Levothyrox : esclandre d’un avocat face au refus des experts de procéder à une analyse pharmacologique de la nouvelle formule

Toulouse, le mardi 26 mars 2019 - Les procédures judiciaires concernant la nouvelle formule du Levothyrox se poursuivent et demeurent marquées par de nombreuses péripéties. Ainsi, hier, encouragés par l’un de leurs avocats, Jacques Lévy, une quarantaine de plaignants ont décidé de refuser les expertises qui avaient été ordonnées par la justice, pour en dénoncer les limites. Tout a commencé vendredi quand Maître Lévy a demandé aux experts diligentés par le Tribunal de grande instance de Toulouse de procéder à une analyse pharmacologique du médicament. Alors que le tribunal s’est déjà opposé à cette demande, en faisant notamment valoir les résultats rassurants des analyses conduites par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) qui ont conclu à la conformité du médicament, les experts ont une nouvelle fois exclu une telle approche. Jacques Lévy a alors décidé de claquer la porte : « Dans la mesure où on ne va pas rechercher la vérité, nous n'avons rien à faire dans des expertises de ce type » a-t-il dénoncé, suspectant par ailleurs des liens d’intérêt entre un des experts et les laboratoires Merck. A ses yeux, étant juge et partie, l’ANSM ne peut être considérée comme un interlocuteur crédible pour attester l’absence de nocivité du médicament. Il a encore estimé qu’il existait un « a priori abominable » vis-à-vis des patients. Commentant cette réaction de l’avocat, le directeur juridique de Merck France, Florent Benadoum, a estimé « que l’annulation des expertises du jour (…) pénalise en premier lieu les patientes ».
 

M.P.

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Vos réactions (2)

  • Malheureuses victimes

    Le 26 mars 2019

    Les personnes auxquelles la "nouvelle formulation" du Levothyrox a été prescrite sont indubitablement victimes d'une extrême toxicité.
    Celle des avocats.

    Dr Pierre Rimbaud

  • Les "malades" de la thyroïde

    Le 30 mars 2019

    Le principal problème serait de connaître la justification des traitements thyroïdiens des "malades" du nouveau Lévothyrox. Il faut rappeler qu'en France il y a 90 % de plus de patients traités pour la thyroïde que dans les autres pays européens.
    Il est hautement probable que la majorité de ceux qui présentent des troubles bizarres suite à l'administration du nouveau Lévothyrox font partie des 90 % de patients traités sans raison pour la thyroïde - pour faire maigrir, donner un coup de fouet pour les intoxiqués aux benzodiazépines et j'en passe.

    Les médecins qui ont prescrit des traitements thyroïdiens sans la moindre justification devraient être poursuivis et suspendus quelques mois, le temps de se recycler.

    Dr Guy Roche, ancien interniste

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