Nouvelles données sur la prise en charge des plaies cavitaires à l’hôpital et en ville

Les plaies cavitaires correspondent à des pertes de substance qui peuvent s’étendre jusqu’à l’os. Ces lésions profondes sont à haut risque de complications telles que le décollement et les infections. Enfin, leur cicatrisation est longue et demande parfois plusieurs mois de traitement.

Composé d'alginate de calcium, Algostéril se présente sous la forme de compresses et de mèches stériles. Grâce à neuf études cliniques comparatives et randomisées, Algostéril a obtenu le marquage CE classe III dans les indications de plaies profondes/cavitaires, plaies exsudatives et plaies infectées. Afin de vérifier son efficacité en pratique courante, les Laboratoires Brothier ont mené en France deux études observationnelles, l'une hospitalière et l'autre en ville, totalisant 623 patients porteurs de plaies cavitaires sans fistulisation, infectées ou non. Les résultats ont été rapportés lors d'une conférence organisée avec l’Académie Nationale de Chirurgie. Grâce à ces deux observatoires, plusieurs notions ont pu être confirmées :

-  les patients porteurs de plaies cavitaires présentent souvent des facteurs de retard de cicatrisation : 3/4 des cas dans cette étude (obésité, diabète, âge ≥ 75 ans, tabagisme, troubles vasculaires, cachexie, immunodépression),
-  les plaies cavitaires sont à haut risque d’infection : 1/3 présentaient à l'inclusion des signes locaux d'infection (rougeur, chaleur, douleur, œdème),
-  les plaies infectées sont plus exsudatives (p < 0,001) et plus douloureuses (p = 0,02) que les plaies non infectées.

Sur les 381 patients de l'observatoire hospitalier (41 établissements), 68 % des patients étaient en échec d’un premier traitement. En 3 semaines, le traitement avec Algostéril a permis de réduire le volume des plaies (127 cm³ vs 28 cm³), d'augmenter la peau péri-lésionnelle saine (55 % vs 94 %) et de réduire les plaies avec signes locaux d'infection (33 % vs 1,5 %  ; p < 0,001) malgré l'absence d’antibiotiques et d’antiseptiques locaux. Au total, 92 % des plaies étaient améliorées dont 20 % cicatrisées, et 6,5 % stabilisées. Les 1,5 % de plaies aggravées au cours de l'étude concernaient des cas compliqués (grand âge, cancer, immunodépression, obésité).

Les données de l'observatoire de ville totalisant 242 patients vont dans le même sens. Après 2 semaines de traitement, 15 % des plaies sont cicatrisées et les signes locaux d'infection ont disparu sur 87 % des plaies qui en présentaient.

Durant toute la durée de l'étude, aucun incident grave imputable à Algostéril n’a été rapporté. Le retrait d’Algostéril a été ressenti globalement comme non douloureuse, juste inconfortable, malgré l'absence de prise d'antalgique.

Enfin, les investigateurs ont pu démontrer que l’augmentation du bourgeonnement était directement corrélée à la diminution de l’exsudat (coefficient de Spearman à J7 et J14 : p < 0,001 dans les deux observatoires). L’élimination de l’exsudat est donc nécessaire à la cicatrisation.

Claude Sarlin

Référence
D'après le dossier de presse : Recherche clinique prospective dans les plaies cavitaires – une première en France. Laboratoires Brothier, 6 octobre 2015.

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