Traitements du psoriasis par biothérapies : sur quels tests doit reposer la surveillance ?

Les biothérapies disponibles pour le traitement des psoriasis sévères ou résistants aux autres thérapeutiques sont maintenant au nombre de 4 en Europe : l’éfalizumab, l’étanercept, l’influximab et l’adalimumab. Il s’agit pour 3 de ces traitements d’anti-TNF et pour le 4ème (éfalizumab), d’un anticorps monoclonal humanisé dirigé contre le CD11 A.

Les modalités de la surveillance biologique de ces traitements sont diversement appréciées et les auteurs de cette revue ont essayé de préciser l’intérêt des différents tests préconisés grâce à une revue extensive de la bibliographie, les recommandations glanées dans les publications étant évaluées en fonction de leur pertinence.
Comme toujours, les données issues de la littérature ont un niveau de preuve souvent faible et il y a peu de tests dont la justification apparaisse nettement dans le cadre de la surveillance de ces biothérapies.

On retiendra essentiellement la nécessité d’une surveillance régulière des plaquettes lors du traitement par éfalizumab (Raptiva®), du bilan hépatique et de l’intradermo-réaction au cours du traitement par étanercept® (Enbrel®), des tests tuberculiniques au cours du traitement par influximab (Rémicade®), de la numération formule sanguine et du taux d’anticorps antinucléaires au cours du traitement par adalimumab ou Humira®.

Dr Patrice Plantin

Référence
Hyagbg W et coll. To test or not to test ? An evidence-based assessment of the value of screening and monitoring tests when using systemic biologic agents to treat psoriasis. J Am Acad Dermatol 2008;58:970-7

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Réagir à cet article

Les réactions sont réservées aux professionnels de santé inscrits et identifiés sur le site.
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.


Lorsque cela est nécessaire et possible, les réactions doivent être référencées (notamment si les données ou les affirmations présentées ne proviennent pas de l’expérience de l’auteur).

JIM se réserve le droit de ne pas mettre en ligne une réaction, en particulier si il juge qu’elle présente un caractère injurieux, diffamatoire ou discriminatoire ou qu’elle peut porter atteinte à l’image du site.