Vaccin : un professeur de médecine devrait-il dire ça ?

Paris, le samedi 12 décembre 2020 – Une semaine décisive pour la vaccination contre la Covid-19 vient de s’écouler avec le lancement au Royaume-Uni de la campagne d’immunisation par le vaccin des laboratoires Pfizer/Biontech qui utilise la technique souvent qualifiée de « révolutionnaire » de l’ARNm. Dans le sillage de cette première et alors que plusieurs pays devraient dès la semaine prochaine imiter le Royaume-Uni, des données plus complètes ont été présentées par la FDA tout d’abord puis, ce qui est plus important encore dans le New England Journal of Medicine. Ces résultats que nous avons largement commentés apportent des éléments encourageants sur l’efficacité et le profil de tolérance du vaccin.

Une voix discordante

Avec cette étape cruciale, l’acuité de l’enjeu central qu’est l’adhésion des populations est plus forte que jamais (notamment en France où les résultats d’enquêtes montrent systématiquement qu’elle est l’un des pays où la défiance est la plus marquée et plus forte que jamais). Or, la semaine a été marquée par un discours dissonant (et en tout cas nuancé) du professeur Eric Caumes (spécialiste de médecine infectieuse, La Pitié-Salpêtrière). Auprès de plusieurs médias (et avant que ce jeudi soir le New England Journal of Medicine ne publie l’étude clinique des laboratoires Pfizer/Biontech) il a exprimé ses réserves. Regrettant un excès de précipitation, déplorant le retard (finalement vite rattrapé) de publication dans une revue à comité de lecture et observant avec une certaine circonspection les deux réactions anaphylactiques survenues dès le premier jour en Grande-Bretagne, Eric Caumes a ainsi considéré que l’utilisation immédiate du vaccin Pfizer/Biontech devait probablement tenir compte du bénéfice/risque pour chaque sujet, quant à leur probabilité de présenter une forme grave de Covid (c’est-à-dire en creux à hésiter chez les sujets jeunes à faible risque de complications).  

Sur l’air de « Je ne suis pas raciste, mais… »

Le rôle joué par la parole des experts sur un grand nombre de sujets médicaux a souvent été analysé. Les déclarations d’un praticien réputé semblant s’écarter quelque peu de la « doxa » ravissent toujours les complotistes et autres anti-vaccins qui n’hésitent pas à les utiliser comme des arguments d’autorité, quitte à les déformer. Dès lors une très grande prudence devrait systématiquement être observée par ces experts afin d’éviter toute mauvaise interprétation. Le plaisir de se voir offrir une tribune ne doit pas prendre le pas sur ces obligations de réserve et de pédagogie si l’on veut éviter un effet contre-productif dommageable. Sans doute, en la matière, se contenter de rappeler, comme l’a fait le professeur Eric Caumes que l’on est « favorable aux vaccins » est totalement insuffisant. D’abord, parce que de telles assertions se retrouvent dans les discours de praticiens dont l’hostilité vis-à-vis des vaccins ne sont plus un mystère. En outre, comme l’a fait remarquer un commentateur politique, cette précaution oratoire fait évoquer le très hypocrite « Je ne suis pas raciste, mais… », qui souvent n’augure guère rien de positif. En la matière, il semble que le professeur Caumes (qui aurait pourtant pu être sensible à ces questions de transmission compte tenu de son expérience personnelle concernant la controverse sur la maladie de Lyme) ne soit pas parvenu à totalement éviter que son discours ne soit pas très vite diffusé par ceux qui depuis le début de l’épidémie veulent croire (ou faire croire) que la situation sanitaire n’est qu’un prétexte pour permettre aux laboratoires pharmaceutiques de largement distribuer de nouveaux vaccins. Les doutes en fait raisonnables du professeur Caumes ont également pu servir de point de départ à ceux qui d’une manière générale invitent au doute systématique vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques.

Covidiot

Dans ce contexte de crainte que la moindre manifestation d’une incertitude soit détournée et utilisée de façon dangereuse alors que l’adhésion est déjà très fragile (et tandis que très vite le professeur Eric Caumes est redevenu en une semaine la coqueluche de médias toujours prompts à attiser ce type de controverses), les réactions outrées aux propos du praticien se sont multipliées. Outre le ministre de la Santé, Olivier Véran qui n’a pas mâché ses mots (en reprochant aux passages au professeur Caumes ses différentes opinions divergentes sur l’épidémie) et qui est vrai a été confronté au cours de son passage sur LCI à une militante pro Raoult sans fard, la communauté de médecins très active sur Twitter a été vive. « Le 8 décembre va probablement devenir jour férié dans le calendrier des antivax » a ainsi Tweeté ironiquement le professeur Yonathan Freund (qui depuis s’est retiré du réseau social). Plus violement encore, le Dr Christian Lehman, qu’on a connu moins catégorique sur certains vaccins (concernant par exemple la vaccination anti HPV) a lancé : « J'ai un peu honte quand je vois ce qu'Eric Caumes est prêt à faire pour tuer le game et remporter le Pangolin d'Or du Covidiot médical toxique de 2020 ». De la même manière, les médecins ou biologistes qui tout au long de ces derniers mois ont patiemment ou moins patiemment répété aux afficionados de l’hydroxychloroquine l’importance des publications scientifiques se montraient bien moins inquiets tout à coup que jusqu’à jeudi tout au moins, une telle preuve manqua au dossier de Pfizer-Biontech, comme le remarquait Eric Caumes. Cette vindicte s’est manifestée quelques jours à peine après que les mêmes (ou beaucoup parmi eux dont le professeur Freund) se soient félicités du discours du professeur Fischer, marqué par la tempérance et martelant la nécessité d’une transparence absolue.

Choisis ton camp

La fracture du débat autour des vaccins n’est pas neuve : les pro-vaccins sont très rapidement taxés d’être des vaccinolâtres (et le JIM a souvent été rangé dans cette catégorie), tandis que ceux qui se risquent à émettre des réserves sont immédiatement catalogués comme anti-vaccins. Sans doute l’épidémie de Covid-19 a-t-elle un peu déplacé les lignes idéologiques : ceux qui se montrent depuis le début les plus soucieux de rappeler la très grande gravité de la crise en implorant confinement et autres fermetures d’école, voient dans tout discours différent la marque d’un négationnisme dangereux. Dès lors, émettre l’idée que compte tenu du faible risque de forme grave de Covid-19 et plus encore de décès pour une grande majorité de la population, un attentisme vaccinal n’est pas inenvisageable pour certaines populations est perçu comme un discours hypocrite et dangereux, non seulement vis-à-vis de la défiance vaccinale mais également de la minimisation des risques liés à la Covid.

Effets secondaires

Mais si on dépasse les invectives principalement animées par des considérations idéologiques et par la volonté de manifester que l’on appartient à tel ou tel camp, l’analyse des propos du professeur Caumes résiste-t-elle à la critique ? Sur son observation d’un nombre très élevé d’effets secondaires qui a beaucoup été reprise, l’argument a été assez rapidement évacué. « 1 personne sur 3 a des céphalées,1/3 est fatiguée, 1/10 a mal aux muscles, 1/10 a des diarrhées. Et ça c'est le placebo. Conclusion : les délires antivaxx ont créé de toute pièces un des effets nocebo les plus importants de l'histoire (NB et Caumes ne sait pas lire une étude) » remarque lapidaire un neurologue répondant au pseudonyme de Qffwffq sur Twitter. Cependant, concernant les deux réactions anaphylactiques relevées dès le premier jour de la campagne en Grande-Bretagne, le docteur Claudina Michal-Teitelbaum observe : « Dans le discours global sur les vaccins, ce type d'effets indésirables est réputé  très rare, voire exceptionnel. (…) Ce que dit une revue récente, de 2017, sur le sujet: les réactions (…) anaphylactiques immédiates après vaccination seraient exceptionnelles, 1,31 (95 % CI, 0,90-1,84) par million de doses de vaccin. https://ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/P. On peut déjà dire quelque chose: avoir deux effets indésirables graves de type réaction anphylactique dès la première journée de vaccination sur quelques centaines ou milliers de doses n'a rien de banal » constate-t-elle.

Bénéfice/risque

La confirmation que la crispation est assez étrangère aux propos mêmes mais relève probablement plus certainement d’un procès d’intention contre Eric Caumes (dont les revirements sur l’épidémie ont été épinglés, notamment par le ministre de la Santé) et au-delà contre tout discours qui pourrait donner l’air d’une réticence vis-à-vis des vaccins s’observe quand on s’intéresse à la question du bénéfice risque. Le professeur de maladies infectieuses de la Pitié-Salpêtrière a ainsi défendu sur ce point que s’il recommande clairement la vaccination aux plus âgés, il invite à la prudence pour les personnes sans comorbidités. On peut s’interroger sur la différence de fond avec la formule d’Olivier Véran sur LCI : « La balance bénéfice sur risque est très positive pour des gens à risque de faire des formes graves ». L’écart est très certainement sur les points de forme ; notamment quand Eric Caumes ajoute dans le Parisien : « Aujourd’hui le monde se précipite, on est dans une dérive commerciale ». Bien sûr, on le sait la désignation des méfaits des aspects commerciaux des vaccins est un argument de taille des antivaxx. Faut-il pour cette raison renoncer à émettre toute opinion personnelle mais raisonnée sur ce sujet ? Peut-on réellement penser qu’Eric Caumes qui la même semaine a signé dans Le Monde une tribune demandant l’autorisation de très coûteuses immunothérapies dans la Covid-19 soit guidé par une haine des laboratoires pharmaceutiques quand il exprime des réserves sur le vaccin ? N’est-ce pas juste sa conviction sincère de médecin qu’il émet ; avec plus ou moins de prudence ? « Le scepticisme ne consiste pas à rejeter mais à douter, à suspendre son jugement ; à ne pas confondre les soupçons que suscite un personnage (ou ceux qu’il agite en désignant ses détracteurs) et le doute sur la validité de ses propos » nous rappelle un récent éditorial de l’Association française de l’information scientifique.

Où l’on reparle pour la millième fois de la transmission de l’information médicale

Derrière ces discussions sur ce qu’un PU-PH  devrait ou ne devrait pas dire au grand public, c’est la question cruciale de la façon dont on lutte contre la délétère défiance et réticence vaccinale qui se joue. Faut-il croire que l’expression du doute est dangereuse alors que sans cesse sont vantés les mérites de la transparence ? Faut-il réserver la parole des experts à des publics sélectionnés pour éviter des emballements dommageables ou au contraire rappeler que la pluralité est indispensable pour l’exercice du libre choix et du choix éclairé ? La nuance et le doute doivent-ils être bannis pour parer à tout effet contre-productif ? Enfin que penser de l’influence de ces querelles sur l’opinion ? Il n’est en effet pas impossible que la violence des attaques subies contre le professeur Caumes ait servi d’arguments supplémentaires aux complotistes antivaccins : observant la pugnacité des représentants médicaux les plus favorables aux vaccins, ils auront été confortés dans leur idée que le professeur Caumes aura dit quelque chose de réellement clivant ; même si ce n’est pas réellement le cas.

Ce débat sur ce qu’un professeur de médecine peut dire ou ne pas dire sur un plateau de télévision n’a pas épargné également la rédaction du JIM.

Certains, pragmatiques, y estiment que si les interrogations du Pr Caumes étaient adaptées à un congrès ou à une revue médicale elles ne l’étaient pas à un large public peu habitué à la vigueur des débats scientifiques et enclin à enfourcher les peurs les plus irrationnelles.

D’autres, adeptes de la transparence absolue, rappellent au contraire que si la vérité est due aux malades, elle l’est encore plus aux biens portants et que rien des doutes et des hésitations ne doit être caché aux premiers concernés, surtout sur une telle question qui concerne l’humanité tout entière. Et qu’en l’occurrence être un peu réticent sur l’utilisation planétaire d’un vaccin à ARNm d’un nouveau type mis au point il y a quelques semaines relève d’un principe de précaution bien compris.  

Cette poussée de fièvre aura une nouvelle fois mis en évidence la très grande complexité de la transmission de l’information médicale et scientifique… et son caractère passionnant.

 

On relira

Le fil Twitter de Christian Lehmann

Celui de Qffwffq

Celui de Claudina Michal-Teitelbaum 

L’éditorial de l’AFIS

Aurélie Haroche

Copyright © http://www.jim.fr

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Vos réactions (32)

  • Rappelons nous un certain Galilée

    Le 12 décembre 2020

    Un grand merci au Pr. Caumes pour avoir publiquement posé la légitime question de l'innocuité du vaccin à ARN messager. Heureusement que certains osent braver la panurgie actuelle et ne pas accepter sans réfléchir les assertions de "ceux qui savent".
    Rappelons nous un certain Galilée qui en 1633...

    Dr Jean-Pierre Mulet

  • L’attrait de la lumière des plateaux de télévision

    Le 12 décembre 2020

    Pensons à tous nos amis professionnels de santé lourdement touchés et parfois partis: s’ils avaient eu le choix de 2 injections à 3 semaines d’intervalle pour les préserver... sans parler de l’abominable hécatombe des Ehpad...
    L’attrait de la lumière des plateaux de télévision...

    Dr Daniel Heiligenstein

  • Exprimer en conscience ses doutes à ses concitoyens

    Le 12 décembre 2020

    Que, les incertitudes planant sur l'innocuité du vaccin à cause de la brièveté des études avant sa diffusion à large à large échelle, et l'innovation que révèle le principe de sa conception, aient conduit un confrère à exprimer en conscience ses doutes à ses concitoyens me parait d'autant plus méritoire qu'il se savait attendu par une cohorte de béni oui oui prêts à le fustiger. Inoculer cette substance larga manu à une population jeune dont on sait qu'elle ne risque pas grand chose de la maladie, alors même que l'on ignore ses effets potentiels à long terme, parait effectivement un pari que des autorités, par ailleurs jusqu'ici trop ou pas assez réactives face aux traitements médicamenteux proposés contre la maladie, devraient hésiter à soutenir.

    Dr Jemil Trad

  • Rien de choquant

    Le 12 décembre 2020

    j'ai cru entendre pour ma part que ce Pr ne voudrait pas se faire vacciner avec un vaccin dont le laboratoire n'a pas encore publié ses données scientifiques et dont ne connait que des données journalistiques.
    Il n'y a rien de choquant en cela.
    Mais je n'ai pas tout entendu...

    Dr François Mencière

  • Parti pris

    Le 12 décembre 2020

    Ce qu'il y a c'est que dans cet article, on perçoit tout de suite le parti pris alors qu'il conviendrait d'être scientifiquement neutre. Avoir commandé des millions de doses d'un vaccin (employant une méthode nouvelle) dont on ne savait rien et pour lequel nous n'avons pratiquement aucun recul est une affaire financière et non le fruit d'une réflexion scientifique. Tout ce qui est dit après coup pour arriver à justifier cela est plus que suspect.

    Dr Dominique Picout

  • Vaccin : laissez-le donner son avis !

    Le 12 décembre 2020

    Au-delà des polémiques (devenues sport national !) la seule question qui vaille est celle - comme c'est fort heureusement la règle en matière pharmaceutique - du rapport efficacité/risque :
    si l'efficacité immédiate semble acquise, rien à ce jour ne garantit une immunité solide dans le temps, càd au-delà de 3 mois, ce qui est évidemment très très court. D'où l'avis éclairé d'Eric Caumes, avis que je partage.

    Par ailleurs, et contrairement à ce que certains ont tenté d'imposer, il me paraît très risqué d'envisager une vaccination d'ampleur (a fortiori obligatoire !) compte tenu de 3 données :
    - une mortalité covid très faible,
    - des gestes de prévention très efficaces,
    - le très faible recul dont nous disposons, càd strictement rien sur les effets à moyen et a fortiori à long termes !
    Prendrait-on alors le risque (si minime soit-il) de laisser se développer dans les mois, les années à venir chez des milliers de 'jeunes' qui ne sont pas 'à risque' (la HAS devra donc très rapidement préciser où mettre le curseur) des pathologies chroniques invalidantes, des maladies auto immunes, voire neurologiques irréversibles ?
    Pour ce qui me concerne j'ai choisi :
    - ma mère en EHPAD, diagnostiquée covid+ il y a 3 mois mais asymptomatique, devrait très probablement être vaccinée dès janvier ; le rapport efficacité risque me paraissant adapté,
    - mes enfants, jeunes adultes en pleine santé ont pris dès début mars et conservé les bonnes habitudes que je leur avais très fortement préconisées, ce qui me semble largement suffisant pour les mois à venir,
    - jeune retraité, je continuerais à vivre comme je le fais depuis mars, càd très prudemment !

    Je suivrai donc bien entendu les données de pharmacovigilance pour chacun des candidats vaccins et attendrai très probablement quelques mois avant de revoir le cas échéant ma position.
    L'année 2021 risquant fort d'être riche en rebondissements !
    Aussi, sauf évènement majeur (mutation virale par ex), il me semble possible d'envisager un recul réel de l'épidémie en combinant les 2 facteurs : vaccination des sujets à risque avéré (et pas seulement les + de 70 ans) et poursuite systématique des comportements de précaution (masques, distances, tests ciblés, isolement le cas échéant).
    Le vrai problème - extrêmement difficile à résoudre - sera probablement lié au fait qu'il s'agit d'une pandémie....tous les pays pourront-ils agir de concert ?

    Alain Cros, ex pharmacien industriel

  • Toujours la vérité

    Le 12 décembre 2020

    Échapper aux affres du doute conduit à valider toute "vérité" même contradictoire pourvue qu'elle soit la dernière exprimée par un personnage validé par les médias.
    On n'invite pas à la télé un "spécialiste" qui dit des choses consensuelles; depuis que la météo est plus précise on n'écoute plus ces fameux spécialistes comme Albert Simon.
    Parler en public un langage de spécialiste va flatter mais tout le contexte scientifique, les raccourcis, les a priori (la culture de base), les prérequis... empêchent le discours d'être clair.
    Pour avoir donné des cours de terminologie médicale en terminale F8 (il y a longtemps!) j'ai pu constater, à la correction des copies, la difficulté d'être compris même d'un public un peu averti.
    Un infarctus est forcément cardiaque etc.

    Dr Robert Chevalot

  • Perte de repères

    Le 12 décembre 2020

    Eric Caumes est une victime de plus du délire qui saisit les "experts" trop médiatisés. Pourquoi se répand-il pour dire qu'il ne sait rien à propos d'un produit qui n'a justement pas d'autorisation en France ? Quel intérêt peut bien avoir son opinion personnelle sur un sujet qu'il ne maîtrise pas et qui n'est pas d'actualité, si ce n'est faire le malin en public - comme il y a pris goût, sans doute pour doper les ventes de sa propre littérature ?

    Dr Pierre Rimbaud

  • « Je ne suis pas raciste, mais… »

    Le 12 décembre 2020

    Ce début de phrase " n'augurerait rien de bon".
    Et pourquoi donc?
    Cette précaution oratoire est bien souvent rendue nécessaire parce que le mot raciste est utilisé à tort et à travers.
    Elle pourrait être suivie par exemple de : "Je n'aime pas la culture musulmane" ce qui serait sans nul doute interprété par certains comme du racisme alors que des musulmans, il y en a des blancs, des noirs, des jaunes, de toutes les couleurs et que cela n'a strictement rien à voir avec la race.
    De même, il suffit d'émettre des réticences contre la présence d'aluminium dans les vaccins ou contre la disparition des vaccins éprouvés et bon marché remplacés brutalement par un cocktail de dix vaccins obligatoires pour se trouver catalogué "anti vaccins et complotiste".
    Il ne serait donc pas inutile, avant d'exprimer ces réticences de préciser : "Je ne suis pas antivaccin mais.."
    Je ne résiste pas au plaisir d'une citation bien connue mais trop peu prise en compte"
    "Mal nommer les choses, c'est ajouter aux malheurs du monde".

    Dr Joël Delannoy

  • Pensée unique obligatoire

    Le 12 décembre 2020

    Dans notre société d'aujourd'hui il est interdit d'émettre un avis précautionneux au risque de se faire lyncher par tous les biens pensants bouffis de leurs certitudes...et de leur égo. Je pense personnellement que parfois nos certitudes sont aussi nos faiblesses... Cette obligation de marcher au pas cadencé me rappelle l'époque pas si lointaine de l'URSS (et actuellement de certaines dictatures) où l'on finissait au goulag pour oser la différence. Vous avez dit démocratie, pas toujours évident quand on lit certains écrits!
    Merci au Professeur Caumes pour sa prudence et le principe de précaution.
    Au fait, nous vaccinons obligatoirement nos enfants contre 11 maladies. Avez vous une idée des vaccins obligatoires pour les petits Allemands et Britanniques? Aucun, ils sont justes recommandés et la mortalité infantile est la même.

    G.Weber,infirmière

  • BFM, CNEWS, LCI, FR Inter, RTL, Sud Radio

    Le 12 décembre 2020

    Citer à tout bout de champ Galilée devient un peu usant d'autant que c'est toujours mal à propos ; Galilée est régulièrement cité par nos homéopathes de service, nos complotistes, pour argumenter leur propos minoritaire ou rejetés par la majorité ; nous sommes tous des Galilée !

    Caumes n'a certainement pas l'usage des médias, s'est déjà fait à juste raison reproché des approximations dans son évaluation de l'épidémie ; le comique Raoult est à cet égard bien meilleur tout en disant des énormités. Je pense que l'erreur majeure de nos médecins médiatiques est de ne pas se rendre compte qu'ils sont totalement manipulés voir roulés dans la farine par les journalistes de tous bords et de toutes opinions, sans vergogne .
    A chacun son métier.

    Plus vulgairement, fermer sa gueule c'est bien aussi, et çà repose tout le monde.

    Dr P.Eck

  • La montgolfière c'est contagieux ...

    Le 12 décembre 2020

    ... notre St Didier de la Galéjade fut le premier cette année à contacter la "maladie de la montgolfière", qui s'attrape sur les plateaux télé au contact de journalistes lourdement infectés eux-mêmes, et qui se caractérise par les signes suivants : réduction du discours à des affirmations simplistes, apparition de signes hystériques puis d'un histrionisme caractérisé, et pour finir entrée dans un délire anti-scientifique paranoïaque, le tout associé à l'augmentation progressive du périmètre crânien jusqu'à atteindre des dimensions considérables. Il n'existe pas actuellement de traitement efficace, la seule possibilité d’éviter l’évolution vers les séquelles mentales graves est le retrait immédiat et définitif des zones de contamination renouvelée, c'est-à-dire des plateaux télé. Je sais de quoi je parle, malgré quelques dégâts cognitifs irréversibles j'en ai réchappé grâce à mes enfants qui m'ont averti.

    Dr Pierre Baque

  • Les doutes du professeur Caumes

    Le 12 décembre 2020

    On le sait tous: donner une opinion face à des confrères ou face à l'opinion publique n'a pas la même incidence ni les mêmes conséquences. C'est évident.
    Instiller le doute sur le vaccins à ARN pourrait viser à ne pas tout miser en France sur ces types de vaccins, en jouant sur leur nouveauté et sur la défiance face aux vaccins dans notre pays.
    La conséquence de ces propos viserait alors à garder au vaccin français Sanofi une part de marché non négligeable, alors qu'il risquait de ne pas être retenu pour une vaccination précoce.
    Le communiqué de Sanofi en fin de semaine nous a fait bien comprendre qu'il est inutile d'attendre son utilisation avant fin 2021. L'intervention du Professeur Caumes serait alors tombée dans le vide et inutile.

    Dr Michel Nabet

  • Bacon...

    Le 13 décembre 2020

    ...a écrit : le doute est le
    premier pas vers la vérité.

    Dr Jean-Pierre Campagni

  • La liberté d'expression n'est que bafouée, en tout domaine

    Le 13 décembre 2020

    La liberté d'expression, tellement bafouée dans la période, n'a pas l'air d'être une préoccupation essentielle, première, avant toute chose, pour beaucoup, sous le prétendu prétexte que la médecine, ne peut se nourrir que d'une vérité indiscutable. Malheureusement, la réalité est plus polymorphe, complexe, et certainement pas réductible à un seul point de vue. Dans le domaine médical, combien de vérités officielles d'un temps, ont été jetées dans la poubelles de nos nombreuses erreurs historiques? C'est la raison pour laquelle, il est primordial d'exprimer toutes les opinions, y compris et même avant tout, celles qui peuvent paraitre les plus impossibles, improbables... Comme l'a dit, en substance, un philosophe et médecin, Karl Jasper, l'utopie d'aujourd'hui est souvent la réalité de demain...

    Dr Christian Trape

  • Particularités de professeurs de médecine

    Le 14 décembre 2020

    Bien sûr ils sont souvent extrêmement brillants!
    Mais en France:
    - Ils sont nommés à vie (sans exception)
    - Ils sont presque toujours issus de milieux favorisés et d'ascendance médicale.(qq exceptions)
    - Beaucoup ne "travaillent plus sur le terrain" et ont une vie médiatique : médias publics, conférences, commissions, relations désintéressées ou non avec l'industrie; (qq exceptions).
    - Ils ont un pouvoir important sur leurs "élèves" pouvant faire et défaire des carrières.
    N'oublions pas tout cela quand nous les entendons dans les médias.

    Dr Don-Pierre Giudicelli

  • Messieurs les censeurs bonsoir !

    Le 14 décembre 2020

    Donc notre confrère aurait du se censurer.
    Staline, Hitler, Franco, Pol Pot, Pinochet étaient de grand partisans de la censure... je ne peux me résoudre a rejoindre ce camp.
    Pensée contre pensée voilà la seule attitude humaniste.
    Messieurs les censeurs, bonsoir !

    Dr Jean Pierre Sapin

  • Toute vérité n'est pas bonne à dire

    Le 14 décembre 2020

    Jean de La Fontaine écrivait ceci dans "Le statuaire et la statue de Jupiter : "L'homme est de glace pour la vérité. Il est de feu pour le mensonge".

    Qu'est ce qui pose problème ? Ceux qui savent, se questionnent et prennent la liberté de douter ? Ceux pétri de convictions, vraies ou fausses, sachant que ces connaissances parlent du vivant, interrogeant le biologique et donc l'unicité biologique de chacun ?

    A moins que ce ne soit la mise en pâture de propos médicaux au mauvais endroits, aux mauvaises personnes... parce que ce que l'on peut raisonnablement discuter entre professionnels possédant un habitus scientifique n'aura pas la même portée ni le même sens que pour une personne non initiée à ce type de débit, étrangère aux connaissances de bases permettant de prendre ce que l'on dit l'autre comme une information que l'on confronte aux siennes propres, scientifiques pour se positionner (ou pas).

    Le non initié aux sciences médicales prend tout argent comptant. Il ne comprend que ce que ses propres connaissances lui permettent de comprendre. Et s'il ne comprends pas, il peut jouer avec l'information à son gré, n'y voyant aucun risque à répandre une infox médicale.

    Les médias sont une plaie chronique. C'est une boite de Pandore : une fois pris dedans, on n'en sort pas indemne. Autant ne pas commencer mais tout dépend des raisons qui nous ont poussé à répondre à une demande.
    On peut aller sur un plateau télé en toute bonne fois sans pour autant avoir la Montgolfière ! Mais quand on reste réservé, les médias n'aiment pas. Alors comme Pinocchio, il aurait mieux valu fuir le parc d'attraction...

    Et on ne peut empêcher un vilain d'être vilain. Il y aura toujours des personnes pour critiquer parce que pour certains, c'est leur sport favori : exister en salissant l'autre, se croyant ainsi plus fort, l'autre devenant ainsi leur faire valoir.
    Et puis c'est un sport devenu très français que de vouloir sans cesse déstabiliser l'autre, lui faire mordre la poussière. Il n'est respecté ni le rôle (on demande à un ministre de se taire, on le remet personnellement en cause sur un plateau télé...). Je trouve notre société violente et les médias, pour ne pas dire responsables de ce jeu sordide, au moins complices.

    Lao Tseu dans "Tao The King " lui, écrivait cela : "Quand le peuple est difficile à gouverner, c'est qu'il en sait trop long. Celui qui prétend procurer le bien d'un pays en y répandant l'instruction, celui-là se trompe et ruine le pays. Tenir le peuple dans l'ignorance, voilà le salut de ce pays".

    Ce qui pose problème, c'est le mélange des genres. C'est précisément que que dit le Dr Robert Chevalot. Pour avoir fait des formations pour devenir assistante maternelle, on découvre des pratiques et des croyantes qui peuvent surprendre. Cale fait la lie malheureusement des "stroumph grincheux", ceux dotés d'un esprit de contradiction à tout crin, prêtes à se contredire eux-mêmes pourvu que ce soit contraire à ce que vous leur dites.

    C. Durand (IDE)

  • Un peu de bon sens !

    Le 14 décembre 2020

    On nous rabâche avoir fabriqué des vaccins anti-covid en qq mois grâce aux budgets colossaux récoltés... que ne l'avons-nous fait avec le HIV où plus de 30 milliards de dollars ont déjà été engloutis, et toujours rien, d'autant plus que toutes les tentatives de vaccins corona ont toutes foirées depuis qq 20 ans... Moderna annonce même avoir fabriqué le sien uniquement par séquençage sur ordinateur en qq jours. Et on commande sans dossiers sérieux dans les mains des centaines de millions de doses avec des essais discutables, des effets collatéraux annoncés nombreux (3 à 10% de grade 3 dans le Pfizer), des contre-indications allergiques (qui touchent 30% de la population française), quid des compositions, des bidouillages génétiques, PEG, adjuvants ? Et on va commencer par les seniors, au système immunitaire dégradé. On se fout du peuple alors qu'on dispose de plusieurs traitements appropriés, peu onéreux et efficaces malgré les dires des institutions corrompues. Quand va-t-on stopper ce business mortifère ?

    Serge Rader (pharmacien)

  • Mr Serge Rader : Instruit nous !

    Le 14 décembre 2020

    1-" toutes les tentatives de vaccins corona ont toutes foirées depuis qq 20 ans... " : Ah oui ? Merci de nous documenter ça ! La bande des 4 saisonniers (NL63, HKU1, 229E, OC43) ? SARS-CoV-1 ? MERS-CoV ?

    2-"On se fout du peuple alors qu'on dispose de plusieurs traitements appropriés, peu onéreux et efficaces malgré les dires des institutions corrompues " : Ah oui ? De quels traitements s'agit t'il ? L'espoir nait, ne pas décevoir !

    3-La leçon sur la sénescence immunitaire mériterait d'être développée : Impossible, faute de bagage ad-hoc : Wagner A et coll. Vaccines to prevent infectious diseases in the older population: immunological challenges and future perspectives. Front Immunol 2020; 11: 717 doi: 10.3389/fimmu.2020.00717
    Désolé c'est en anglais et hors YT !

    Le reste renvoi à la logorrhée habituelle : toujours instillée, jamais documentée, toujours infirmée point par point. Coté censure, nous sommes rassuré : Libre parole assurée dans les colonnes du JIM

    Jamais de surprises dans les commentaires : Revoila "Staline, Hitler, Franco, Pol Pot, Pinochet"
    Que le Dr Sapin condamne fermement (on respire) alors que les pauvres Amin Dada, Mobutu et consort ne sont même pas cités ! Pas un mot sur l'occupation ?
    Heureusement Jean de la Fontaine, Lao Tseu et même Pinocchio tirent leur épingle du Jeu. En attendant Winnie ou Sissi ?

    Il n'est pas inutile de relire le sujet avant de rédiger une copie n fois lue et remachée.

    Du Grand Guignol. Sans les rires.

    Dr JP Bonnet

  • Les doutes Pr Caumes

    Le 16 décembre 2020

    Le Pr Caumes est un personnage respectable. Il a eu le courage d'exprimer son opinion. C'est tout à son honneur.
    J'ajoute que de très nombreux professeurs et médecins partagent son opinion.
    Alors soyons un peu plus respectueux des uns et des autres.

    Dr Roland Plumeau

  • Pour une communication ouverte sur l'incertitude scientifique

    Le 17 décembre 2020

    Les Français seraient-ils si différents des Allemands ? incapables de comprendre la notion d'incertitude ?

    Odette Wegwarth et al.. Assessment of German Public Attitudes Toward Health Communications With Varying Degrees of Scientific Uncertainty Regarding COVID-19. JAMA Network Open. 2020;3(12):e2032335. doi:10.1001/jamanetworkopen.2020.32335

    La majorité des répondeurs à cette enquête préfèrent une communication ouverte sur l'incertitude scientifique...

    Jérôme Biollaz

  • Soldat !

    Le 19 décembre 2020

    Marche au pas et ne sort pas du rang !
    Sinon....? une bonne mise à pied comme d’autres cette semaine lui fera raison retrouver !
    Et sinon...? Il reste l’isolement en unité psychiatrique !
    L’oubli total, on tourne la page et on vaccine !
    On ne va quand même pas jeter ces milliards d’€ de bons vaccins bien frais ?!

    P. Garcia (pharmacien)

  • La connaissance crée le doute ou l’inverse ?

    Le 19 décembre 2020

    J’arrive un peu tardivement sur ce post, et je n’ai pas suivi les dires du Pr. Il rejoint le scepticisme d’un autre Pr de Marseille, connu depuis des années sur la vaccination en général.
    Je recommande la lecture du rapport de l’HAS sur le sujet pour ceux qui ne l’on pas déjà lu

    https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-11/rapport_-_immunite_au_cours_de_linfection_par_le_sars-cov-2_2020-11-30_17-25-10_860.pdf

    Dr Wladimir Melnick

  • Remarque au Dr Wladimir Melnick

    Le 19 décembre 2020

    Le rapport évoqué de l'HAS comporte 134 pages :
    "Aspects immunologiques et virologiques de l’infection par le SARS-CoV-2
    Variabilité génétique, réponses immunitaires, plateformes vaccinales et modèles animaux"

    Dés la page 2 tout est dit : "Cibles concernées : Professionnels de santé, Journalistes, Grand Public"
    Reste à savoir qui lira , même si un effort de résumé est fait par les auteurs (p8-21)
    Reste à savoir si on souhaite ratisser large, creuser profond ou tout simplement être utile en étant "synthétique".

    La diatribe prête à consommer de Mr P. Garcia , agrémentée par des rappels à l'actualité médico-judiciaire , n'appelle pas d'autre commentaire que celui fait le à Mr S.Rader le 14/12.
    Nos deux collègues tireront profit de la lecture du document HAS évoqué ? Improbable, même si "Tous et Grand public "

    Dr JP Bonnet


  • Le monde, la médecine et surtout la pensée ne sont pas si simple que cela

    Le 19 décembre 2020

    Pour résumer en une phrase à cet article engagé et partisan. Faudrait il qu’il n’y ait qu’une pensée unique ?
    Ça en arrangerait beaucoup, les ardents partisans de complotisme quand on n’est pas d’accord avec eux.
    Et bien non, le monde, la médecine et surtout la pensée ne sont pas si simple que cela.

    Dr Patrick Stora

  • Confraternité (au Dr Bonnet)

    Le 20 décembre 2020

    A l’attention du Dr JP Bonnet.
    Mon commentaire ne faisait que mettre en lumière la façon dont sont pointés du doigt et accusés de complotistes toutes les personnes (scientifiques ou non) qui osent (se) poser des questions et/ou douter de ce qu’ils ne voient pas où ne comprennent pas. La science a toujours fonctionné ainsi et j’espère que vous également.
    Sinon, je me ferais un plaisir de « d’échanger » mon poing de vue plus en détail avec vous cher confrère ...en espérant qu’il vous reste encore une dent contre un méchant pharmacien grand public.
    En attendant je me plonge dans la lecture du conte de noël de la HAS en espérant que le père noël arrivera bientôt avec ses vaccins par milliers...

    P. Garcia (pharmacien)

  • Déserteurs & Résistants : Réponse " HAS " à P Garcia et à W Melnick

    Le 20 décembre 2020

    Les métaphores guerrières étant devenues de mise au plus haut comme au plus bas niveau depuis quelques mois, il nous faut constater la présence de Déserteurs comme de Résistants.
    Je ne confond cependant pas Clairvoyance documentée, et Illuminations jetées en pâture pour meubler le vide.

    ClairvoyanceS documentées ?. Celle de :
    • Cheng VC et coll . Severe acute respiratory syndrome coronavirus as an agent of emerging and reemerging infection. Clin Microbiol Rev. 2007 Oct;20(4):660-94 doi:10.1128/CMR.00023-07 : « Ce qu'il fallait avoir lu »
    • Paules CI et coll . Coronavirus Infections—More Than Just the Common Cold. JAMA. 2020 Jan 23;323(8):707–708 doi:10.1001/jama.2020.0757 : Idem
    • AJ London et coll . Against pandemic research exceptionalism : Crises are no excuse for lowering scientific standards. Science. 2020 May 1;368(6490):476-477 : Idem

    Pédiatre hospitalier et pire chirurgien, aucune dent (au figuré!) à craindre contre personne ... pharmaciens (Pourfendeur de Big-Pharma ?) ni autres.
    Pas de confraternité excessive quand elle devient "cache-misère", paravent ou parachute.
    Peu de tolérance pour les excès réitérés et notoires de Mr S Rader.
    Condamnation argumentée des abus de faiblesse(s) ou grains de Fiel opportunistes des mouches du coche.

    MAIS Partisan fervent des " Grand Rounds " scientifiques contradictoires qui ont illuminé (pour certains) nos pratiques
    Être utile, Point-Barre, c'est aussi cela la confraternité :

    Un avis* de la HAS du 17/12/2020 COMPLETE sa recommandation vaccinale « Stratégie de vaccination contre le SARS-Cov-2 - Recommandations préliminaires sur la stratégie de priorisation des populations à vacciner » du 27/11/2020 dans un questions-réponses pragmatique (7pages)

    Il apporte (page 6-7) , entre autres (Grossesse , T21) , des éléments prudents de réponses aux deux questions que j’évoquais hier dans le JIM du 14/12 (« Vers une immunité augmentée contre le SARS-CoV-2 ? ») que je vous invite à consulter :
    1- Tous les sujets ayant eu une PCR positive , vaccinés in vivo , sont t’ils candidats au(x) vaccin(s) Covid ?
    Q : « S’agissant des patients ayant été infectés par le virus de la Covid19 et leurs contacts … »
    R : « La HAS estime donc à ce stade, qu’il n’y a PAS LIEU de vacciner systématiquement les personnes ayant déjà développé une forme SYMPTOMATIQUE de la COVID. Toutefois, dans le respect des recommandations préliminaires , ces personnes doivent pouvoir être vaccinées si elles le souhaitent à l’issue d’une décision partagée avec le médecin. Dans ce cas il parait alors préférable de respecter un DELAI MINIMAL DE 3Mois à partir du début des symptômes.»

    Cette notion de DELAI renvoie aux «post-longs COVID» pour lesquels une vaccination trop précoce rendrait difficile l’imputabilité des symptômes

    Innocuité vaccinale dans ces conditions : « Les données dont on dispose avec un recul moyen de 3mois, permettent, à ce stade, de considérer qu’il n’y a PAS d’effet indésirable grave particulier dans cette population. »
    Il est NON discutable que les réactions « immuno-allergiques » graves de mécanismes supputés plus qu'établis , sans facteur de risque identifié , en climat Covid PRE-VACCINAL doivent interpeller : " KAWA - COVID post infecteux " pédiatriques , "NEURO-COVID post infecteux"
    L'épreuve du NOMBRE & du TEMPS nous renseignera : Aprés et pas Avant

    La HAS rappelle les limites cinétiques des SEROLOGIES et notre incapacité actuelle à en saisir la signification protectrice , « neutralisante » , en routine : « Ne pas réaliser de sérologie avant vaccination & Ne pas tenir compte d’une éventuelle sérologie positive ou négative pour décider de la vaccination » (p7)

    2- Ayant été vacciné Covid , que deviennent pour moi et mon entourage les « mesures physiques » ?
    La HAS indique (p4) , comme l’OMS : « L’ABSENCE de données sur l’efficacité des vaccins sur la TRANSMISSION de la maladie »
    Ceci est un début de réponse distinguant clairement : Apport sanitaire probable - Tolérance : à suivre - Apport épidémiologique sur la dynamique de transmission : Inconnu car non évalué (et pour cause !) mais aussi non prioritaire en regard de l'axe sanitaire efficacité - tolérance
    Chaque plateforme vaccinale à venir devra être évaluée de la sorte , sans analogies ou projections qui nous ont aussi souvent instruits qu'égarés

    Les appels prématurés mais anticipatifs de «politiques» (UDI) à la lévée des mesures barrières pour les vaccinés de fraiche ou future date dans le cadre d’un « PASSEPORT vert » relève de la démagogie ou de l’INVITATION VACCINALE infantilisante sans le moindre fondement scientifique actuel (OMS) . Son impact incitatif , humain , économique et …touristique ne peut échapper
    C’est cette option qui sera retenue en Israël : «délivré deux semaines après l' administration de la deuxième dose du vaccin» . Son premier ministre a inauguré hier la campagne vaccinale … après avoir levé le couvre-feu pour Hanouka le 10/12

    Cette option n’a jamais été évoquée pour les primo-infectés documentés (PCR) , vaccinés in vivo : Supposer la supériorité de l’immunité vaccinale , «superhuman SARS-CoV-2 immunity»** , sur l’immunité naturelle relêve actuellement de l’extrapolation non documentée , elle
    Vacuité pour la première
    Nous disposons de données Covid (et non "autres") pour la seconde : Muge Cevik et coll. SARS-CoV-2, SARS-CoV, and MERS-CoV viral load dynamics, duration of viral shedding, and infectiousness: a systematic review and meta-analysis . Lancet Microbe Nov19, 2020 doi.org/10.1016/S2666-5247(20)30172-5

    Ces éventuels « passeports » numériques ouvriront probablement un nouveau gouffre ou chantier dans les mois à venir : Protection des données privées , Droits de l'Homme , Constitutionnalité , Précautionnisme momifiant national aussi

    * Décision n° 2020.0308/AC/SEESP du 17 décembre 2020 :
    https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2020-12/decision_n_2020.0308_ac_seesp_du_17_decembre_2020_du_college_de_la_has_portant_adoption_de_reco_completant_la_reco_vaccinale.pdf

    ** Burton D.R et coll . Toward superhuman SARS-CoV-2 immunity ?. Nat Med (2020) Nov30 doi.org/10.1038/s41591-020-01180-x

    « Old School ? »

    Dr JP Bonnet

  • La France va mal

    Le 20 décembre 2020

    Il y a encore, heureusement, quelques médecins qui osent exprimer leur point de vue.
    J'ai été ulcéré en entendant Mr Cayrol sur C NEWS. Ce Monsieur sans doute diplômé de virologie a dit que le Professeur Caumes pourrait se taire ! Et lui, grand scientifique a le droit de l'ouvrir ! On aurait le droit de s'exprimer si et seulement si, on est de son avis. Belle leçon de démocratie. La France va mal ...

    Dr Alain David

  • Et l'espoir ?

    Le 20 décembre 2020

    Et l'espoir dans tout ça ? L'espoir d'en finir avec ces gestes barrières qui deviennent insupportables pour beaucoup d'entre nous ? L'espoir de retrouver une vie normale et de revoir les gens sourire ? L'espoir que ces vaccins permettront de protéger nos proches les plus vulnérables ? Bien sur ces vaccins seront sous haute surveillance comme jamais dans l'histoire de la Médecine. Mais dans un pays où la défiance des anti-vaccins est une des plus grande au Monde (et oui, d'autres pays européens comme l'Allemagne n'ont pas besoin de rendre 11 vaccins obligatoires, les seules recommandations suffisent à l'adhésion de la population), dans un pays où les polémiques sont les plus grandes (vaccin hépatite B et sclérose en plaques ?). En Allemagne pas de polémique, une plus grande part de la population s'est fait vacciner, et aujourd'hui moins de cancers hépatiques secondaires qu'en France car les Allemands sont mieux protégés ! La polémique du changement d'excipient du Levothyrox ? Dans les autres pays européens qui sont passés à la nouvelle formule depuis, il n'y a pas eu de problème comme en France ! et oui, la France est un grand pays de scepticismes, de polémiques (largement entretenues par les médias), donc ne vaut-il pas mieux diffuser un message d'espoir pour nos patients, les rassurer, plutôt que de polémiquer sans cesse pour des problèmes d'égos ? Comment voulez-vous que nos patients aient confiance en leurs professionnels de santé si ceux-ci se chamaillent en permanence ? Bien sûr il faut débattre, il faut échanger, il faut rester prudent sur les affirmations des uns et des autres, mais au final ne faut-il pas s'accorder pour délivrer un message d'espoir ?
    En mémoire de tous nos confrères morts au combat, (j'en connais personnellement), et qui auraient bien mérité de bénéficier d'un vaccin les protégeant...

    Dr Vincent Dsiurdsi, pharmacien d'officine

  • Pas dans un journal médical

    Le 23 décembre 2020

    Le titre accusateur et moraliste ne devrait pas être utilisé dans un journal médical d'information à destination des médecins.
    Journalistes vous vivez de ce genre de pratique qui n’aident pas vos lecteurs dans leurs analyses. Voyez du côté de Voici, le Sun ou le Daily mirror.
    Quant à nous, cherchons, soutenons de vrais professionnels.

    Dr Pierre Lassalle

  • Remarques au Dr Lassalle

    Le 28 décembre 2020

    La lecture des commentaires nous rappelle, si besoin était, que la différence d'information médicale entre soignants (théoriquement renseignants) et soignés (théoriquement renseigné, "informés", "éclairés") peut être ténue.
    La raison en est simple sur un sujet de-novo 1an et 27jours au moins aprés : Bien souvent des sources d'informations identiques : Sites, Blogs, Médias, Réseau Sociaux divers.

    Certains travaux journalistiques sont sous-tendus par infiniment plus de rigueur que certaines affirmations "EMINENCE-BASED" ou "WIND-BASED".
    Les généralisations sont toujours hâtives, l'outrance est rarement pédagogique. Bien que.

    Le retour à la source, aux travaux acceptés ou publiés, à la LECTURE CRITIQUE est chronophage , astreignant. Il renvoie à une éducation médicale qui n'aurait pas due être abandonnée ou aurait due être acquise. Si le sujet change, la méthode reste identique : C'est dans les vieux pots etc ?

    On ne peut revendiquer l'obligation de résultats sans s'astreindre à celle de moyens et donc de formation.

    Deux exemples complémentaires :
    1- Ce WE : JT 20H - Journaliste Médecin indiquant que " 5% des (anciens) infectés se RE-infectaient " : ARCHI-FAUX , heureusement mais quel impact sur les "écoutants"!
    Version plus documentée : <10 observations publiés / « 79 853 907 » (J.H hier) : Histoires de chasse à ce jour, sous réserve de l’épreuve du temps et du gouffre de l’émergence de VARIANTS cliniquement et/ou épidémiologiquement significatifs.
    Il ne fait aucun doute que de nouvelles observations apparaitront, sans interférer avec leur rareté, bien loin des "5%" évoqués.

    • Arafkas M et coll . Current meta-analysis does NOT support the possibility of COVID-19 REinfections . J Med Virol. 2020 Sep8 doi: 10.1002/jmv.26496
    PUIS :
    • Iwasaki A. What REinfections mean for COVID-19. Lancet Infect Dis. 2020 Oct 12:S1473-3099(20)30783-0 doi: 10.1016/S1473-3099(20)30783-0
    • Tillett RL et coll . Genomic evidence for REinfection with SARS-CoV-2: a case study. Lancet Infect Dis. 2020 Oct 12:S1473-3099(20)30764-7
    doi: 10.1016/S1473-3099(20)30764-7
    • Sharma R et coll . A Patient with Asymptomatic SARS-CoV-2 Infection Who Presented 86 Days Later with COVID-19 Pneumonia Possibly Due to Reinfection with SARS-CoV-2. Am J Case Rep. 2020 Dec 1;21:e927154
    doi: 10.12659/AJCR.927154

    2- La semaine dernière : " C'est dans l'air " - PH infectiologue parisien : "Les (anciens) infectés asymptomatiques ne développent pas d'immunité"
    FAUX : 04 travaux rassurants, concordants accordent aux infectés une immunité humorale MEMOIRE B, précoce et surtout DURABLE (>8MOIS) : G. E. Hartley et coll . RAPID generation of DURABLE B cell MEMORY to SARS-CoV-2 spike and nucleocapsid proteins in COVID-19 and convalescence . Science Immunology 22 Dec 2020: Vol. 5, Issue 54, eabf8891 doi:10.1126/sciimmunol.abf8891
    Supposer l’infériorité de l’immunité naturelle sur l’immunité vaccinale relève actuellement d’analogie ou extrapolations conduisant à des conclusions divergentes (Ex °« Rougeole vs HPV ») non applicables aux plateformes vaccinales Covid en cours ou à venir : Burton, D.R et coll . Toward superhuman SARS-CoV-2 immunity?. Nat Med (2020) Nov30
    doi.org/10.1038/s41591-020-01180-x
    Bien différent des "sérologies" et en accord à ce jour avec l'HAS : Décision n° 2020.0308/AC/SEESP du 17 décembre 2020

    Dr JP Bonnet

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