La gloire de mon parent 1, le château de mon parent 2

Paris, le jeudi 14 février 2019 - « La gloire de mon parent 1, le château de mon parent 2 » : c’est Le genre de plaisanteries que l’on pouvait lire sur les réseaux sociaux après l’annonce de l’adoption mardi par les députés LREM d’un amendement au projet de loi sur « l’école de la confiance » prévoyant de remplacer dans les formulaires scolaires les termes « père » et « mère » par « parent 1 » et « parent 2 ». Un amendement voté contre l’avis du gouvernement, à l’initiative de la députée LREM Valérie Petit, pour mieux prendre en compte les familles homoparentales. Il s’agit, selon ses partisans, « d’ancrer dans la législation la diversité familiale des enfants dans les formulaires administratifs ».

La mesure n’a pas manqué de provoquer la colère de l’opposition de droite et d’extrême droite. Le député LR Xavier Breton a dénoncé « une pensée unique et politiquement correcte qui ne correspond pas à la réalité ». « Effrayante idéologie, qui au nom de l’égalitarisme sans limite, prône l’effacement des repères, y compris familiaux » a surenchéri son collègue Fabien Di Filippo. D’autres députés rappellent avec amertume que lors des débats sur la légalisation du mariage homosexuel en 2013, les opposants avaient dénoncé ce risque de dérive. Les partisans de la réforme avaient alors répondu qu’il s’agissait d’un fantasme et d’une fausse information. Six ans après, le fantasme deviendrait donc réalité.

Tuer son parent 1 et coucher avec son parent 2

L’amendement ne fait pas non plus l’unanimité dans les rangs de la majorité. La députée LREM Agnès Thill, par ailleurs opposée à l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires, a voté contre et estime « gênant et vexant » d’être traité « d’arriéré » par ses collègues. Certains députés soulèvent également un argument juridique : il ne serait pas du ressort de la loi de s’occuper du contenu des formulaires scolaires.

Le projet de loi n’a pas encore été définitivement adopté et l’amendement pourrait notamment être retoqué lors de son examen au Sénat. Mais si la mesure venait à être confirmée, toute la société devrait s’adapter. Ainsi, votre psychologue devra désormais vous expliquer que vous désirez inconsciemment tuer votre parent 1 et coucher avec votre parent 2.

Quentin Haroche

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Vos réactions (4)

  • Du grand n'importe quoi

    Le 14 février 2019

    Ils sont vraiment tombés sur la tête ! Il y a pléthore de dossiers plus urgents et surtout plus intelligents …. On peut aussi peut-être ajouter "parent 3" et "parent 4" lorsqu'il s'agit d'une famille recomposée ! Chacun veut y mettre son coup de patte et ça devient grotesque.

    Françoise Goubet

  • Eh oui...

    Le 14 février 2019

    Amendement.. pathétique,on touche le fond.

    Nathalie Lafleur

  • On s'est raboté le cortex

    Le 15 février 2019

    "Jupiter rend fous ceux qu'il veut perdre". A force de marcher sur la tête on s'est raboté le cortex, à continuer, on approche des centres vitaux bulbaires et de la décérébration...

    Dr. J. Costentin

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