Direct : Le Conseil scientifique rejette le challenge infectieux / Trump et l’hydroxychloroquine censurés par Twitter

Cette veille quotidienne vous permet de retrouver rapidement certaines des informations brèves concernant l’épidémie actuelle. Retrouvez tous nos articles sur la Covid-19.

11h - Les mariages forcés d’enfants favorisés par le confinement en Inde

L’Inde pourrait être l’un des pays au monde où les mariages d’enfants sont les plus fréquents. Des statistiques gouvernementales concernant l’année 2016 signalaient ainsi que 27 % des femmes se mariaient avant l’âge légal de 18 ans, tandis que selon un rapport de l’UNICEF de 2019, sur les 223 millions d’enfants mariés, 102 millions l’ont été avant l’âge de 15 ans. Or, la surveillance des états et de certaines associations suggère qu’à la faveur du confinement, cette pratique pourrait avoir progressé. La possibilité d’organiser des mariages en catimini et la crainte des difficultés économiques constituent un terreau favorable au maintien de cette pratique. «En fait, ce que nous voyons en ce moment n'est que la pointe de l'iceberg. Il pourrait y avoir dix fois plus d'incidents sans que nous le sachions, parce que la mobilité et la communication des enfants sont restreintes. Ils ne pourront plus se confier à leurs professeurs ou à leurs amis, ce qui était le cas auparavant », analyse, interrogé par le magazine américain Vice, Chezhian Ramu, travailleuse sociale et militante pour les droits de l’enfant à Tiruvannamalai.

10h30 - Le Conseil scientifique hostile à la technique du challenge infectieux

La technique du challenge infectieux consiste à évaluer l’efficacité d’un vaccin non pas grâce à une étude dans les conditions de vie réelle, mais d’infecter quelques volontaires sains, pour mesurer la qualité de la réponse immunitaire conférée par le virus. Employée jusque dans les années 70, cette technique a été écartée pour des raisons éthiques évidentes. Cependant, dès le début du mois d’avril, plusieurs équipes à travers le monde ont évoqué la possibilité de réhabiliter cette pratique afin de pouvoir accélérer les évaluations des vaccins élaborés contre SARS-CoV-2. Dans son avis sur la vaccination rendu public à la fin de la semaine dernière, le Conseil scientifique s’est déclaré hostile à une telle éventualité. « Si cette approche peut être utile à l’évaluation d’autres vaccins en l'absence de corrélats immuns de protection, sa pertinence dans le cas du SARS-CoV2 nous parait discutable pour des raisons à la fois scientifique et éthique (…). L’existence de modèles animaux d’infection à SARS-CoV2, même imparfaits, n’impose pas de recourir à l’évaluation d’une protection chez des jeunes volontaires en bonne santé dont les résultats ne seraient pas plus transposables, que ceux des modèles animaux, aux personnes vulnérables, principales cibles de la protection.(…) Même si le niveau de risque est faible, on ne peut écarter la possibilité de survenue d’accident chez ces volontaires, en l’absence de thérapeutiques curatrices avérées du Covid-19.De ce fait, le comité est défavorable au recours au challenge infectieux de volontaires sains comme étape de développement clinique des vaccins anti-SARS-CoV2 ». On pourra relire l’article que nous avions consacré à la résurrection du challenge infectieux : La Covid va-t-elle ressusciter le challenge infectieux ?.

10h – Patrick Pelloux dénonce le fléau du « corporatisme médical »

Auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire, le patron de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF) a notamment déploré que le « corporatisme médical » entrave tout changement à l’hôpital, le rendant aussi ingouvernable qu’un gouvernement sous la quatrième République.

9h30 – La Grande-Bretagne signe un accord avec Sanofi et GSK

Depuis plusieurs semaines, les accords entre laboratoires pharmaceutiques et gouvernements se multiplient. Il s’agit pour les états ou pour les groupes d’états (comme l’Union européenne) de garantir l’accès rapide pour leur population à un large panel de vaccins contre le SARS-CoV-2. Ainsi, la Grande-Bretagne vient-elle de signer un accord avec les laboratoires Sanofi et GSK qui prévoit la fourniture par ses derniers de 60 millions de doses de leur vaccin contre la Covid-19 au pays, si et dès qu’il sera autorisé. Déjà, il y a quelques semaines, l’Union Jack avait signé des partenariats semblables avec AstraZeneca, Valneva et BioNTech/Pfizer. Tout en reconnaissant que la garantie d’un vaccin n’était nullement assurée, le ministère de l’Economie britannique a rappelé la nécessité de sécuriser l’accès de la Grande-Bretagne.

9h – Promotion de l’hydroxychloroquine, même par Donald Trump : Twitter met le holà !

Plantés devant la Cour Suprême américaine à Washington, un groupe de médecins en blouse blanche défend une nouvelle fois l’efficacité de l’hydroxychloroquine. Parmi les praticiens, le docteur Stella Emmanuel assure même : « Vous n'avez pas besoin de masques. Un traitement existe. Non, nous n'avons pas besoin de confiner les gens. La prévention est là, et un traitement existe ». Cette vidéo et ce message, diffusés par l’association America's Frontline Doctors ont été largement partagés sur les réseaux sociaux et notamment par le Président des Etats-Unis, Donald Trump. Le réseau Twitter est intervenu en bloquant la circulation de la vidéo, y compris en restreignant le compte de Donald Trump. Twitter a en effet expliqué que ce message pouvait être considéré comme « un partage de fausse information sur la Covid-19 », non seulement à cause de l’affirmation de l’efficacité de l’hydroxychloroquine mais également en raison des discours hostiles au masque. Si on peut évidemment s’interroger sur les conditions d’exercice d’une telle censure, on ne peut que remarquer que les « docteurs très respectés » salués par Donald Trump présentent quelques étrangetés. Le docteur Stella Emmanuel a ainsi pu soutenir que certains dirigeants américains étaient des « reptiliens »…

8h30 – Le virus circule sur l’ensemble du territoire français

La Direction générale de la Santé qui incite les jeunes à la vigilance, notamment pour protéger les plus vulnérables, rappelle que le virus circule sur l’ensemble du territoire « comme le nombre de "clusters" en témoigne », dont 22 nouveaux ont été signalés depuis hier. Cependant, si le nombre de cas progresse depuis plusieurs jours, le nombre de personnes en réanimation continue à diminuer et celui des décès reste bas (15 dans les dernières vingt-quatre heures).

8h – Les Etats-Unis dépassent la barre symbolique des 150 000 décès

Après une accalmie en mai et juin, les Etats-Unis, où la Floride et la Californie sont désormais touchées après principalement New-York en mars et avril, connaissent un peu plus de 1 000 décès par jour. Ils viennent de dépasser le cap symbolique des 150 000 morts, tandis que le Brésil enregistre pour sa part désormais plus de 90 000 décès.


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