Ensemble, aidons vos patients à adopter le réflexe fruits et légumes !



Cet article est une publication de l’Agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes.






Vos patients le savent, manger des fruits et légumes, c’est bon pour la santé. Mais cela n’est pas suffisant pour qu’ils passent à l’action, puisque près de 70% des adultes et 90% des enfants ne respectent pas la recommandation du PNNS. 1
Pourtant l’enjeu est de taille car, comme de nombreuses études scientifiques ont pu le démontrer, la consommation quotidienne de fruits et légumes joue un rôle essentiel dans la prévention des maladies chroniques telles que l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et certains cancers. Et ces bénéfices sont d’autant plus importants si l’adoption de ces bonnes habitudes alimentaires se fait dès le plus jeune âge. 2

Face à cet enjeu, votre rôle est essentiel. La littérature montre en effet que de nombreux patients souhaitent améliorer leurs habitudes alimentaires et attendent un soutien de leur médecin 3   – un acteur auquel ils accordent une grande confiance.4.
Pour appuyer votre action, nous avons élaboré un nouveau dispositif, basé sur les sciences comportementales 5 , qui encourage le passage à l’acte.

Le principe : apporter à vos patients des conseils concrets et pratiques pensés pour lever les principaux freins à la consommation de fruits et légumes et ainsi favoriser l’installation d’un réflexe dans les habitudes alimentaires.

Ce dispositif est composé de 2 outils complémentaires :

 

Un support d’appel pour interpeller le patient de manière positive, l’inviter à s’interroger et engager la discussion sur le sujet des fruits et légumes.


Un dépliant qui propose des solutions simples et pratiques pour répondre aux principaux freins à la consommation de fruits et légumes : faciliter la préparation des fruits et légumes et leur redonner de la gourmandise.





Gagner en efficacité grâce à une approche basée sur les sciences comportementales

Répéter qu’il faut manger au moins 5 fruits et légumes par jour n’est pas suffisant. Pour faire évoluer les habitudes vers des modes de vie plus sains, la littérature a prouvé l’efficacité des démarches s’appuyant sur le changement de comportement. 6

Cette méthode comporte plusieurs étapes que nous avons utilisées pour créer le dispositif « Adoptez le réflexe fruits et légumes » :

1.Identification des principaux freins et leviers de motivation à la consommation de fruits et légumes

Une analyse de la littérature scientifique combinée à notre expertise sur le sujet a identifié comme freins majeurs : l’absence de plaisir et de goût, le manque de temps et d’idées pour cuisiner.7

Les leviers à activer pour y répondre : redonner de la gourmandise aux fruits et légumes et faciliter leur préparation.

2.Définition de solutions simples et concrètes sous une forme attractive pour encourager le passage à l’acte et l’installation de nouvelles habitudes de manière progressive (théorie des petits pas)

Des astuces inspirantes, faciles à intégrer dans son quotidien et des contenus appétissants mis en scène dans un dépliant et poster ludiques.

Ces astuces sont pleinement intégrées dans la théorie des petits pas qui consiste à changer son comportement de manière progressive et continue. En se fixant des objectifs atteignables, le sentiment d’auto-efficacité personnel va être renforcé et pousser les patients à persévérer pour un changement durable.8

3.Recueil de témoignages du terrain

Des outils optimisés à la suite d’une phase de test auprès d’un panel de professionnels de santé (médecins généralistes, pédiatres et sages femmes).

4.Déploiement du dispositif en téléchargement ou par commande en fonction de vos besoins.

   

Les consommations de fruits et légumes restent encore insuffisantes 9

Près de 70% des adultes et 90% des enfants ne respectent pas la recommandation du PNNS, avec des disparités selon l’âge et la région.10
Il est à noter que les jeunes consomment quatre fois moins de fruits et légumes que les plus âgés et qu’il existe des différences de consommation entre le nord et le sud du territoire, avec des différences régionales qui s’expliquent par la répartition des zones de production et l’héritage culturel.

Vous êtes un acteur clé pour accompagner le changement de comportements

D’après une étude réalisée dans 22 pays européens11, 43% des patients pensent qu’ils doivent améliorer leur comportement alimentaire et 2/3 déclarent attendre soutien et conseils de leur médecin généraliste.
En effet, les médecins généralistes, pédiatres et gynécologues constituent un maillon essentiel de la prévention primaire et sont considérés comme des interlocuteurs de confiance par leurs patients12. En outre, de nombreuses études internationales montrent l’efficacité des conseils nutritionnels fournis par les médecins pour modifier les habitudes alimentaires, diminuer l’Indice de Masse Corporelle et améliorer les facteurs de risques cardio-vasculaires et l’obésité.13

Qui sommes-nous ?

APRIFEL, l’Agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes, est une association reconnue d’intérêt général créée en 1981. Sa mission centrale est d’analyser et transmettre la connaissance des liens entre fruits et légumes et santé, sécurité sanitaire et durabilité.

L’objectif : transformer la science en action en mobilisant l’ensemble des parties prenantes, pour promouvoir collectivement une alimentation saine, durable et riche en fruits et légumes.



Références
1. Crédoc – Enquête Comportements et Consommations Alimentaires en France 2019
2. Koletzko B. et al. Prevention of Childhood Obesity. A Position Paper of the global Federation of International Societies of International Societies of Pediatric Gastroenterology, Hepatology and Nutrition (FISPGHAN). J Pediatr Gastroenterol Nutr. 2020; 70(5):702-710.
3. Brotons, Carlos, et coll, et European Network on Prevention and Health Promotion (EUROPREV). 2012. Beliefs and Attitudes to Lifestyle, Nutrition and Physical Activity: The Views of Patients in Europe. Family Practice 29 Suppl 1
4. FranceAgriMer, Interfel, Baromètre de confiance envers les fruits et légumes frais, décembre 2022.
5. Les sciences du comportement sont définies par la DITP comme étant les sciences permettant de mieux appréhender les mécanismes de prise de décision individuelle dans leurs contextes. Cela permet d’identifier les freins comportementaux et de mettre en place des solutions concrètes en utilisant des leviers incitatifs. https://www.modernisation.gouv.fr/loffre-daccompagnement-de-la-ditp/sciences-comportementales
6. Gallopel-Morvan K. (2014). Marketing social et marketing social critique : quelle utilité pour la santé publique ? Les Tribunes de la santé, Sciences Po Les Presses, 2014/4 (n° 45), p. 37-43.
Santé Publique France. Qu’est-ce que communiquer ? [en ligne]. Disponible sur : http://inpes.santepubliquefrance.fr/campagne-communication/communiquer.asp [consulté le 25
juillet 2018].
7. https://www.aprifel.com/fr/article-revue-equation-nutrition/freins-leviers-a-consommation-fruits-legumes/
8. Gurviez P. & Raffin S. Nudge et Marketing Social: Clés et expériences inspirantes pour changer les comportements. Édition Dunod, 2019. ISBN : 978-2-10)080509-9
9. Alimentation : une consommation de fruits et légumes en progression, 2021 [en ligne]. Disponible sur : https://www.vie-publique.fr/en-bref/279249-enquete-credoc-plus-de-fruits-et-de-legumes-dans-lalimentation
10. Crédoc – Enquête Comportements et Consommations Alimentaires en France 2019
11. Brotons, Carlos, et coll, et European Network on Prevention and Health Promotion (EUROPREV). 2012. « Beliefs and Attitudes to Lifestyle, Nutrition and Physical Activity: The Views of Patients in Europe ». Family Practice 29 Suppl 1
12. Eurobaromètre, 2012 « Patient Involvement Report final 09052012 FRENCH - ql_5937_patient_fr.pdf ». http://ec.europa.eu/public_opinion/archives/quali/ql_5937_patient_fr.pdf
13. Sacerdote, et coll 2006. « Randomized controlled trial: effect of nutritional counselling in general practice ». International Journal of Epidemiology

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Vos réactions (3)

  • fruits et légumes

    Le 21 novembre 2023

    Rien que du bon, du diététique pour le plus grand bienfait de nos patients: les intentions de l'APRIFEL sont louables, mais sûrement pas désintéressées. Se cachent probablement derrière cette communication qu'on ne peut qu'approuver des arrières-pensées commerciales pour le plus grand bienfait des grossistes en légumes.
    Restons conscients que d'autres utilisent le même mécanisme (utiliser les médecins comme outil de propagande) pour des causes moins nobles. Mac Donald, par exemple, est un expert dans ce domaine, il y en a beaucoup d'autres.

    Dr J-J Perret

  • fruits et légumes !

    Le 26 novembre 2023

    Comme d'habitude en diététique, c'est sympa pour ceux qui peuvent, inquiétant pour ceux qui n'ont pas les moyens, et, bien sûr, la seule chose qui manque , c'est la preuve non biaisée d'une efficacité réelle ...

    Dr J-P. Boiteux

  • fruits et légumes

    Le 28 novembre 2023

    Les preuve de l'utilité du régime méditerranéen sont innombrables

    Dr J-J. Perret

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