La méditation diminuerait le risque cardiovasculaire

Dans les suites d’un accident cardiovasculaire majeur,  la méditation pourrait augmenter la relaxation physique et mentale et, de ce fait, améliorer le pronostic. C’est ainsi qu’en 2017, l’American Heart Association avait considéré que la méditation avait sa place au côté des recommandations préconisées pour diminuer le risque cardiovasculaire.

Krittanawong C et coll. ont émis l’hypothèse selon laquelle, dans la population générale des Etats-Unis, le fait de pratiquer la méditation serait associé à un risque cardiovasculaire plus faible. C’est ainsi qu’à partir des données recueillies entre 2012 et 2017 dans une enquête de santé nationale (National Health Interview Survey), les auteurs ont identifié tous les patients qui avaient une hypercholestérolémie, une hypertension artérielle, un diabète, un accident vasculaire cérébral, une maladie coronaire et, parmi eux, ceux qui déclaraient s’adonner à la méditation. Les analyses de régression logistique multivariée, ajustées en fonction d’éventuels facteurs confondants, ont été effectuées afin de déterminer l’association éventuelle qui pourrait exister entre la pratique de la méditation et le risque de survenue d’un des facteurs/événements cardiovasculaires sus-cités.

Cohorte de plus de 60 000 participants dont environ 10 % pratiquaient la méditation

Sur les 61 267 participants à l’enquête nationale de santé, 5 851 (soit 9,6 %) pratiquaient la méditation sous quelle que forme que ce soit. Après ajustement pour l’âge, le genre, l’indice de masse corporelle, le statut marital, le tabagisme, la durée du sommeil et la présence d’un état dépressif, il apparait que la pratique de la méditation (comparée à son absence) était associée de façon indépendante à une prévalence significativement plus basse: d’une hypercholestérolémie (odds ratio [OR] 0,65; intervalle de confiance [IC] 95 % : 0,54 à 0,79 ; p = 0,001) ; d’une hypertension artérielle (OR 0,86; IC 95 % : 0,75 à 0,99 ; p = 0,04) ; d’une diabète (OR 0,70; IC 95 % : 0,59 à 0,84 ; p = 0,0001) ; d’un accident vasculaire cérébral (OR 0,76 ; IC 95 % : 0,58 à 0,99 ; p = 0,04) ; d’une maladie coronaire (OR 0,51; IC 95 % : 0,39 à 0,66 ; p <0,001).

En conclusion, cette étude menée à partir d’une importante base nationale de données aux Etats-Unis, montre que la pratique de la méditation est associée à une prévalence significativement plus faible des facteurs de risque/événements cardiovasculaires.

Dr Robert Haïat

Référence
Krittanawong C et coll. : Meditation and Cardiovascular Health in the US. Am J Cardiol 2020 ; 131 : 23-26.

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