Des semelles connectées pour prédire le risque de chute chez des personnes âgées ostéoporotiques

Paris, le 5 juin 2019. Cette étude clinique prospective a pour objectif d'identifier des marqueurs de risque de chute chez les patients souffrant d’ostéoporose. Elle sera conduite pendant 18 mois au sein du service de rhumatologie de l’hôpital Cochin chez 250 patients ostéoporotiques âgés de plus de 60 ans. Les paramètres de la marche seront collectés en vie réelle à partir de semelles connectées. Réalisées par la société FeetMe, ces semelles couplent des capteurs de pression et de mouvement, permettant ainsi d'analyser en temps réel et à distance, la mobilité des patients et les caractéristiques de la marche : vitesse, cadence, pics de pression à chaque pas, durée du pas, longueur du cycle, durée du simple appui…

Investigateur principal de l'étude, et PH au service rhumatologie de l'hôpital Cochin, le Dr Karine Briot constate : « les ingénieurs ont les moyens techniques, nous avons les réponses scientifiques ». Une collaboration réunissant ces deux univers permet de se poser des questions différemment. « Si nous pouvons identifier un marqueur du risque de chute, nous pourrons agir avec, par exemple, une rééducation spécifique » explique le Dr K. Briot.

Toujours à la recherche de nouveaux partenariats innovants, le laboratoire Amgen apporte son appui à cette étude. « Nous veillons à rester toujours au contact de l’innovation et de la performance technologique, de façon à anticiper les besoins des patients » souligne Corinne Blachier Poisson, directrice générale d'Amgen France. Pour Alexis Mathieu, co-fondateur et président de FeetMe, ce partenariat est une belle opportunité de travailler selon les méthodes de la recherche clinique.

Cette étude s'inscrit dans la lignée des recommandations de la Haute Autorité de Santé (1) pour les sujets âgés atteints d'ostéoporose, qui prédispose aux chutes graves et aux fractures (1). Selon le Programme de médicalisation des systèmes d’information (PMSI) en 2014, 76 100 hospitalisations ont été motivées par une fracture de l’extrémité supérieure du fémur chez les personnes de 65 ans ou plus, trois fois plus chez les femmes que chez les hommes. Ces fractures sont survenues 9 fois sur 10 à la suite d’une chute. Enfin, selon les données issues des certificats de décès, en France métropolitaine, 9 334 personnes de plus de 65 ans sont décédées suite à une chute en 2013 (2).

Et, dans son document sur le bon usage du médicament dans l'ostéoporose, la HAS rappelait que l’exercice physique et la prévention des chutes font partie de la prise en charge globale des patients ostéoporotiques (3).

Véronique Canac

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article