Secret médical: rapport sévère sur le service de psychiatrie de la maison d’arrêt de Strasbourg

Paris, le mercredi 13 mai 2015 - Ce rapport dénonce des conditions de détention indignes (en insistant notamment sur l’absence de chauffage et sur le manque total de sécurité). Adeline Hazan, qui occupe le poste de contrôleur général des lieux de privation de liberté depuis le départ de Jean-Marie Delarue, évoque également une « atteinte grave au secret médical et à l’indépendance des soignants en milieu pénitentiaire » en raison de la présence de caméras de surveillance dans deux salles d’ateliers thérapeutiques au sein du service de psychiatrie de la maison d’arrêt. Le ministère de la Santé se défausse en affirmant qu’il s’agit d’une « décision unilatérale de l’autorité pénitentiaire », contre laquelle les personnels soignants n’ont rien pu faire. De fait, quand ils ont voulu s’y opposer, trois infirmiers ont perdu leur habilitation. Du côté du ministère de la Justice, on assure que les « atteintes graves aux droits fondamentaux » ne sont pas démontrées.

M.P.

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