Direct 13 février : Une réinfection grave par un variant "sud-africain"/Pas de mesures coercitives en Moselle | Une seule dose de vaccin après une Covid

Cette veille quotidienne vous permet de retrouver rapidement certaines des informations brèves concernant l’épidémie actuelle. Retrouvez tous nos articles sur la Covid-19

20 h - Un cas de réinfection par le variant sud-africain en réanimation

Le professeur Jean-Damien Ricard, chef du service de médecine intensive et réanimation de l'hôpital Louis-Mourier (colombes) rapporte le cas d'un homme de 58 ans qui avait contracté une forme légère de la Covid-19 en septembre et est aujourd'hui en soins intensifs après avoir contracté le variant sud africain du SARS-CoV-2. Sur France Info, il explique : "C'est la première fois qu'on décrit une infection sévère avec un variant, donc avec une souche virale différente de celle de la première infection, et qui indique que l'immunité développée par ce patient lors de sa première infection n'a pas été suffisante". "Il a une forme sévère avec une détresse respiratoire et la nécessité d'être mis sous ventilation artificielle. Cela nous a alerté chez quelqu'un qui avait déjà fait une infection, pour lequel le dépistage d'anticorps était positif".

18 h - Pas de mesures coercitives supplémentaires en Moselle

Malgré la découverte de plusieurs centaines de cas de Covid-19 liés au variant sud-africain, le gouvernement se refuse, pour le moment à prendre de nouvelles mesures coercitives dans ce territoire. Le ministre de la santé compte plutôt sur une accélération de la campagne de vaccination ainsi que sur une politique massive de test. En outre la durée d'isolement sera de 10 au lieu de 7 jours dans le reste de la France. Certains édiles d’opposition, notamment François Grosdidier, maire de Metz proteste et estime qu’il faudrait a minima avancer d’une semaine la date des vacances scolaires.

16 h - Pour la HAS, une seule dose de vaccin pour les patients guéris de la Covid

La HAS  (Haute autorité de santé) actualise son avis sur la vaccination des personnes avec antécédent de Covid-19. L’institution recommande : « Les personnes ayant eu une infection par le SARS-CoV-2, confirmée par un test RT-PCR ou antigénique, qu’elles aient ou non développé une forme symptomatique de la Covid-19, doivent être considérées comme protégées pendant au moins 3 mois par l’immunité post-infectieuse. Mais les données actuelles ne permettent pas pour le moment de statuer sur la réponse immunitaire au-delà de 6 mois. Ainsi la HAS recommande-t-elle de réaliser la vaccination dans un délai proche de 6 mois et confirme qu’elle ne doit pas être envisagée avant un délai de 3 mois après l’infection.
A ce stade des connaissances, les personnes ayant déjà été infectées conservent une mémoire immunitaire. Cela conduit la HAS à ne proposer qu’une seule dose aux personnes ayant été infectées par le SARS-CoV-2, quelle que soit l’ancienneté de l’infection. La dose unique de vaccin jouera ainsi un rôle de rappel
».

14 h- Les résidants d’EHPAD se rebiffent

Citoyennâge, une association de défense des résidents d’EHPAD demande l'allègement des restrictions sanitaires. Philippe Wender, 83 ans, président de Citoyennâge explique ; "Il nous faut plus de liberté dès lors que nous aurons été vaccinés. Nous avons déjà perdu un an de notre vie et pour nous les années qui restent comptent triple ou quadruple, elles sont limitées".

12 h - Un bateau de guerre au secours de Mayotte

Le patrouilleur Le Malin est parti ce vendredi de La Réunion pour Mayotte, confinée depuis le 5 février pour faire face à l'épidémie de Covid-19 et à l'apparition des variants sud-africain et britannique. Le bâtiment transporte à son bord des stocks supplémentaires d'oxygène.

"Avec (la ministre des Armées) Florence Parly nous avons décidé d’envoyer le patrouilleur Le Malin à Mayotte. Il est parti ce matin de La Réunion et sera sur zone mardi avec à son bord des stocks d’oxygène pour l’hôpital de Mayotte. Il participera quelques jours au dispositif de contrôle aux frontières", indique le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu.

10 h - Dégradation brutale de la situation épidémique dans le Dunkerquois

La préfecture du Nord a annoncé samedi un renforcement des mesures contre la Covid-19 dans le Dunkerquois pour tenter de contenir une situation qui s'est "dégradée brutalement", avec une accélération de la circulation du variant anglais. Il n'a pas été ordonné la fermeture des collèges et lycées demandée par les maires. La préfecture évoque "un taux d'incidence de 515 cas pour 100.000 habitants contre 384 il y a une semaine, tandis que la présence du variant anglais s’est accélérée sur le territoire".
En pratique, La préfecture a choisi de décaler l'arrivée et la sortie des classes dans les écoles maternelles et élémentaires afin d'éviter les attroupements et de faire fonctionner les collèges et lycées "en mode mixte (présentiel/distanciel) pour réduire le nombre d'élèves présents". L'obligation du port du masque dans l'espace public sera également étendue à l'ensemble des communes de la Communauté urbaine de Dunkerque et de la Communauté de Communes des Hauts de Flandre à partir du 14 février.

8 h – France : baisse de l’incidence et des hospitalisations

Selon les dernières données communiquées hier soir par Santé publique France, on dénombre :

- 3 427 386 personnes positives pour le SARS-Cov-2 depuis le 1er mars (20 701 hier, 130 639 en 7 jours vs 143 260 les 7 jours précédents) ;
- 27 572 personnes hospitalisées pour Covid-19 (solde de -1 148 ces 7 derniers jours vs + 302 les 7 jours précédents, 1 405 admis hier)
- 3 298 personnes en réanimation (solde de + 63 ces 7 derniers jours vs + 115 les 7 jours précédents, 271 entrées en 24 h);
- 81 448 personnes décédées depuis le 1er mars (dont 2 841 en 7 jours vs 2 983 la semaine précédente)
- 1 870 925 premières injections de vaccin anti-Covid ont été réalisées, et 252 249 deuxièmes injections.

7 h – Un point de situation dans le monde

Selon les données de l'université John Hopkins de Baltimore, 108 357 853 cas de Covid-19 ont été recensés dans le monde (vs 105 447 720 le 6 février) et 2 387 192 décès liés à cette maladie (vs 2 300 427 le 6 février). Les trois pays qui ont identifié et déclaré le plus de cas sont les Etats-Unis (27 515 633 vs 26 813 735 le 6 février), l’Inde (10 892 746 vs 10 814 304 le 6 février) et le Brésil (9 765 455 vs 9 447 165 le 6 février). Les trois pays les plus endeuillés en valeur absolue sont les Etats-Unis (481 379 vs 459 554 le 6 février), le Brésil (237 489 vs 230 034 le 6 février) et le Mexique (172 557 vs 164 290 décès le 6 février).

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