Les enfants sportifs ont une meilleure santé mentale !

Chez les enfants, les troubles de la santé mentale (TSM) rassemblent plusieurs affections comme les troubles anxieux, les troubles dépressifs, l’hyperactivité avec déficit de l’attention ou encore les troubles du comportement perturbateurs.  

On estime que 10 à 20 % de la population pédiatrique en seraient atteints, et une intervention précoce pourrait prévenir les problèmes de santé mentale ultérieurs.

Il a déjà été établi que la participation à des activités de loisir organisées a un impact mental positif pendant l’enfance. Ces activités, comme le sport ou le théâtre, présentent des points communs : être structurées, avoir des objectifs et des règles bien définies, répondre à un calendrier et renforcer les compétences. Elles permettraient une meilleure régulation des émotions, des liens positifs avec les pairs et les adultes, voire la communauté au sens large.

C’est, en tout cas, ce que suggèrent la plupart des études qui ont été conduites chez les adolescents. De fait, on manque d’information concernant les effets chez les enfants.

Avec plusieurs activités extra scolaires, c’est encore mieux


Un intéressant travail, qui contribue à combler ce manque, vient d’être publié par une équipe néerlandaise. Cette dernière a exminé la participation de 5 010 enfants âgés de 4 à 12 ans à une activité sportive (AS) ou non sportive (ANS) (chant, théâtre, scoutisme, activité manuelle, etc.), ainsi que l’étendue de ces activités. Les parents ont complété le questionnaire sur les forces et les difficultés (SDQ : The strengths and difficulties questionnaire), un outil de dépistage émotionnel et comportemental qui mesure le risque d’avoir des troubles de la santé mentale.

Au total, la population étudiée comportait 48 % de filles pour un âge médian de 8 ans. Plus de la moitié (58 % des enfants) avait participé à une AS et moins d’un quart (22 %) à une ANS. La proportion d’enfants à haut risque de TSM était plus faible chez les pratiquants d’une AS (OR 0,66 versus non-participants), comme d’une ANS (OR 0,69). Enfin, plus l’éventail des activités était large, moins le risque de TSM était élevé (Odds Ratio OR 0,61 pour une activité, OR 0,48 de 2 à 5 activités, la majorité en faisant 2).

Ces résultats montrent deux choses en particulier. La première est que le sport constitue la principale activité organisée des 4-12 ans et que les pratiquants sont moins exposés aux TSM. La seconde, c’est que participer à plusieurs activités protège aussi des TSM, contrairement à ce qui est parfois avancé.

Dr Patrick Laure

Référence
Boelens M, Smit MS et coll. : Associations between organised leisure‑time activities and mental health problems in children. Eur J Pediatrics 2022; 181:3867 – 3877. doi: 10.1007/s00431-022-04591-9.

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