Thrombose grave après vaccination par AstraZeneca : et si c’était une injection intraveineuse accidentelle ?

Paris, le jeudi 1er avril 2021 – Le collectif du Côté de la Science, composé de chercheurs et de médecins qui depuis le début de l’épidémie ont contribué de diverses manières à la réflexion autour de SARS-CoV-2, a publié sur son site le 25 mars un long article qui revient sur les différentes hypothèses qui permettraient d’expliquer la survenue de thromboses et notamment de thromboses avec des anomalies de la coagulation chez un très petit nombre de personnes vaccinées par le vaccin anti-Covid AstraZeneca (rebaptisé Vaxzevria depuis quelques heures). L’identification de ces cas, qui a conduit l’Agence européenne du médicament à reconnaître l’existence d’un sur-risque de ces évènements extrêmement rares, a conduit plusieurs pays dont la France à restreindre l’utilisation de ce produit aux sujets de plus de 55 ans.  

Introduire la vérification de l’absence de retour sanguin ?

Parmi les pistes évoquées, les chercheurs du collectif relèvent : « Une des hypothèses liant le vaccin à la survenue de thrombose grave pourrait être une injection intraveineuse accidentelle qui, en présence de facteurs non intégralement identifiés, engendrerait une réaction immunitaire discordante avec activation des plaquettes, potentiellement associé à un effet NET ou à une diminution du taux d’ACE2 à la surface des cellules endothéliales, conduisant à un sur-risque thrombotique ». Même si cette hypothèse, qui s’appuie sur différentes données de la littérature, concernant notamment le mécanisme d’action du vaccin, devrait être confirmée, les auteurs du texte remarquent : « Un moyen simple de pallier cette hypothétique injection intravasculaire accidentelle pourrait être de vérifier l’absence de retour sanguin lors de la vaccination, ce que ne recommande actuellement pas le ministère de la santé ».  « Historiquement, nous devons faire un appel de sang, c’est-à-dire que nous piquons, puis aspirons un peu dans notre seringue pour vérifier qu’il n’y a pas de sang qui remonte et que nous ne sommes pas dans un vaisseau », rappelle en effet le docteur Corinne Depagne (pneumologue) dans les colonnes d’Industrie & Technologie qui consacre un long article aux recherches et réflexions du groupe de scientifiques et médecins sur cette question du vaccin AstraZeneca.

M.P.

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Vos réactions (31)

  • Consternant

    Le 01 avril 2021

    Quand je vois comment sont effectuées des injections aussi triviales, je suis régulièrement scandalisé, et depuis le premier jour.
    J'ai l'impression que plus aucun "professionnel de santé" ne sait plus exécuter correctement le moindre geste clinique. Si l'on remplaçait tous ces horribles QCM et autres tests intellectuels qui composent les ECN par des exercices pratiques d'examen clinique, de recherche de signes physiques, d'interrogatoire, de sutures, de ponctions et injections, de gestes de réanimation, de traumatologie et même de simple secourisme, je parie que nous n'aurions plus aucun médecin.

    Dr Pierre Rimbaud

  • Historiquement, nous devons...

    Le 01 avril 2021

    Ca fait même encore partie des cours en IFSI.

    Mais bon, les gestes, les couleurs d'aiguilles...
    Tout ça c'est bon pour les dinosaures.

    Qui sont horrifiés par tous les reportages comportant ce geste.

    Dominique Barbelet

  • Écoutez les infirmières !

    Le 01 avril 2021

    Question: ne suffit il pas que, l'aiguille ayant servi à pomper étant couverte de solution, celle ci passe dans de très petits vaisseaux au moment où l'on pique? D'où notre insistance à exiger des aiguilles non serties et donc stériles pour injecter! Écoutez les infirmières dont c'est le métier la formation et l’expérience.

    Nathalie Laugery (IDE)

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