Suicides d’internes : symptôme paroxystique d’un hôpital malade

Interview de Gaétan Casanova, président de l'ISNI


Chapitres


Le 17 avril, l’Intersyndicale nationale des internes organisait, devant le ministère de la santé, un hommage silencieux aux cinq internes s’étant suicidés, à cette date, depuis le 1er janvier.

Dans cet entretien, Gaétan Casanova, président de ce syndicat, explique en quoi ces drames sont le symptôme d’un hôpital public malade et en voie d’effondrement et appelle à des réformes rapides et fortes, en particulier concernant le management des services hospitalo-universitaires…

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Vos réactions (4)

  • Enfin

    Le 18 mai 2021

    Merci d'avoir sorti ce sujet de l'invisibilité, il était grand temps. Et n'oublions pas les "FFI" (faisant fonction d'internes) d'origine étrangère, encore plus mal lotis en ce qui concerne leur traitement par l'administration et par les équipes. Pointons la pression accrue sur les internes féminins, à travers un harcèlement moral et sexiste, émanant non seulement des "patrons" chefs de service mais aussi des leurs propres pairs. Et faisons comprendre aux patients (que les soignants seront un jour à leur tour) les effets néfastes de cette maltraitance, forcément répercutée.

    Dr Gerlind Gilbert

  • Effet de notoriéte : devoir de nuances

    Le 23 mai 2021

    La nuance semble perdre de son charme.

    Quitte à paraitre "décalé" et sans nier l'évidente crise hospitalière qui ne pourra être résolue en France faute de droit de gréve effectif : Attention aux effets de la médiatisation dans la sur-évaluation des problématiques.
    En évitant un manichéisme devenu de bon ton, le compagnonnage me semble rester le principe qui prévôt, avec probablement les exceptions qui appellent sanctions.

    Pas de compagnonnage sans exemplarité technique , pédagogique comme relationnelle : LE vrai investissement transgénérationnel.

    Le mythe des "Patrons" etc devient de plus ... historique (avec souvent quelque nostalgie?)
    Combien de commentateurs du JIM ont cités les "Professeurs" avec à nouveau le principe de Notoriété " eminence-based".

    Un point mérite d'être surligné : La réforme de l'internat qui est devenu de choix personnel de carrière, une obligation. La majorité de nos internes se destinent maintenant à la médecine générale : Aucun avant. Le niveau d'exigence n'est pas le même, il importe de s'adapter aux projets des uns et impératifs des autres.
    La " rudesse " de l'internat de chirurgie était un classique : L'exercice est rude aussi.

    Qui discutera que la place faite au temps libre , à l'épanouissement personnel est plus d'actualité qu'il ne l'a été ?
    Qui discutera que la révision des échelons (PH) lors du Ségur 2020 est ... mortifère ? : Pleine retraite à 71ans 1/2 à l'issue d'un parcours "sans faute".

    Le sujet des ""FFI" (faisant fonction d'internes) d'origine étrangère" est évoqué : Un principe simple devrait être appliqué : même droit implique même devoirs et même parcours de formation : Ce n'est pas le cas. Ceci n'est en rien une excuse à l'esclavagisme et le nomadisme parfois constatés : Il est de bon ton d'éviter de l'évoquer ce qui ne retire rien au fait qu'il est bien là.

    Dr JP Bonnet, 61ans PH

  • Pays de Descartes ?

    Le 05 juin 2021

    5 suicides pour 4 mois / 42000 internes et FFI est très triste.

    Mais cela reste malheureusement la moyenne Française en %.

    Merci de relativiser et d'éviter les pièges médiatiques et syndicalistes.

    J-M Brems

  • Un métier rude

    Le 06 juin 2021

    Le métier de médecin spécialiste ou non est un métier difficile, rude.
    Le temps de travail est important.
    Les relations avec les confrères peuvent être difficiles, conflictuelles, de même avec les patients et les familles.

    Je ne pense pas que dans la sélection les médecins, cette sélection aussi se fasse sur ces possibilités personnelles, psychologiques de résistance au stress, aux problèmes, et cette résistance est indispensable.
    Bien sûr on apprend, mais on voit que cela ne suffit pas.

    Dr Patrice Bonaimé

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