La maladie de Horton majore-t-elle le risque d’affection maligne ?

Certains travaux déjà publiés se sont intéressés au risque de survenue d’affections malignes chez les sujets atteints de maladie de Horton. Dans cette étude, les auteurs ont évalué le risque d’apparition d’affections malignes chez des patients dont l’artérite à cellules géantes avait au préalable était confirmée histologiquement.

Les auteurs ont ainsi identifié des patients atteints de maladie de Horton confirmée histologiquement en examinant les comptes rendus histologiques issus du plus grand  laboratoire d’anatomopathologie d’Australie du sud. Cette liste de patients a dans un second temps été croisée avec celle du Registre des cancers d’Australie du sud. Ce registre répertoriait, au moment de la réalisation de l’étude, tous les cas déclarés de cancer dépistés jusqu’au 31 décembre 2006. Les index standardisés d’incidence pour le cancer ont ensuite été déterminé dans la population ciblée par l’étude et dans la population générale d’Australie du sud, en appariant les deux populations pour l’âge et le sexe.

Au total, 226 cas de maladie de Horton prouvées histologiquement (163 femmes et 63 hommes) ont été répertoriés. Trente et un de ces patients ont développé un cancer après qu’un diagnostic de maladie de Horton ait été posé.

L’analyse statistique fournie par la mesure de l’index de risque n’a pas décelé de différence entre la population atteinte de maladie de Horton et la population générale (SIR = 1,2 ; intervalle de confiance à 95 % [IC95] entre 0,8 et 1,6).

Au total, cette étude permet donc de réfuter le lien évoqué entre maladie de Horton et affections malignes puisque chez ces patients dont la maladie inflammatoire a été prouvé histologiquement, aucune augmentation du risque de survenue de maladie maligne n’a pu être mis en évidence.

 

Illustration : Bayard Taylor Horton qui fit la description histopathologique de l’artérite temporale à cellules géantes.

Dr Cécile Borget

Référence
Hill CL et coll. : Risk of cancer in patients with biopsy-proven giant cell arteritis. Rheumatology 2010 ; 49 : 756-759.

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