La saga politico-scientifique du glyphosate: retour sur d’inquiétantes dérives

Paris, le samedi 17 février 2018 – Après de longs mois de discussions et de revirements, l’Europe a finalement accordé une nouvelle autorisation au glyphosate pour une période de cinq ans. Cette décision, qui pourrait ne pas être suivie en France, a suscité l’indignation de nombreux groupes d'écologistes qui ont fait de la lutte contre le glyphosate (et à travers cette substance contre Monsanto)  un combat emblématique. Ces organisations mettent en avant la dangerosité du produit en s’appuyant notamment sur le classement  par le Comité international de recherche contre le cancer (CIRC) de la substance parmi les agents probablement cancérogènes.

Cependant, ce choix du CIRC est largement critiqué dans la communauté internationale scientifique, comme nous le rappelle le professeur de toxicologie Alfred Bernard (Université catholique de Louvain). Ce spécialiste revient pour nous sur ce qu’il nomme la « saga » du glyphosate en évoquant tant ses aspects scientifiques que politiques et en regrettant que ce faux scandale nous détourne de véritables enjeux de santé publique ; le glyphosate étant un exemple, emblématique là aussi, de la façon dont la détestation que suscitent certaines firmes (détestation qui s’accompagne parfois de prétentions financières) peut parfois se révéler aveuglante.

Par le professeur Alfred Bernard*

Le glyphosate est l’ingrédient actif de plusieurs herbicides vendus dans le monde (plus de 750 formulations commerciales) dont le fameux Roundup de Monsanto.  C’est un herbicide foliaire systémique à large spectre très efficace pour détruire les adventices et autres plantes indésirables. Les herbicides à base de glyphosate sont utilisés depuis plus de 40 ans par les agriculteurs, les sylviculteurs et les particuliers. Sa production a considérablement augmenté avec le développement des grandes cultures de plantes transgéniques (coton, soja, maïs,..) rendues résistantes au glyphosate. La production annuelle de glyphosate est estimée à plus de  700 000 tonnes, ce qui fait du glyphosate l’herbicide le plus utilisé dans le monde.

Le succès du glyphosate tient au fait qu’il n’agit qu’en application foliaire (aucune activité pré-émergente), ce qui permet de semer ou de planter très rapidement après désherbage. D’un point de vue toxicologique, l’intérêt du glyphosate tient à son mécanisme d'action qui est très spécifique des plantes puisqu’il repose sur l’inhibition d’une voie métabolique (synthèse des acides aminés aromatiques) inexistante dans le monde animal. A priori donc, le glyphosate apparait comme un produit phytosanitaire beaucoup moins dangereux pour l’homme et l’environnement que les insecticides, lesquels empoisonnent le système nerveux des insectes et des mammifères via les mêmes mécanismes.

Le CIRC, seul contre tous

La saga du glyphosate débute en mars 2015 lorsque le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), un organisme dépendant de l’OMS, décide de classer le glyphosate dans le groupe 2A, c’est-à-dire parmi les agents probablement cancérogènes pour l'homme. Cette décision du CIRC se fonde sur des études épidémiologiques de type cas-témoins rapportant un excès de lymphome non-hodgkinien lors d’expositions professionnelles à des herbicides à base de glyphosate. Mais comme le reconnait le CIRC, il s’agit de preuves limitées car cet excès de lymphome non-hodgkinien n’est pas confirmé par les premières observations de l’« Agricultural Health Study », une étude de cohorte prospective  menée aux USA sur plus de 50 000 agriculteurs. Ce classement du CIRC va déboucher sur une controverse scientifique sans précédent dans laquelle le CIRC va se retrouver très vite isolé. Pratiquement toutes les autres agences de sécurité sanitaire dans le monde vont prendre le contrepied du CIRC en déclarant le glyphosate cancérogène improbable pour l’homme, la molécule de glyphosate n’ayant pas les caractéristiques d’un agent génotoxique ou d’un perturbateur endocrinien. Parmi ces agences, citons les deux principales agences de l’union européenne en charge des risques sanitaires à savoir l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et l’agence européenne des produits chimiques (ECHA) auxquelles est venue s’ajouter en janvier de cette année l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA). A souligner que la controverse existe même au sein de l’OMS puisque le comité mixte d’experts pour l’alimentation de l’OMS et de la FAO qualifie également le glyphosate de cancérogène improbable pour l’homme. Entre temps, fin 2017, la dernière mise à jour des résultats de l’ Agricultural Health Study était publiée confirmant l’absence d’association entre le glyphosate et le lymphome non-hodgkinien. 

Des conflits d’intérêt à géométrie variable

Comment expliquer cette totale  discordance entre les conclusions du CIRC et celles des autres agences internationales de sécurité  sanitaire ? Certes, lorsque les preuves sont limitées, la décision d’un comité scientifique  dépend en grande partie du jugement personnel des experts avec les inévitables risques de conflit d’intérêts tant décriés dans les médias. Lorsqu’on songe aux énormes enjeux financiers qu’implique l’interdiction du glyphosate, on peut légitimement craindre un intense lobbying de la part des industriels. Mais encore faudrait-il que ce lobbying soit particulièrement efficace pour réussir à infléchir les avis de la majorité des agences sanitaires dans le monde sachant qu’elles ont toutes considérablement renforcé les procédures garantissant l’indépendance des experts  avec dans certains cas des sanctions à la clef. 

L’industrie n’est cependant pas la seule source possible de conflit d’intérêts. Aux USA en particulier, le classement d’un agent comme cancérogène avéré ou probable pour l’homme ouvre la voie à d’importants procès en indemnisation qui sont une véritable mine d’or pour certains bureaux d’avocats. Cette situation peut être une source de conflit d’intérêt si d’aventure un expert ayant contribué à la classification d’un agent cancérogène avait par la suite la possibilité d’aider un bureau d’avocats œuvrant à l’indemnisation des victimes. On peut aussi penser que certains experts ne sont pas insensibles à la pression de l’opinion publique très remontée contre le glyphosate (et Monsanto) ou encore aux retombées médiatiques découlant du classement en cancérogène pour l’homme du pesticide phare du géant américain. Bref, on l’aura compris,  dans un dossier comme celui du glyphosate, les sources possibles de conflit d’intérêts ne manquent pas. 

Le précédent du café

Une autre hypothèse qui pourrait très bien expliquer la controverse au sujet du glyphosate est celle d’un sur-classement pour des raisons méthodologiques. D’abord, dans son évaluation, le CIRC a considéré aussi bien le glyphosate en tant que principe actif que les préparations commerciales à base de glyphosate, lesquelles contiennent divers co-formulants destinés entre autres à faciliter l’absorption foliaire du glyphosate. Ainsi, selon l’EFSA, la génotoxicité du glyphosate décrite dans certaines études ne serait pas due au glyphosate mais à certains co-formulants. Autre élément, le classement du glyphosate dans le groupe 2A repose uniquement sur des études cas-témoins habituellement moins probantes que les études prospectives en raison des nombreux biais possibles liés au fait que l’évaluation de l’exposition se fait de façon rétrospective. L’hypothèse d’un sur-classement méthodologique du glyphosate par le CIRC est d’autant plus plausible qu’il y eut des précédents dont le dernier en date était celui du café.

Pendant de nombreuses années, le CIRC a classé le café parmi les cancérogènes possibles pour l’homme (groupe 2B). En 2016, cependant, le CIRC dut revoir sa copie et déclasser le café lorsqu’il s’avéra que le risque de cancer pour l’œsophage n’était pas lié au café mais à la température élevée de la boisson. L’association entre café et cancer de l’œsophage était donc une association secondaire due à un facteur confondant à savoir la température élevée de certains cafés. Les boissons très chaudes et pas uniquement celles à base de café  (plus de 65°C) sont à présent dans le groupe 2A à côté du glyphosate.

L’arbre qui cache la forêt

Dès la publication du rapport du CIRC, des responsables politiques et diverses associations ou groupes de pression sont montées au créneau pour réclamer l’interdiction du glyphosate et le recours à des méthodes de désherbage alternatives. Dans bien des cas le discours politique se caractérise par une double distorsion des données scientifiques. Dans un premier temps, les risques de cancer évoqués par le CIRC du glyphosate sont extrapolés à l’ensemble à la population générale alors qu’il s’agit d’un cancer du sang très particulier que le CIRC associe uniquement à des expositions professionnelles. Dans un deuxième temps, le discours se met à invoquer le principe de précaution dès lors qu’il apparait que les conclusions du CIRC sont contestées par  pratiquement toutes les autres agences de sécurité sanitaire. Certes, la référence au principe de précaution peut se justifier lorsqu’il s’agit de gérer les risques de substances susceptibles d’agir à très faibles doses (ex: agent génotoxique ou perturbateur endocrinien) et pour lesquelles on dispose de très peu de données chez l’homme. Mais, en l’occurrence, dans le cas du glyphosate, on a un recul d’exposition humaine de plus de 40 ans et l’on dispose de suffisamment d’études chez l’homme et l’animal pour en apprécier raisonnablement les risques. Dans le cas du glyphosate comme de bien d’autres contaminants, en réalité on voit se profiler d’inquiétantes dérives dans la communication et la gestion des risques.

Un rejet de l'expertise scientifique

Il y a d’abord une forme de défiance à l’égard de l’expertise scientifique menée par les agences officielles de sécurité de l’environnement ou de l’alimentation. Certains groupes  politiques ont même décidé de porter cette défiance sur le terrain judiciaire en déposant plainte contre leurs propres agences sanitaires. C’est un phénomène inquiétant car ce rejet de l’expertise scientifique est en quelque sorte un rejet de la science qui laisse la voie libre à l’instrumentalisation des risques par diverses parties prenantes. Plus inquiétant encore, le débat sur le glyphosate et de façon générale sur les résidus de pesticides a pour effet de détourner l’attention du public des vrais risques de cancers liés à notre alimentation. Il faut rappeler que la consommation régulière de fruits et légumes (notre principale source de pesticides) réduit les risques de cancer et de maladies cardio-vasculaire de pratiquement 30%. Cet effet protecteur fut mis en évidence il y a plus de 40 ans, à une époque où pourtant on utilisait des pesticides bien plus dangereux avec des normes moins sévères voire inexistantes.  Faut-il aussi rappeler que dans la classification du CIRC le groupe 2A comporte, à côté du glyphosate, la viande rouge et que nos charcuteries trônent dans le groupe 1 des cancérogènes avérés en compagnie de l’amiante et de la fumée de cigarette. Dans le groupe 2 A des cancérogènes probables,  on retrouve aussi l’acrylamide, un cancérogène génotoxique qui se forme inévitablement lorsque nous cuisons nos frites, chips, baguettes, pistolets et pâtisseries. Les doses d’acrylamide que nous absorbons quotidiennement sont plus bien importantes que celles du glyphosate. Et pour ces cancérogènes issus de la cuisson et transformation des aliments,  il ne s’agit pas de risques professionnels mais de risques qui touchent l’ensemble de la population. Dans la prévention des risque de cancer liés à notre alimentation, le glyphosate est plus que jamais l’arbre qui cache la forêt.

* Directeur de recherches FNRS,
Professeur à l’Université catholique de Louvain, Belgique

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Vos réactions (19)

  • Bravo

    Le 17 février 2018

    une fois de plus, bravo au JIM pour cet article pondéré et objectif.

    Dr O.K.

  • Excellent article

    Le 17 février 2018

    Enfin de la rigueur et de l'information scientifique.

    Dr J Loup Rey
    médecin de santé publique

  • Liens d'intérêt ?

    Le 17 février 2018

    On retrouve dans l'article du Pr Bernard tous les arguments développés par Monsanto.
    Pourrait-il donner aux lecteurs la liste de ses conflits d'intérêt.

    Dr A Martinand Dijon

  • L'exemple de l'Inde

    Le 17 février 2018

    Au delà de l'article du Pr Bernard qui est très intéressant et riche en documentation, il ne faut pas oublier que Monsanto veut avoir une main mise totale sur la chaine agro-alimentaire. Et le danger il est là , ce laboratoire n'est pas une œuvre de bienfaisance humanitaire, en fait il veut contrôler la production des graines transgénique. Donc les paysans qui gardaient une partie de leurs récolte pour les semer pour la production suivante n'y arrivent plus. En Inde nous avons ainsi vu des paysans se suicider car ils ne peuvent plus acheter les graines à Monsanto, toujours lui (...). Ces paysans se sont aspergés d'essence et se sont enflammés comme des torches pour en finir avec leurs dettes. Est-ce ça que nous voulons ? Sans moi alors !

    Dr Ghanshyam Jepaul

  • Liens d'intérêts, suite

    Le 17 février 2018

    Oui ! Les liens d'intérêts du Pr Bernard de Louvain seraient utiles à connaître car son exposé nous soulage un bon coup.

    Pour le moment M Bernard est Directeur de recherche FNRS Professeur. SSS/MEDE -- Faculté de médecine et médecine dentaire. SSS/IREC -- Institut de recherche expérimentale et clinique. SSS/IREC/LTAP -- Louvain Centre for Toxicology and Applied Pharmacology. Contact. Adresse postale. LTAP Avenue Mounier 52/B1.52.12. Demandez lui ses liens lui il y est contraint.

    Avez-vous vu, chers confrères, des paysans qui utilisant cet herbicide depuis longtemps (40) ans sont venus vous parler de problèmes chez leurs animaux herbivores, des problèmes connus des vétérinaires chez lesquels ils se sont plaints?

    Les avis scientifiques divergent en ce qui concerne le glyphosate; l'herbicide le plus utilisé au monde. Contrairement à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et malgré les controverses sur l'utilisation de cette substance, les experts de l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) viennent de rendre un avis qui exclut le risque cancérogène du glyphosate. Le comité de l’ECHA s’est penché sur des études menées sur les êtres humains et les animaux en prenant en compte les critères d’exposition. Il en conclut que les preuves scientifiques disponibles ne permettent pas de classer le glyphosate comme cancérogène, agent mutagène ou toxique pour la reproduction. Dans le même temps, la polémique enfle aux Etats-Unis, suite à la publication par la justice américaine de documents internes de la société Monsanto qui remettent en cause l'indépendance des experts de l'Agence américaine de protection de l'environnement sur ce dossier. Dans ces documents, l'entreprise américaine cherche à éviter un classement du glyphosate comme cancérogène.

    De son côté, le Centre AntiPoison Animal et Environnemental de l'Ouest (CAPAE-Ouest) estime que cet herbicide aurait « une action irritante pour les muqueuses chez les animaux de compagnie, les bovins, les chèvres, les moutons, le cheval,etc. ». Le centre ajoute que « pour prévenir le risque d’intoxication, il est recommandé d’éviter de laisser sortir les animaux dans les heures qui suivent un traitement au glyphosate. »

    Est-ce que les diabétologues endocrinologues tout comme d'autres spécialistes auraient des liens d'intérêts à propos de certains antidiabétiques commercialisés ?

    Dr JD

  • La forêt cachée

    Le 17 février 2018

    En effet le glyphosate est l'arbre qui cache la forêt...
    La forêt du désherbant déjà : en effet le glyphosate ne constitue que 40 p.cent de sa composition et en est la part la moins toxique ; c'est pour cela qu'au lieu de faire les études avec le désherbant complet, on ne les fait qu'avec le glyphosate.Cherchez l'erreur.

    Marina Salvucci (pharmacienne)

  • Monopole de Monsanto et non risque sanitaire (au Dr Ghanshyam Jepaul)

    Le 17 février 2018

    Dans votre réponse, ce n'est pas le caractere cancérigène du glyphosate que vous dénoncez , mais la situation monopolistique de Monsanto ce qui relève de économie et non pas de la protection sanitaire.
    J'avais déjà lu dans un article les conséquences désastreuses du pouvoir économique de cette firme
    dans votre pays d'origine notamment mais aussi dans d'autres pays du sud-est asiatique.

    Dr Alain Machenaud

  • Précision utile

    Le 17 février 2018

    Le brevet du glyphosate est tombé dans le domaine public depuis 18 ans, il n'y a pas que Monsanto qui le commercialise loin de là, vu son succès il est particulièrement "génériqué" par de nombreux labos.

    Dr TB

  • A diffuser

    Le 18 février 2018

    On aimerait trouver plus souvent dans les média une analyse scientifique comme celle ci, plutôt que des titres alarmistes qui jouent sur l'émotionnel et ne permettent pas aux lecteurs de construire leur propre opinion sur une base factuelle.

    Dr Jacques Girard

  • Liens d'intérêt ?

    Le 18 février 2018

    Curieux: impossible sur internet de retrouver les liens d'intérêt du Pr Álfred Bernard. Comme si ce toxicologue ne tenait pas à les dévoiler!
    On dirait dans ses discours un copié collé de la dialectique de Monsanto. Il a un discours similaire sur des néocotinoïdes.

    Dr J Scheffer APST
    www.sante-de-tous.fr

  • Glyphosate et ses adjuvants

    Le 18 février 2018

    Il y a quelques mois, on a vu sur une chaine nationale, un reportage sur les familles des ouvriers agricoles d'amérique du sud, (d'Argentine si je me souviens bien) qui cultivent le soja avec des herbicides à base de glyphosate.
    Le nombre d'enfants atteints de malformations graves était très impressionnant.
    Je rejoins donc ce que dit Mme Salvucci. Il se peut que le glyphosate seul ne soit pas très nocif mais il semble qu'il doive être associé à divers adjuvants pour être efficace et que le cocktail soit très toxique.

    Dr Joël Delannoy

  • Que penser, qui a raison?

    Le 18 février 2018

    Et les travaux du Pr Bellé du laboratoire de biologie marine de Roscoff sur la toxicite du round-up sur la reproduction des oursins...(anomalies, troubles de l'embriogenese etc..).
    Il avait été sanctionné par sa hierarchie en supprimant ses financements.
    Que penser, qui a raison? qui a été corrompu?

    On ne parle jamais de la biodégradabilité du ROUND-UP (nappe phréatique , chaine alimentaire ...).
    Pourvu que sa persistance dans la nature ne soit pas aussi durable que l'Atrazine ,autre désherbant du maïs, abandonné pour toxicité(cancérigène) dont la molécule est retrouvée intact et non dégradée dans les nappes phréatiques 30 ans après...Les scientifiques voulant étudier les conséquences des effets cumulatifs des doses répétées des herbicides sur les cellules animales ont du travail sur la planche. Quant au financement de leurs travaux, ils pourront surement compter sur Monsanto, sa générosité et sa rigueur scientifique.

    PS: On trouve encore de l'atrazine en vente libre en Espagne...avis aux amateurs!

    Dr Michel Bonhomme

  • Les ruches de Cuba

    Le 25 février 2018

    C'est toujours terrible de quitter le domaine de la santé pour tomber dans le domaine financier... les gros sous, les lobbies.
    Des experts, des statistiques... tous de très haut niveau, toutes irréprochables !
    En réalité, ils tarabistouillent, conflits d'intérêts et/ou corporatistes, statistiques malléables à merci...
    Plutôt que la polémique, laissons le temps au temps puisque les scientifiques et les experts ne sont pas raisonnables... Il y en aura fallu du temps... pour certaines vérités qui changent de camp d'un mois à l'autre, d'un an à l'autre, d'une décennie à l'autre...
    Gasoil ou essence ? Nous en serons tous déjà à l'électrique ou autre que nous n'aurons pas la Vraie réponse.
    Je m'égare...

    Loin des experts, sans expertise, je constate... grâce ou à cause du blocus économique, Cuba n'a pas eu accès à cette r(évolution).
    Le constat, la réalité, contre leur plein gré, depuis des décennies, ils cultivent "bio" ! Pour eux ce n'est pas "bio", c'est "normal".
    Tout va très bien, pas de maladie induite, pas de "génocide" des abeilles.
    Chez eux une ruche produit entre 3 et 4 fois plus que chez nous... en fait elle produit comme nous produisions avant...
    Merci les "experts" !

    Yves Brasey

  • Principale source de pesticides : fruits/légume ou… viande ?

    Le 25 février 2018

    Le professeur Alfred Bernard affirme pour étayer sa thèse (je cite) : "la consommation régulière de fruits et légumes (notre principale source de pesticides) réduit les risques de cancer et de maladies cardio-vasculaire de pratiquement 30%. Cet effet protecteur fut mis en évidence il y a plus de 40 ans, à une époque où pourtant on utilisait des pesticides bien plus dangereux avec des normes moins sévères voire inexistantes."

    Or, sauf erreur, les pesticides se concentrent dans les graisses animales, je cite l'InVS "Dans la population générale, l’alimentation est la source principale d'exposition aux pesticides organochlorés, principalement par l'ingestion de produits alimentaires gras d'origine animale (comme le lait, les produits laitiers, le poisson, la viande)."

    Qui croire ?

    Sources : http://invs.santepubliquefrance.fr/fr../layout/set/print/Dossiers-thematiques/Environnement-et-sante/Biosurveillance/Index-de-A-a-Z/P/Pesticides-organochlores
    http://invs.santepubliquefrance.fr/content/download/63890/250887/version/2/file/rapport_enns_tome_2.pdf

    Dr Philippe Mayran

  • Monsanto prend les médecins pour des naïfs

    Le 26 février 2018

    L'étude de l'Agricultural Health Study est un modèle du genre: on compare une population d'agriculteurs utilisant le glyphosate à une population d'agriculteur n'en utilisant pas. Des agriculteurs bio ? Que non point: ils utilisent d'autres herbicides et pesticides, mais pas du glyphosate.
    Exemple avec le tabac: on compare une population fumant des Marlboro à une population n'en fumant pas (qui contient 95% de fumeurs, mais pas des Marlboro) et 20 ans plus tard, oh merveille, il n'y a aucune différence de mortalité. Conclusion: fumer des Marlboro ne nuit pas à la santé! La puissance financière de Marlboro permet de trouver sans problème quelques leaders d'opinion bien titrés qui vont s'empresser de cautionner l'étude. Les médecins fumeurs vont se féliciter; "enfin une étude rigoureuse, merci pour ces précisions" et la presse médicale s'empressera d'en faire la publicité, sauf la revue "Prescrire", qui elle donne des clés à ses lecteurs pour démasquer les biais de ce type d'étude.
    Finalement, Monsanto prend les médecins pour des naïfs; il a bien raison, à tous les coups ça marche!

    Dr Jean-Jacques Perret

  • Quelle balance bénéfice-risque ?

    Le 26 février 2018

    Il me semble bien que le glyphosate a une action additionelle décuplée par les additifs du Round-Up.
    Il est aussi classé dans la liste des perturbateurs endocriniens .
    C'est donc l'action globale qui doit être considérée,lorsqu'il s'agit de santé publique.
    Et là comme ailleurs c'est la balance bénéfices risques et pour quel enjeu qui doit être considérée.

  • Un autre point de vue : notre difficulté à comprendre l’incertitude

    Le 27 février 2018

    La science n’est pas la pour établir des certitudes mais pour faire des choix dans l’incertitude inhérente à toute connaissance du réel.
    https://www.google.fr/amp/amp.slate.com/technology/2018/01/years-of-testing-shows-glyphosate-isnt-carcinogenic.html

    Dr Guy André Pelouze

  • Aussi bien et moins cher sans

    Le 27 février 2018

    Peu vu de traces possibles de conflits d’intérêts chez l'expert mais une curieuse gestion de taux de cadmium dans des usines dont il avait la charge des travailleurs.
    Le round up associe entre autres un produit permettant une plus grande perméabilité des feuilles et le responsable de Monsanto ne voulait pas en boire de ce produit merveilleux et si biodégradable d'après eux... or en retrouve plus de 3 ans après.

    On peut faire aussi bien et moins cher sans. Les seuls agriculteurs souriants et heureux de leur métier étaient des bio...

    Dr Olivir Morlaz

  • Interrogations

    Le 04 mars 2018

    J'aimerai connaitre les effets toxicologiques reconnus à ce jour dûs au glyphosate.
    Serait il possible de nous faire connaitre les effets recensés sur la faune dans notre pays par ce produit.

    Dr Jean-Louis Canal

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