Un cluster de tumeurs cérébrales autour d’une école américaine ?

Woodbridge Township, New-Jersey, le jeudi 21 avril 2022 - En 1999, Al Lupiano, chercheur en science environnementale dans le New Jersey présentait un neurinome de l'acoustique que ses médecins sont parvenus à traiter efficacement.

Vingt ans plus tard, sa compagne était atteinte de la même pathologie et sa sœur découvrait qu’elle souffrait d’un glioblastome. Cette dernière,  infirmière a poussé son frère à enquêter sur cet agrégat avant de décéder au début de cette année à l’âge de 44 ans.

Al Lupiano a décidé de partager son drame familial sur les réseaux sociaux et a alors reçu une centaine de messages d’anciens camarades de son lycée (où sa sœur et sa femme avaient également été scolarisées), la Colonia High School,  lui faisant part qu’ils avaient été atteints de tumeurs cérébrales de différentes formes. Au total, il a pu documenter 94 cas de neurinome de l'acoustique, d’hémangioblastomes, de méningiomes et de glioblastomes parmi les anciens élèves scolarisés entre 1975 et 2014 (environ 15 000 personnes) mais la part de chacune de ces pathologies n’est pas rapportée par la presse américaine.

Des retombées du Manhattan project ?

Or,  la Colonia High School se situe à 17km d’un ancien site de fabrication de bombes nucléaires lié au Manhattan project. Les anciens élèves se rappellent qu’en 1997, le lycée avait été provisoirement fermé alors qu’une roche affleurant dans le jardin de l’établissement s’était révélée hautement radioactive (lorsqu’un professeur de physique montrait à ses élèves comment fonctionnait un compteur Geiger).  

Ces allégations sont donc prises très aux sérieux par l’édile de la ville qui est dorénavant en lien avec le ministère de la Santé, le ministère de la Protection de l'environnement, l’Agency for Toxic Substances and Disease Registry

et le CDC.

Ces institutions ont diligenté une enquête et des mesures sont en train d’être réalisées dans l’établissement et dans la ville pour déterminer si une pollution radioactive de l’air ou du sol peuvent expliquer cet agrégat. 

On attend un rapport des épidémiologistes du CDC d’Atlanta.

Gabriel Poteau

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