 % en 2019. En outre, ce chiffre masque des disparités importantes puisqu’il est tiré vers le haut par les pharmacies « point de collecte ».

Sans elles, le taux retomberait à 42 % !

Cette année, l’enquête s’est particulièrement intéressée au recueil des Pompes patch OmniPod, qui font désormais, après plusieurs années de concertation, l’objet d’opérations de déstockage (la dernière en date se poursuit jusqu’au 30 novembre).

Concernant cette action spécifique, seuls 17 % des pharmaciens déclarent y avoir participé au moins une fois et 64 % disent qu’ils le feront à l’avenir. Des chiffres à rapprocher d’un manque d’information, puisque seul 58 % des officinaux interrogés savent que les Pompes patch OmniPod peuvent être recyclées. 

La sécurité commence dès l’ordonnance !

L’éco-organisme met néanmoins en évidence des points d’amélioration possible, en particulier le souci accru pour l’environnement. Sur ce point, l’éco-organisme souligne qu’en 2018, il a contribué à l’incinération de 872 tonnes de déchets à « haut pouvoir calorifique ».

DASTRI s’enthousiasme également pour l’évolution à venir de logiciels de dispensation qui mettront en place une alerte spécifique quand un produit est concerné par la réglementation sur les dispositifs perforants. 

L’éco-organisme compte aussi sur la mobilisation du corps médical et lui rappelle que : « la sécurité commence avec l'ordonnance » et recommande donc de toujours prescrire un dispositif DASTRI lorsque cela est utile.

Xavier Bataille

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