Rougeole : l’intérêt d’une vaccination plus précoce

Paris, le vendredi 25 juillet- Le British Medical Journal (BMJ) publie une étude indiquant les bénéfices d’une vaccination dès 4 mois et demi, en association de la vaccination vers 9 mois, pour réduire les épidémies de rougeole dans les pays en développement. La vaccination des enfants est actuellement recommandée entre 9 et 15 mois, partant du principe que les anticorps maternels protègent les enfants contre la rougeole pendant les premiers mois de la vie. Or, le projet Bandim mené en Guinée-Bissau a permis d’établir que les enfants perdent leur protection maternelle plus tôt. Les campagnes de vaccination répétées dans les pays pauvres ont provoqué l’immunisation de nombreuses mères contre la rougeole. Résultats : ces mères transmettent moitié moins d'anticorps à leur enfant que celles ayant elles-mêmes contractée la maladie. Lors d’une épidémie de rougeole en Guinée-Bissau, Peter Aaby et ses collègues ont pu démontrer l’intérêt d’une vaccination plus précoce : l'incidence mensuelle de la rougeole était de 0,7 % chez les enfants ayant reçu deux doses de vaccin, l’une à 4 mois et demi et l’autre à 9 mois, contre 3,1 % chez ceux n'ayant été vaccinés qu'à 9 mois. De plus, l’étude portant sur plus de 1 300 enfants a montré que seulement 28 % des enfants étaient protégés par les anticorps maternels contre la rougeole, à 4 mois et demi et avant vaccination. Les chercheurs estiment que la stratégie de double vaccination « pourrait être utilisée dans les situations d'urgence humanitaire ou pendant les épidémies avec haut risque d'infection rougeoleuse ».

AC

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