Que mange-t-on contre le cancer ?

Paris, le jeudi 8 novembre 2007 – Face à la multiplication des informations contradictoires concernant l’influence de l’alimentation sur la survenue de tel ou tel cancer, le Fonds mondial de recherche contre le cancer (WCRF) et l’Institut américain pour la recherche sur le cancer ont entrepris un vaste travail d’analyse qui s’est appuyé sur une revue de l’ensemble de la littérature scientifique consacrée à ces questions. C’est ainsi qu’ils ont pu établir un tableau reprenant les différents types d’aliments dont ils indiquent si leur forte consommation représente pour chaque cancer un facteur de protection « convaincant », « probable », « limité mais évocateur » ou au contraire un facteur de risque « convaincant », « probable » ou « limité mais évocateur ». Ils indiquent également les produits pour lesquels ne semble pas être mis en évidence un quelconque effet sur la survenue de cancer.

Adieu veau, vache, cochon !

Cette liste s’accompagne de huit recommandations déclinées en directives de santé publique et en exhortations à l’échelon individuel. Les auteurs conseillent ainsi « d’être aussi mince que possible dans les limites de la fourchette de poids normale », ce qui implique pour les pouvoirs publics qu’ils mettent tout en oeuvre pour que « dans dix ans la proportion de la population en surpoids ou obèse soit non supérieure, voire inférieure au pourcentage actuel ». Chacun d’entre nous est par ailleurs invité à « maintenir le poids corporel dans les limites de la fourchette normale ». La promotion de l’activité physique, la limitation des aliments fortement caloriques et des boissons sucrées et la préférence à des aliments d’origine végétale sont également des recommandations phares des experts américains et internationaux. Il est en outre conseillé de « consommer moins de 500 g de viande rouge par semaine dont une part minime ou nulle de charcuterie » ou encore de s’en ternir à un verre d’alcool par jour pour les femmes et à deux verres pour les hommes. La restriction de la consommation de sel s’impose enfin, mais la prise de compléments alimentaires ne semble pas indiquée pour lutter contre le cancer. Enfin, à l’intention des femmes, les responsables du WCRF rappellent les mérites de l’allaitement. Ils soulignent également que « les personnes diagnostiquées d’un cancer doivent bénéficier des conseils d’un professionnel de la nutrition ».


Vous pouvez consulter ici le tableau et les recommandations des spécialistes du WCRF

A.H.

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