Tagrisso dans le cancer du poumon non à petites cellules : vers une intensification des tests de mutation

Paris, le mercredi 26 janvier 2022 - Le Congrès de pneumologie de langue française (CPLF) qui s’est tenu du 21 au 23 janvier a été l’occasion de passer en revue les récentes avancées thérapeutiques dans la prise en charge du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC). Au printemps dernier, l’Agence européenne du médicament (EMA) a notamment donné son feu vert à une extension d’indication de Tagrisso (osimertinib) des laboratoires AstraZeneca pour le traitement adjuvant (après résection complète de la tumeur à visée curative) des patients adultes atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (CBNPC) à stade précoce (IB, II et IIIA) avec mutation du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFRm). Le traitement est indiqué pour les patients EGFRm dont les tumeurs présentent des délétions de l'exon 19 ou des mutations de l'exon 21 (L858R).

Importance cruciale des tests de mutation de l’EGFR

La décision de l’EMA s’est reposée sur les résultats de l’essai de phase III ADAURA qui ont mis en évidence une amélioration significative de la survie sans progression chez les patients éligibles et traités par Tagrisso. Le Dr Margarita Majem (Département d'oncologie médicale, Hôpital de la Santa Creu i Sant Pau, Espagne) estime que la mise à disposition de Tagrisso devrait conduire à une évolution de la pratique clinique, « car elle renforce l'importance cruciale des tests de mutation de l'EGFR à tous les stades du cancer du poumon pour garantir qu'autant de patients que possible puissent bénéficier de médicaments ciblés comme Tagrisso ». Cette extension d’indication a été actée en France par l’Agence nationale de sécurité du médicament en juin 2021.

M.P.

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