Les futurs traitements de la NASH

La stéatose et la stéato-hépatite non alcoolique touchent près d’un tiers de la population nord-américaine. Tous ne développent pas de fibrose, et tous n’auront pas de conséquences cliniques, mais cela montre l’ampleur actuelle de "l’épidémie". A ce jour, on ne dispose d’aucun traitement spécifique de ce type d’atteinte hépatique, hormis les modifications du mode de vie.

Plusieurs pistes sont étudiées pour développer de nouvelles thérapeutiques visant à contrôler l’évolution de la stéatose hépatique. Les anti-oxydants, avec notamment la vitamine E ; les traitements hypolipémiants, avec le développement de l’aramchol, doté de résultats positif dans un essai de phase 2 ; les traitements ciblant la résistance à l’insuline, avec notamment un agoniste d’un récepteur à l’acide biliaire, l’acide obeticholique, faisant actuellement l’objet d’une large étude de phase 3.

D’autres traitements ciblent l’inflammation (tel que le cenicriviroc, faisant l’objet de plusieurs essais de phase 3), l’apoptose (comme l’emricasan),  la fibrose (GR-MD-02). Enfin, certains nouveaux traitements se présentent comme des "hépatoprotecteurs », tels que la bétaine ou le S-adenosyl methionine, mais peu d’études probantes sont disponibles. Pour finir, une option thérapeutique potentielle serait d’agir sur le microbiote, mais il y a encore bien peu de données.

Certains de ces traitements pourraient être disponibles dans 2 ou 3 ans.

Dr William Hayward.

Références
D. Issa. Future therapy for non‐alcoholic fatty liver disease. Paris Hepatology Conference, janvier 2018, Paris.

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