Obésité infantile : pour en finir avec les idées fausses

Interview du Pr Patrick Tounian, chef du service de nutrition et gastroentérologie pédiatrique, hôpital Trousseau, Paris

L’obésité infantile suscite des interrogations et des controverses médicales, concernant notamment le rôle de la génétique dans cette pathologie,  la pertinence des campagnes de prévention et l’efficacité de la prise en charge très précoce.

Sur ces différentes questions, le Pr Patrick Tounian de l’hôpital Trousseau (Paris) propose une réflexion qui détonne, qui s’appuie sur sa pratique quotidienne et ses recherches scientifiques et qu’il développe pour le JIM dans cette interview. 

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Vos réactions (12)

  • Irresponsable

    Le 18 mai 2019

    On se demande ce qui peut amener régulièrement le JIM a donner un tel écho aux propos systématiquement polémiques, paradoxaux, parfois incohérents et souvent outranciers de Patrick Tounian, qui non seulement sont constitués d'une succession d'affirmations péremptoires soit disant issues de la litérature scientifique mais qui n'en sont qu'une interprétation personnelle, mais qui plus est nous ramènent pratiquement 30 ans en arrière (rien que dans son langage mais aussi sa représentation de l'obésité).

    Passons sur l'obsession récurrente et assez intrigante de cette génétique maghrebine qui serait à l'origine de la prévalence de l'obésité infantile française. Evoquons plutôt le dénigrement de la prévention.

    Non, "toutes les études scientifiques ne montrent pas que la prévention ne sert à rien". Elles montrent que ses effets sont limités au regard de ses ambitions premières. C'est différent. Les débats portent non pas sur sa pertinence mais sur les moyens d'en accroître l'efficacité (voir la revue récente de Klingberg et al. dans Int J Environ Res Public Health) et notamment de s'occuper non seulement de l'alimentation et de l'activité physique mais aussi, comme le proposent Ash et al. (https://ijbnpa.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12966-017-057 1-2) du sommeil et de l'usage des médias. D'autres demandent que ce soient les acteurs économiques qui fabriquent l'environnement de l'enfant qui soient impliqués.

    Et puis pour dissuader ceux qui, suite à ces propos sur l'argent inutilement dépensé en prévention de l'obésité de l'enfant et de l'adolescent, voudraient la supprimer, un article de Zanganeh et al. vient de calculer que cette prévention fait faire des économies à la société (https://www.mdpi.com/1660-4601/16/3/485/htm).

    Bref, il est irresponsable de faire croire que cette parole représente l'état présent de la pensée médicale et scientifique sur le sujet. Sous couvert de déculpabilisation, on renvoie au contraire, sans argument démontré, les individus à leur solitude génétique, et on déculpabilise uniquement tous ceux qui contribuent à faire s'exprimer cette prédisposition génétique supposée, et largement répandue comme on peut le voir avec la prévalence spectaculaire de l'obésité dans certaines parties de la planète où les gens n'étaient pas obèses il y a 40 ans avec le même patrimoine génétique.

    Dr Didier Chapelot

  • Oui mais alors ?

    Le 18 mai 2019

    Je veux bien croire que les facteurs génétiques sont très importants mais s'ils étaient les seuls facteurs, comment expliquer que la prévalence des obésités augmente?
    Bref, je ne crois guère à cette idée que la génétique est seule responsable.

    Dr Joël Delannoy

  • Simplement merci Monsieur Tounian

    Le 18 mai 2019

    Vous avez parlé des facteurs génétiques et c'est sans appel.
    Y aurait-il des facteurs épigénétiques sur lesquels on pourrait agir pour les génératione futures ?

    Dr Marie-Laure Sari-Leret

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