Antibiotiques : la Cour des comptes remet la dispensation à l’unité sur le comptoir

Paris, le lundi 18 février 2019 – Dans un jugement en référé du mois de novembre, rendu public le 14 février, la Cour des comptes « a investigué la question de la prescription et de la consommation des antibiotiques ».

La Cour constate, en se basant sur différentes données, que la France a gardé un niveau élevé de consommation d’antibiotiques, orienté à la hausse depuis 2005 et observe que les « pratiques de prescription et de dispensation sont inflationnistes ».

Les sages de la rue Cambon réprouvent notamment des prescriptions qui manqueraient selon eux « de justifications » et seraient souvent « approximatives » (sic). Aussi, ils plaident pour une utilisation accrue des logiciels d’aide à la prescription, la vérification des prescriptions des antibiotiques des médecins généralistes par les médecins coordonnateurs des EHPAD et à une sensibilisation accrue des médecins à ces questions à travers le DPC.

En outre, la Cour remet en avant une expérimentation de la Direction générale de la santé sur la dispensation à l’unité des antibiotiques qui aurait permis d’économiser « 10 % de la consommation totale ». Elle avance aussi que la dispensation à l’unité fonctionne dans de nombreux pays (Royaume-Uni, Pays-Bas, République tchèque, États-Unis) et que « les difficultés transitoires de cette transformation ne doivent pas conduire à y renoncer et à la différer » (CQFD !)

F.H.

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Vos réactions (1)

  • Conditionnement et prescription

    Le 18 février 2019

    Il faudrait que les prescriptions correspondent à la taille des boîtes d'antibiotiques, le conditionnement est conçu pour 95% des cas hors ça coïncide rarement.
    Déconditionner augmente le risque d'erreur de délivrance.

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