Innovation : Physioflor, un probiotique vaginal 100 % Lactobacillus crispatus

Le microbiote vaginal est composé entre 90 et 95 % de lactobacilles de différentes souches (L. crispatus [48,3 %], L. jensenii [25,3 %], L. gasseri  [23,5 %], L. Iners [20,5 %], L. vaginalis [11,6 %]). Ces bactéries forment un biofilm protecteur contre les agressions internes et externes grâce à la production d’acide lactique (qui acidifie le milieu vaginal) et de peroxyde d’hydrogène (très toxique pour les bactéries). Lorsque la quantité de lactobacilles diminue (lors d’un déséquilibre hormonal, de la prise d’antibiotiques, d’une hygiène excessive ou inadaptée, d’une infection vulvo-vaginale…), le milieu vaginal devient moins acide et les 5 à 10 % d’autres micro-organismes de la flore vaginale  (levures et bactéries anaérobies par exemple) peuvent déséquilibrer cette dernière. Or il a été démontré que l’administration de probiotiques (micro-organismes vivants ayant un effet bénéfique sur la santé) par voie vaginale pour réensemencer la flore en lactobacilles permet de réduire le risque de récidive de vaginose bactérienne chez près de 65 % des femmes (1). Les probiotiques peuvent ainsi être indiqués dès le premier épisode d’une vaginose bactérienne.

Physioflor, nouveau probiotique vaginal, sélectionné et breveté après 20 ans de recherche par les laboratoires IPRAD, a la particularité de n’être composé que de la souche majoritaire de lactobacilles vaginaux : le lactobacillus crispatus. Non seulement  L. crispatus est majoritaire dans la flore saine, mais c’est également le lactobacille qui produit le plus de peroxyde d’hydrogène. Il a également été observé que L. crispatus diminue fortement quand la flore est déséquilibrée et, en cas de vaginose, il disparait quasi totalement.

Dans Physioflor, L. crispatus est associé à du thiosulfate de sodium qui renforce la production de peroxyde d’hydrogène par les lactobacilles contribuant ainsi à réactiver le pH de la cavité vaginale et à stopper la prolifération des germes. Physioflor est disponible en gélules vaginales (boîte de 7) en une prise quotidienne au coucher, ou en comprimés vaginaux muco-adhésifs à libération prolongée (boîte de 2), en une prise bi-hebdomadaire (1 comprimé vaginal au coucher puis un autre 4 jours après). Prix moyen conseillé : 9,17 euros.

Dr Isabelle Birden

Références
(1) Larsson PG et coll. : Human lactobacilli as supplementation of clindamycin to patients with bacterial vaginosis reduce the recurrence rate ; a 6-month, double-blind, randomized, placebo-controlled study. BMC Womens Health ; 2008 janvier 15 ; 8 : 3. Brevet français n°1256569. – Souche de Lactobacillus crispatus IP 174178.

Dossier de presse : « Physioflor, probiotique vaginal 100 % L. crispatus. »

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