Le Professeur Fourtillan refuse de mettre un terme à ses travaux

Poitiers, le mercredi 25 septembre 2019 – Jeudi 19 septembre, l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) sommait les professeurs Fourtillan et Joyeux de mettre un terme à un essai clinique visant à administrer par voie transdermique des hormones du sommeil (dont une qui aurait été identifiée par le Pr Fourtillan mais dont l’existence est vivement contestée) à des patients souffrant d’affections neurologiques ou psychiatriques.

Malgré la saisine, par l’institution sanitaire, du pôle santé du parquet de Paris, les deux universitaires à la retraite refusent de mettre un terme à leur expérimentation et nient, une nouvelle fois, le caractère d’étude clinique de leurs travaux.

« Pas un essai clinique au sens réglementaire… »

Dans un long courrier adressé à la presse, ils détaillent : « l’essai de ces patchs n’est pas un essai clinique, au sens réglementaire du terme, qui doit être soumis à l’aval de l’ANSM, parce qu’il n’est pas effectué avec un médicament. Le fabricant du patch [la SODEVAL, une entreprise gérée par…le Pr Fourtillan NDLR] mentionne sur l’emballage : "Technical sample. Not for human use" ce qui signifie que ce n’est pas un "médicament" et que son utilisation est de l’unique responsabilité des 402 personnes » expliquent les deux praticiens. Mais cet argument a déjà été repoussé par l’ANSM qui rappelle que les tests sur des dispositifs médicaux, tel que des patchs, doivent faire l’objet d’une autorisation. 

Par ailleurs dans un courriel adressé aux participants de cette étude qui ne dit pas son nom, le Pr Fourtillan (qui avec le professeur Joyeux a lui-même expérimenté le fameux patch !) promet qu’il ne mettra pas un terme à ces investigations.

La dérive sectaire se précise

Parallèlement aux déclarations des deux praticiens, un élément troublant dévoilé par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) à l’AFP conforte le sentiment d’une dérive sectaire. L’institution dirigée par le Dr Blisko révèle en effet avoir reçu « trois signalements, entre novembre 2018 et février 2019 ». « Trois soirées, dans trois lieux différents » auraient été organisées « pour des professionnels de santé » susceptibles de compter parmi leurs patients des personnes atteintes des maladies neurologiques concernées (maladie de Parkinson et Alzheimer). Anne Josso, secrétaire général de la Miviludes précise que pour ces patients « des patchs circulaient sous le manteau, vendus au prix de 1 500 euros ». L’objectif assumé était de « lever des fonds pour le financement d’un médicament en cours de développement ».

Parkinson : la faute aux vaccins et au Maalox !

En outre, dans leurs récents courriers, les deux professeurs proposent une étiologie étonnante concernant la maladie de Parkinson : « Dans le cadre de cette étude, nous avons constaté que dans le groupe des 140 personnes atteintes de la maladie de Parkinson, tous avaient reçu des métaux lourds : aluminium, mercure, plomb, avec la répartition suivante : près de 30 % des patients les plus jeunes ont reçu le vaccin contre l’hépatite B (qui contient de l’aluminium) dans les 20 à 30 ans qui ont précédé la déclaration de la maladie ; près de 10 % des patients ont reçu de l’aluminium sous forme de pansements gastriques (Maalox, Phosphalugel…), dans les 20 à 30 ans qui ont précédé la déclaration de la maladie. Tous les autres patients, les plus âgés, ont reçu du mercure sous forme de plombages dentaires ».

Alors que de telles divagations confirment le manque de rigueur scientifique total des deux praticiens, sur le plan judiciaire, si le Pr Fourtillan ne se plie pas à la décision de l’ANSM, le pôle santé du parquet de Paris pourrait prendre des mesures plus vigoureuses qu’une simple admonestation administrative…

F.H.

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Vos réactions (2)

  • Expérimentation occulte

    Le 25 septembre 2019

    Où il se confirme que la vieillesse peut être un naufrage, même si le sens des affaires reste préservé.

    Dr Alain Perla

  • Joyeux drilles

    Le 25 septembre 2019

    Joyeux et Fourtillan sont-ils vraiment plus farfelus et plus dangereux que Mme Rivasi député européenne adepte du scientisme anti vaccins ou que les grands défenseurs de l’homéopathie?
    Il est certes plus facile de taper sur 2 vieillards cacochymes qui ont besoin d'arrondir leur retraite que sur des possibles décideurs bien plus dangereux et pourtant tellement épargnés et bien trop respectés ; la vieillesse n’a pas l’exclusivité du naufrage.
    restons vigilants et mort aux cons (Cavanna).

    Dr P Eck

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