Histones déacétylases : oui mais laquelle ?

Des pertubations de l’acétylation des histones sont observées au cours de tout processus tumoral et ce phénomène a d’ailleurs conduit à développer des molécules qui tendent à inhiber ce phénomène car il s’agit d’un facteur de résistance aux chimiothérapies. Le Vorinostat®, qui commence à être utilisé au cours des lymphomes T épidermotropes, fait partie de ces médicaments inhibiteurs des histones déacétylase. Dans ce travail, les auteurs ont étudié, sur coupes histologiques, l’expression de différentes histones déacétylases (HDAC1, HDAC2, HDAC6) au cours de 67 cas de lymphomes T cutanés. On observe, dans cette série, une expression accrue de HDAC1 puis de HDAC2 puis de HDAC6. HDAC 2 est associé aux formes les plus agressives. L’expression de HDAC6 est corrélée à une survie plus longue.

Un tel travail tend à montrer que les perturbations de l’acétylation ont des significations différentes selon le phénotype observé et qu’elles justifient l’utilisation de drogues inhibant ce phénomène perturbé au cours des cancers.

Dr Patrice Plantin

Références
Marquard L et coll. : Prognostic significance of histone deacetylase 1,2,6 and acetylated histone H4 in cutaneous lymphomas. EORTC Cutaneous Lymphoma Task Force : “Cutaneous lymphoma: from the molecule to the clinic” (Copenhague) : 5-7 septembre 2008.

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